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National

Michel Barnier à Matignon ,A droite toute !

                     Barnier : La compromission de Macron avec l'extrême droite         

Michel Barnier à Matignon ,A droite toute !

 

C’est un LR de 73 ans que vient de choisir Macron pour continuer son œuvre et «sauver» les battus aux législatives qu’il avait, seul, voulues, après l’échec cinglant aux Européennes, LR s’étant scindé avec le ralliement de Ciotti au RN ! Barnier, un professionnel précoce et expérimenté de la politique : engagé à 22 ans à l’UDR, puis au RPR, à l’UMP et à LR, il sera député gaulliste à 27 ans, président du conseil général de Savoie, plusieurs fois ministre, deux fois commissaire européen et président de commission. Il fut même candidat à la présidentielle en 2022, à la primaire LR

 

Un an auparavant, dans le Figaro, Michel Barnier disait que la “gestion de ce pays” devrait être “moins solitaire, moins arrogante“. “Rien n’oblige, sous la Ve République, le président  à agir seul, à parler tout seul…Il faut connaître et aimer les Français et la France, son histoire et sa géographie. Il faut les respecter et faire respecter la France. Le président sortant n’a pas su faire tout cela. Ce n’est pas à l’Élysée que l’on apprend“, disait-il pour fortifier sa campagne pré-présidentielle.

 

Après les élections de 2022, devant les médias il appelait la macronie à “montrer qu’ils ont compris” et à passer “de la culture de l’arrogance à la culture du compromis“, dénonçant un “gouvernement vertical“…» Pas faux.

 

On ne manquera pas de lui rappeler qu’il avait qualifié la stratégie de Macron de “grand déclassement de la France… L’influence française, en France et dans le monde, a reculé avec Emmanuel Macron“, lâchait-il dans le Figaro. “Le renouveau qu’il prétendait incarner ne s’est pas matérialisé“, regrettait-il dans le Temps en novembre 2021. , “Emmanuel Macron a déconstruit la France“, citant “l’insécurité, les injustices sociales ou les fractures territoriales” qui ont “prospéré“. Sur France-info, en 2022, il tenait également le président de la République pour “responsable de l’effondrement de notre commerce extérieur, de l’explosion de notre dette et de notre déficit, du chômage, de l’insécurité…“. On ne le lui fait pas dire !

 

Et, en bon serviteur, il vient sans rancune, répondre gentiment à Macron qu’il se tient à sa disposition même s’il dira qu’il ne pense qu’à la France. On en a vu passer des beaux parleurs…

 

Barnier aurait-il oublié ses critiques sévères et Macron lui aurait-il donné carte blanche pour réparer ces petites erreurs ? On ne peut le croire. S’ils n’ont pas le même style, ils partagent le même fond : gouverner à droite pour que rien ne change et donc servir les intérêts des puissances financières ce que le RN veut aussi mais pas en avançant les mêmes priorités.

 

Le MEDEF s’est empressé de valider chaleureusement l’arrivée de Barnier à Matignon. On s’en serait douté.

 

Macron a rejeté la candidate du NFP pourtant arrivé en tête à la législative. Son programme prévoit en priorité l’abolition de la loi sur les retraites et le pouvoir d’achat avec un SMIC à 1600 euros notamment, pas par le 49-3 mais par la voie parlementaire, texte par texte.

 

Le RN avait fait savoir qu’il proposerait la censure d’entrée s’il appelait Lucie Castets. Avec Barnier, MLP a approuvé, le pouce levé : »il n’y aura pas de censure…on verra par la suite » ! Plus qu’un symbôle : il y a consensus entre Macron et le RN dès le départ. Barnier a quelques proximités avec le RN, sur quelques thèmes. L’ennemi commun c’est le NFP, la gauche unie. Le RN rend à Macron quelques services car il est en position dominante et a beaucoup d’appétit. « je te tiens, tu me tiens par la barbichette...» vous connaisssez la suite.

 

Censure à gauche

 

Juste avant l’annonce de Macron, la NFP était revenu à la charge, déplorant «qu’Emmanuel Macron enfonce le pays dans l’impasse qu’il a lui-même construite…»

 

Dès l’annonce, tous les groupes parlementaires de la NFP  faisaient savoir qu’ils voteraient la censure tant il est évident qu’on s’attend à la mise en œuvre d’une politique de droite qui ne peut qu’aggraver celle de Macron, dans le même sens des critères libéraux qui entendent sacrifier les dépenses publiques accusées de coûter cher au pays de plus en plus endetté par ailleurs. Tout en mettant en cause les collectivités locales et refusant les augmentations d’impôts visant les grandes fortunes et les très hauts revenus !

