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Budget 2025 : comment la droite et l’extrême droite ont refusé 60 milliards de recettes fiscales

Les élus de la commission des Finances ont rejeté le volet recettes du projet de budget 2025, qui avait été fortement amendé en mettant à contribution les grandes entreprises et les contribuables les plus riches. Quant au premier ministre, il menace de brandir le 49.3.

Patatras ! Les 36 heures de travail de la commission des Finances sur le volet recettes du budget sont parties au rebut, samedi 19 octobre. Ses députés ont rejeté par 29 voix contre 22 cette partie du projet de loi qu’ils avaient pourtant fortement amendée… dans le bon sens. Grâce au travail parlementaire, la taxe sur les hauts revenus (250 000 euros annuels par personne ou 500 000 euros annuels pour les couples) proposée par le gouvernement devait être rendue pérenne. Le prélèvement forfaitaire sur le capital devait passer de 30 à 33 %.

L’« exit tax », pour mettre à contribution les personnes qui établissent leur domicile fiscal hors de France, devait être renforcée. Une taxe sur les superprofits devait être instaurée, qui aurait pu rapporter 15 milliards d’euros en mettant à contribution les entreprises réalisant 750 millions d’euros de chiffre d’affaires et ayant réalisé un profit qui dépasse de 1,25 fois les profits annuels sur la période.

127 amendements

Les fonds du crédit d’impôt recherche installé sous François Hollande devaient perdre 1,5 milliard d’euros sur les 8 qui lui sont consacrés en n’étant plus attribués au secteur de la finance et de l’assurance. Toutes les communes devaient pouvoir désormais appliquer une majoration de 60 % sur la taxe foncière des résidences secondaires. La fiscalité sur les rachats d’action devait être alourdie, passant de 8 à 30 %. Les multinationales devaient se voir taxer sur les bénéfices qu’elles réalisent en France. La contribution des grandes entreprises du secteur maritime devait doubler.

Au total, les 127 amendements ont été votés parfois avec le RN, parfois avec une partie du camp présidentiel. Ils devaient, selon le président de la commission des Finances, Éric Coquerel, rapporter 60 milliards d’euros, sans toucher aux classes moyennes et populaires. « Un grand nombre ont permis de transformer profondément le texte initial dans un sens positif et « NFP-compatible » », s’était félicité le député insoumis.

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« Cela montre qu’il est possible de faire autrement. On a réorienté la fiscalité sur les ultra-riches. De plus, on a réussi à enlever les taxes sur l’électricité et les ponctions sur les collectivités », a abondé le député communiste Nicolas Sansu. Mettant en cause les 62 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises accordés par la Macronie en 2023, Éva Sas, du groupe Les Écologistes, a salué les « avancées, qui vont dans le sens de la justice sociale et de la restauration des recettes de l’État pour financer nos services publics ».

« Marine Le Pen est présidente du conseil de surveillance »

Cette belle moisson est donc partie en fumée, grâce à une conjonction de voix macronistes et « Les Républicains » avec, comme c’est le cas depuis 2022, le secours des députés Rassemblement national. Même s’il sauve la mise du gouvernement Barnier, le RN, qui a toutefois voté les amendements visant à réinstaurer un impôt sur la fortune, fait mine d’être dans l’opposition.

Le député RN Jean-Philippe Tanguy met ce vote sur le compte de « l’attitude du gouvernement et des partis de la majorité qui (…) ne veulent rien négocier » avec les oppositions. Un appel du pied, en quelque sorte, pour la suite du parcours législatif. « Le gouvernement est sauvé par le RN, comme à chaque fois. Cela montre que Marine Le Pen est présidente du conseil de surveillance », souligne Nicolas Sansu, pour qui « cela clarifie les choses ».

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Tandis que le ministre de l’Économie, Antoine Armand, a pris « note du rejet par la commission des Finances de l’Assemblée nationale d’un budget qui aurait conduit au matraquage fiscal de nos concitoyens », Michel Barnier, qui a précisé dimanche 20 octobre dans les colonnes du JDD ne pas exclure d’utiliser le 49.3 pour faire adopter le budget, a pour sa part haussé le ton : « L’effort dont chacun doit prendre sa part ne peut pas se transformer en concours Lépine fiscal. »

Le projet de loi de finances va maintenant poursuivre sa navette parlementaire, arrivant en plénière ce lundi, dans la version rédigée par le gouvernement Barnier. Si, dans l’Hémicycle, les députés repoussaient à nouveau la partie recettes, « le texte sera transmis au Sénat dans son état initial », a alerté en commission Charles de Courson, rapporteur général du budget. « Cela veut dire que l’Assemblée nationale, qui a le pouvoir de la souveraineté nationale, ne pourra pas influencer ce texte », s’inquiète-t-il.

La version du Sénat, où dominent « Les Républicains », dont le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, était encore jusqu’en septembre le président de groupe, pourrait revenir à l’Assemblée plus austéritaire encore que la copie du gouvernement.