 

Ce sont près des trois quarts de la poppulation qui subissent les politiques d’austérité imposées par l’U-E qu’ont toujours soutenues avec zèle, Bernier et Macron. La baisse du pouvoir d’achat du plus grand nombre, de l’emploi, des protections sociales, la privatisation des services pubics au plus mal…ne peuvent que susciter mécontentements et colères dans les villes et les campagnes.

 

Avant la session extraordinaire du parlement -qui ne saurait tarder-, on peut s’attendre à des réactions diverses, d’attente et de frustrations  de celles et ceux qui ont compris vers quoi nous mènent la droite et l’extrême-droite, laquelle ne cesse de vouloir « rassembler les droites » et y met le paquet.

 

Le Var est plus qu’un laboratoire de l’absorption d’une forte partie de l’électorat LR par le RN. Ses gains de voix  interrogent tous les progressistes, hommes et  femmes, jeunes ou moins jeunes, de toutes origines sociales et ethniques et bien sûr , les partis de gauche et écologistes, les syndicats et associations humanistes… Il y a du grain à moudre !

 

La lutte des classes ne s’arrête pas à un premier ministre sorti du chapeau. Reste la question : comment sortir de l’impasse dans laquelle nous nous enfonçons ?

 

 

René Fredon

 

https://actu.orange.fr/politique/quand-le-macron-compatible-michel-barnier-n-etait-pas-tendre-avec-le-president-magic-CNT000002eW5GV.html

 

https://actu.orange.fr/politique/nouveau-premier-ministre-seuls-deux-choix-s-offrent-a-emmanuel-macron-affirme-le-nfp-magic-CNT000002eVLib.html

National

PCF : Michel BARNIER , le choix de la droite par MACRON..

 

Michel Barnier Premier Ministre : le choix de la droite pour poursuivre la politique du Président !

Publié le 05 septembre 2024

Jusqu’au bout, le président de la République a cherché, par tous les moyens, à contourner le résultat des urnes.

En nommant Michel Barnier, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et commissaire européen promoteur des dogmes néolibéraux, le président de la République fait le choix de la continuité dans les politiques mises en œuvre depuis 7 ans.

L’objectif du Président est clair : la construction d’une coalition avec les député·es de son camp qui a été battu et la complicité du Rassemblement national pour appuyer la politique menée.

Alors que les forces de gauche et écologistes, réunies dans la coalition du NFP avaient proposé Lucie Castets en appelant à construire des compromis et des majorités parlementaires à partir des propositions contenues dans notre programme, Emmanuel Macron et la droite font le choix de continuer à servir les intérêts de la finance d’abord.

Ils font le choix d’une union des droites alors que le camp présidentiel a été battu aux dernières élections. Les électeurs et électrices apprécieront. Une fois de plus, comme lors du référendum de 2005, le vote des Français est balayé d’un revers de main.

Pour le PCF, c’est un coup de force, un déni de démocratie. Les Françaises et les Français veulent le changement. Nous ferons tout pour qu’ils l’obtiennent. Dans l’hexagone comme en Outre-Mer, où la situation se dégrade fortement, ils veulent retrouver du pouvoir d’achat, des hausses de salaires, des services publics qui fonctionnent. Ils veulent être respectés ! A l’international, ils ne veulent plus d’une diplomatie française qui entretient la militarisation et les logiques de puissances.

Les communistes veulent être utiles au peuple, au monde du travail. Ils poursuivront leur combat en faveur de la justice sociale et fiscale avec l’ensemble des forces de la coalition. Ils refuseront aussi d’ajouter du chaos au chaos et agiront en toute circonstance par leurs votes, leurs actions, leurs mobilisations, pour obtenir le plus possible d’avancées sociales et démocratiques, de nouveaux droits pour les salariés et un changement de l’utilisation de l’argent.

Nous mettrons en débat les réformes indispensables pour envoyer un signal clair au monde du travail, aux agent·es des services publics, comme à celles et ceux du secteur privé en abrogeant la réforme des retraites, en revalorisant le travail par une hausse des salaires, en refusant l’austérité et en investissant dans nos services publics, en menant une véritable politique énergétique et industrielle dans notre pays pour relever le défi climatique, créer des emplois et des richesses nouvelles pour répondre aux besoins.

Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour combattre une politique qui tournerait le dos aux intérêts de la France, à commencer par la censure du gouvernement.

Paris, le 4 septembre 2024.

Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF

 

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National

Coup de force à l’Elysée

 

 

Coup de force à l’Elysée ,Macron  piétine le résultat des législatives et s’accroche au pouvoir  

 

On avait compris que sa consultation des partis et des groupes n’était que du vent et qu’il n’avait pas l’intention de nommer première ministre Lucie Castets, choisie par le NFP. permis au NFP d’arriver en tête des trois blocs.Ce n’est pas tant la personne qu’il rejette, un peu plus la présence de LFI qu’il s’efforce d’isoler – sans succès- pour faire éclater la coalition de gauche, c’est le contenu très progressiste du programme collectif qui avait

 

Le NFP annonce clairement la couleur et l’urgence de répondre aux attentes sociales : pouvoir d’achat, salaires et pensions indexés sur l’inflation, SMIC à 1 700 euros, annulation de la loi sur la retraite, justice fiscale visant les plus hauts salaires et revenus…De quoi contrarier les très riches largement aidés par  les deniers publics. A »  commencer par le MEDEF dont le président vient de lâcher, sans surprise: «On préférera toujours des élus favorables à l’économie de marché

Depuis le 7 juillet la France n’a plus de gouvernement et le président tient la maison et confisque le pouvoir depuis 40 jours tandis que les Français.es voient leurs conditions de vie se dégrader et les injustices sociales avancer à grand pas. Et il faudrait laisser brader ce qui reste de nos conquis sociaux, sécurité sociale et protections salariales que des ministres communistes ont fait adopter en 1946, au gouvernement d’alors issu de la Résistance dont on salue le rôle de premier plan dans la libération de la France.

Le communiqué de Macron du  26 août, après les rencontres, en annonce d’autres pour faire passer ce qu’il a dans la tête et voir comment réagissent les uns et les autres. Il termine par cette phrase surréaliste: « ma resposabilité est que le pays ne soit ni bloqué ni affaibli. Les partis de gouvernement ne doivent pas oublier les circonstances exceptionnelles d’élection de leurs députés au second tour des législatives. Ce vote les oblige.»

Elle est bien bonne, lui qui ne veut pas appeler  une première ministre NFP  à former un nouveau gouvernement alors que c’est le NFP qui est à l’origine de cette initiative salvatrice pour la Nation et la République ! Le risque d’une majorité de députés RN au second tour était sérieux. Il  demeure. Il est vrai que Macron est  un habitué du double-langage.

«Ni de gauche ni de droite» c’est sa  formule et sa stratégie. On en voit le résultat. Il a entraîné une partie de la gauche et de la droite derrière lui, surtout de la droite et d’une « gauche de  gouvernement » comme on l’appelle, très minoritaire et qui ne cache pas son social-libéralisme. Comme l’avait fait Hollande en son temps…qui avait recruté Macron lequel l’avait planté là pour lui succéder à l’Elysée : jeune, directeur de banque d’affaires, de l’ambition sans limite…en libéral accompli et formé pour ne pas dire formaté.

 

Il nous avait promis de faire reculer l’influence du FN devenu RN. Là aussi le bilan est éloquent. Le Var était déjà sous l’influence de l’extrême-droite gérant la ville de Toulon dès 1 995. Une catastrophe. La droite gangrénée par les mauvaises fréquetations y régnait en maître depuis1981. Aujourd’hui c’est le RN avec 7 députés sur 8. Il a de grosses ambitions pour les municipales et pas que dans le Var.

La population y a presque doublé en 40 ans, surtout dans les villes, sa composition sociale aussi, notamment sur le littoral, l’immobilier privé a beaucoup construit  mais pas pour tout le monde. Le libéralisme a fait monter les prix et les profits des investisseurs, en même temps que reculer les logements sociaux et creuser les inégalités.

L’ascension régulière de l’extrême-droite concerne l’Europe et le monde occidental. A commencer par les E.-U. Avec Trump que soutient le RN ainsi que Poutine qui l’a bien dépanné. On connait leurs « arguments » : immigration, sécurité, préférence nationale…qui leur épargnent de dire du mal du capitalisme dont ils se veulent le rempart, sans le dire trop fort. Ils trouvent le libéralisme macronien «petit bras» vis-à-vis des étrangers qui menacent notre douce France.

 

Ils ne s’indignent guère des profits monstrueux de nos stars du business, les très riches actionnaires qui en dissimulent une partie dans les paradis fiscaux tout ce qu’il y a de légal ! On n’arrête pas le progrès. Vive la transparence. Ils peuvent toujours désindustrialiser la France et polluer le monde, percevoir des dividendes de dizaines de sociétés multinationales, de préférence, il n’y a qu’eux qui en profitent. Les salariés.es n’ont qu’à travailler voyons. Les patrons imposent les effectifs, les conditions de travail et  les salaires. Ils réduisent drastiquement les protections sociales et les droits des travaillleurs.

Bien sûr tous les patrons.es des entreprises petites, moyennes ou grandes, les petits commerçants, les artisans, les agriculteurs…ne sont pas tous à ranger dans la famille des profiteurs  du système capitaliste qu’ils subissent tout en le considérant inchangeable pour beaucoup. Les ralliements récents au libéralisme, sous Hollande, de cadres socialistes et écologistes ont eu des conséquences sur toute la gauche et leur électorat. Il est de bonne augure de retrouver les fondamentaux de la pensée socialiste et communiste.

Les conséquences sociales, écologiques, politiques des crises dans lesquelles nous sommes ne peuvent se résoudre que par la conviction partagée que nous pouvons faire évoluer les rapports de force d’aujourd’hui à condition d’avoir une véritable alternative, sociale, écologique et démocratique. Pas une alternance superficielle

Cela passe par le mouvement social et par les partis de gauche, au plus près des salariés et de toutes les victimes des choix d’austérité.  Pour le stimuler, faire la clarté, l’écouter et renforcer l’union de toute la gauche vers la transformation progressite qu’exige la situation.

Ne laissons pas Macron se servir du RN pour isoler le NFP. Il ne fait que le servir et joue avec le feu, à travers son choix de rester au pouvoir, ne comptant plus que sur une très faible minorité et sur sa propre défaite.

Une alliance tacite et toxique.

René Fredon

PJ: une manifestation est organisée par le NFP du Var, avec toutes ses  composantes le Samedi 31 août à 10 h au bas du cours Lafayette à Toulon

 

 

National

NFP :Apres la rencontre de l’Elysée , « discussion très riche, mais…»

 

Apres la rencontre de l’Elysée« discussion très riche, mais…»

 

La candidate pour Matignon Lucie Castets a indiqué avoir eu «une discussion très riche » avec Emmanuel Macron, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et les responsables du Nouveau Front populaire, ce vendredi 23 août. Il s’agit d’« une série d’échanges », en vue de tenter de constituer un gouvernement. Une manière, pour l’alliance de gauche, de maintenir la pression sur Emmanuel Macron et déjouer son braquage démocratique.

 

Plus d’un mois après que le NFP ait crée la surprise et arrive en tête du second tour des élections législatives, l’alliance de gauche et la candidate pour Matignon Lucie Castets ont rencontré, ce vendredi 23 août au matin, le chef de l’État.

 

Le NFP y voit une  occasion de maintenir la pression sur le chef de l’État, qui ne tient pas compte des résultats des élections, après avoir unilatéralement exigé un mois plus tôt une « trêve politique » pendant les Jeux olympiques.

 

« Nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir été reçus tous ensemble par le président de la République » a déclaré Lucie Castets après la rencontre, saluant « une discussion très riche ». « Nous nous satisfaisons du fait qu’il a reconnu qu’un message avait été envoyé par les Français lors des dernières élections, et que ce message, c’est le souhait d’un changement d’orientation politique » a-t-elle déclaré, ajoutant : « Le président est lucide sur cela «

 

La haute fonctionnaire est cependant restée vigilante : « la tentation semble présente pour le président de composer son gouvernement », rappelant qu’elle se tenait « prête », dans le but de « construire ces coalitions, discuter avec les autres forces politiques pour essayer de trouver un chemin pour assurer la stabilité du pays et permettre enfin de répondre aux urgences exprimées par les Français ».

 

« Il n’y a qu’une seule proposition tangible, c’est la nôtre»

 

Cette rencontre est la première de la série d’échanges organisée par Emmanuel Macron, qui a convié les chefs des groupes parlementaires et les chefs des partis représentés au Parlement, en vue de tenter de constituer un gouvernement. La veille de ces rencontres, l’Élysée avait confirmé, la nomination d’un premier ministre « assez rapidement  » après les échanges, en omettant de fournir un quelconque calendrier.

En sortant de l’Elysée, le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard a quant à lui déploré :« Le président de la République n’avait pas l’air de considérer particulièrement incongru ou problématique le fait que nous battons aujourd’hui le record de la Ve République sur la durée de vie d’un gouvernement démissionnaire.» 

 

Des échanges qui ont également fait réagir le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure : « Le président a reconnu très clairement que la stabilité qu’il appelle de ses vœux ne signifie pas la continuité de la politique qui a été jusqu’ici conduite par le chef de l’État lui-même » a-t-il déclaré, assénant qu’ « il n’y a qu’une seule proposition tangible, c’est la nôtre ».

 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a indiqué dans la foulée, au micro de BFMTV, que le Président avait confirmé qu’« à l’issue des discussions Emmanuel Macron nommerait un ou une première ministre».

 

La cheffe de file des Écologistes Marine Tondelier a elle aussi demandé la fin de « ce feuilleton institutionnel » et « qu’il s’agissait d’une forme d’obstruction ».

 

Une volonté pour le NFP: « se mettre au travail »

 

Avant la rencontre à l’Elysée à l’Élysée,Lucie Castets avait déclaré que « le NFP était prêt à gouverner », précisant que si le chef de l’État ne la nommait pas première ministre, celui-ci « enverrait le signal aux Français qu’il n’a pas entendu la demande du peuple français d’un changement de direction et d’un changement de méthode ».

 

Une position partagée par l’ensemble des responsables de l’alliance de gauche.

 

 

Clémentine Eveno

 

extrait de l’HUMANITE numérique d’aujourd’hui

 

https://www.humanite.fr/politique/emmanuel-macron/apres-la-rencontre-avec-emmanuel-macron-et-le-nfp-lucie-castets-salue-une-discussion-tres-riche-mais

National

De l’argent en voici ,Ne nous laissons pas «rouler dans la farine» !

 

 

 

De l’argent en voici

Ne nous laissons pas «rouler dans la farine»

 

Macron, Wauquiez, Le Pen, Ciotti, Philippe, Bertrand…et autres leaders de la droite à l’extrême-droite se battent pour le pouvoir, non pas pour changer de cap mais à la fois pour des objectifs communs très libéraux donc conservateurs et, pour le RN, en insistant très fort sur l’immigration «envahissante et coûteuse», ce qui est faux, la sélection sociale ethnique, facteur d’insécurité à leurs yeux et de dépenses inutiles donc, la préférence nationale, la civilisation chrétienne doit dominer, l’identité française très restrictive, nos droits et libertés en sursis…bref, tout ce qui va à l’encontre de la laïcité et de nos valeurs républicaines universelles  : le fascisme qui se nie et s’avance en se cachant derrière son petit doigt.

Ils sont tous d’accord pour que les très riches le restent et continuent de s’enrichir. Ils ont la main-mise sur les multinationales et l’accumulation des profits qui découle de l’exploitation des richesses naturelles qu’ils s’approprient ainsi que la main d’œuvre dont ils ont besoin, choisissant les pays qui leur assurent les marges de profits

les plus élevées possibles.

Le monde subit depuis des années des crises mulltiples et profondes particulièrement préoccupantes, les peuples vivent une période angoissante par les guerres qui n’en  finissent pas et nous menacent -je ne développe pas- et par la pression qui s’exerce sur leur pouvoir d’achat, leurs protections sociales, leurs droits, leur liberté, leur avenir. Mais, par contre, les milliardaires sont de plus en plus nombreux et de plus en plus riches !

 

Il y a un problème…

Ce 18 juillet, le mensuel «Challenges», comme tous les ans, révélait son palmarès des 500 français les plus riches. En tête, les  trois «monstres du luxe»: LVMH 190 mds, Hermès 155 mds et Wertheimer (ex-Chanel) 115 mds…Il y a 167 milliardaires, +6 en 2023. Il y en avait 67 en 2014. Donc les crises nourrissent les plus riches et appauvrissent les plus pauvres : ça saute aux yeux…qui s’ouvrent ?

La masse des profits engrangés ne s’arrête pas à ses seules entreprises. Les 500 plus riches français ont dégagé 1 200 milliards d’euros de profits. Soit 5% de plus qu’en 2023. Et le montant de la dette publique est de 1 300 euros.

Il y a de quoi la réduire. Mais alors, on peut rétablir l’ISF et y ajouter une taxe sur les super-profits ! Toujours refusée par les droites et ext-droite ! Seul le NFC envisage une réforme fiscale d’ampleur en même temps qu’un arrêt des retards de paiement de ce que les majors, d’abord, doivent au trésor public ainsi qu’à la sécu, alors qu’ils bénéficient d’aides de l’Etat sans contre-partie ! Il s’agit de sommes colossales.

Cela s’apparente à du vol qui met le pays en danger. De plus, ces grosses multinationales ont ausi des retards de paiement de leurs factures, ils croient pouvoir se le permettre car gros donneurs d’ordres. Il s’ensuit des faillites de plus en plus fréquentes de PME-TPE avec le chômage à la clé. Et une désindustrialisation de la France très avancée.

On ne se pose pas tous les jours la question de savoir qui sont nos prêteurs ? Pour 60% des fonds de pension et d’assurance étrangers et 30% d’investisseurs étrangers à qui on paye des intérêts sur les encours chaque année qui se montent -rien que les intérêts- en 2023 à 55,5 milliards d’euros !! (voir Vie publique 12-6-24)

 

Ce ne sont pas les candidats.es de droite et d’extrême-droite qui vont dissuader leurs électeurs de ces préjugés ancrés dans les têtes depuis si longtemps au point qu’on entend des gens de toutes conditions dire avec assurance : «sans les riches il n’y aurait personne pour donner aux pauvres…» ou encore: « qui nous donne du travail «? mieux: «Arrêtez de stigmatiser les riches ce sont eux qui nous font vivre…» Ou mieux, encore, entendu récemment sur «la richesses des pauvres aujourd’hui par rapport à ceux d’il y a cent ans ???» Sans commentaire. Ou, plus simplement : «on ne peut pas se passer du capitalisme, mieux vaut l’améliorer ?»

 

                        Est-ce vraiment possible ? Oui et non, à condition que le mouvement social soit puissant et déterminé à faire entendre et bouger ce qui doit l’être parce que les moyens existent et que les nécessités sont évidentes et reconnues.

 

Ce qu’ont exprimé les électeurs.es du NFP c’est l’urgence d’un pouvoir d’achat amélioré avec le SMIC net à 1 600 euros  ainsi que le relèvement du point d’indice des fonctionnaires et l’aide aux PME en difficulté, l’abrogation de la loi sur les retraites, un vrai programme avec son financement, en rupture avec les choix précédents.(1)

Ce qui explique les magouilles auxquelles on vient d’assister pour contourner la victoire du NFC et ne pas faire appel à lui pour gouverner, préférant garder les mêmes, démissionnaires, et poursuivre la même politique de liquidation des conquêtes sociales, en attendant que Macron, le grand battu, fasse appel au même bloc Macronistes-LR sans majorité absolue.

Pour d’autres dont je suis, c’est le capitalisme qui est l’obstacle majeur mais on peut parvenir à son remplacement par la voie démocratique et pluraliste et non par «un grand soir» révolutionnaire à l’ancienne. Par la conscience de classe et des enjeux climatiques et démocratiques incontournables que la société ne peut sous-estimer.

 

Ce qui suppose une intervention populaire exceptionnelle pour des objectifs civilisationnels de long terme qui mettent l’humanisme et la paix au-dessus de tout et la dictature de l’argent abandonnée, au rythme des peuples. Le travail et la formation choisis, garantis et bien rémunérés, émancipateurs, comme la culture …Utopies ? Non, l’humain d’abord…pas les profits !

 

                         Ce sont toujours les peuples qui font l’histoire mais aussi les guerres, contrairement à ceux qui les décident, bien à l’abri. Imaginons ce que nous pourrions faire avec les sommes qui y sont consacrées si l’on pouvait se passer des grands maîtres de la finance en lien avec leurs serviteurs à la tête des Etats, très bien rémunérés…qui sèment le désordre et entretiennent l’exploitation et la division des peuples ?

René Fredon

Pj   (1) Le programme du NFP :

https://www.nouveaufrontpopulaire.fr/