National

Retailleau roule pour le RN

Retailleau roule pour le RN ,Vite, une autre loi sur l’immigration ?

 C’est ce qu’on vient d’apprendre par la porte-parole du gouvernement, alors que la précédente loi, votée le 26 janvier dernier, n’est pas en application ! Mais c’est l’une des priorités favorites très clivant du RN qui l’avait inspirée mais qui n’avait pas apprécié la censure partielle du conseil constitutionnel concernant notamment le droit du sol et la préférence nationale. Manquent juste les décrets d’application !

Il peut compter sur la compréhension du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau  très motivé au point qu’ » il ferait un très bon porte-parole du RN » selon la varoise Laure Lavalette qui en est une et qui le trouve excellent ! Peu de choses les séparent, en effet.

Dix jours avant, le 3 octobre, le 1er ministre Michel Barnier avait écarté un nouveau texte qui courait sur l’immigration dans un délai aussi proche : »On vient de légiférer…on va appliquer les règles …il y aura des progrès possibles mais dans le cadre de la loi actuelle…» avait-il déclaré sur France 2. C’était clair mais Barnier sait très bien que le RN peut le faire changer d’avis puisqu’il dépend de la décision de l’extrême-droite de décider de sanctionner ou non le gouvernement.

Comment se fait-il qu’il n’ait pas annoncé lui-même la loi qu’il avait écartée …l’homme qui aime la vérité ? Il pourrait nous dire que les mesures censurées il y a un an an figureraient dans le nouveau texte précipité et durci concernant la durée de rétention qui ne s’applique qu’aux infractions terroristes et non aux infractions sexuelles, ce que visent notamment Retailleau, Wauquiez et le RN. « Le viol n’a pas de couleur de peau »précise l’Humanité. « Ne tombons pas dans le piège des semeurs de haine.»

Sans compter que depuis 1980, on en est à une trentaine de lois sur l’immigration. On mesure à quel point le gouvernement choisi par Macron pour poursuivre la même politique est impuissant, en plus de représenter le bloc le plus affaibli aux législatives. Et il est chargé de redresser l’état du pays que ce même bloc gouverne depuis 8 ans.

Leurs mesures pèseront lourdement sur les classes populaires et moyennes. Ils en profitent pour faire peur comme s’il n’y avait que leurs « solutions » conservatrices. Le raisonnement et les mesures du NFP étant à leurs yeux, une catastrophe ! Le RN étant encore plus conservateur,  plus extrémiste : nationaliste,  xénophobe,  suprématiste religieux et culturel … Et ils s’autoproclament les serviteurs du peuple ? Leur influence électorale progresse dangereusement, c’est indéniable.

Attal a trouvé inutile cette initiative. En tout cas elle vient faire diversion dans le débat parlementaire engagé sur le budget 2025. Le ministre de la justice, Didier Migaud, ne cautionne pas le budget tel qu’il est et le fait savoir !  La coalition au gouvernement penche trop à droite et à l’extrême droite. D’où « La surenchère outrancière du gouvernement » à propos de cette loi immigration que développe Médiapart.

Le gouvernement a choisi d’accroître l’austérité -le mot ne plaît pas à tout le monde- ce serait le cas pour les trois-quarts du pays, tandis qu’un petit quart continuera à s’enrichir, les très hauts revenus, en salaires, en patrimoine, en capital, en dividendes, en dégrèvements sociaux et fiscaux…qui nous parlent de « valoriser le  travail ». Ils font le contraire. Et aggraveront nos inégalités sociales, notre situation financière et économique que nous leur devons. Encore plus insoutenables dans les Outre-Mer.

Ce budget 2025 et cette nouvelle loi  dont on ne connaît pas le texte durci par ses auteurs, font aussi diversion sur le procès du RN concernant les 28 emplois fictifs qui lui sont reprochés par le tribunal saisi par le parlement européen. Séquence judiciaire qui constitue un enjeu d’importance pour le RN qui fait comme si sa candidate à la présidentielle était déjà à l’Elysée.

Tout en répétant qu’elle n’avait d’aucune façon commis la moindre illégalité comme si ses électeurs -et les 2/3 qui ne le sont pas- la prenaient pour une sainte ? Deux mois de procès pour détournement d’argent public, cela peut lui coûter très cher au sens politique et au sens financier. Elle ne peut l’ignorer.

Du coup, la loi imminente sur l’immigration qui témoigne de leur influence sur le pouvoir temporaire actuel, comme il l’était sur le précédent, illustre leur influence et fait de l’ombre au procès qui s’étale sur deux mois. Ils n’y voient pas d’inconvénients.

Lundi 14, au parlement, les députés des partis du NFP, ont mis à mal la gestion de Macron et de ses gouvernements successifs dans l’accélération de la dette à 3 228 mds et sur le «sérieux» de leurs choix budgétaires pour 2025 à partir d’un tel bilan.

La dette n’étant que l’effet d’une gestion libérale mal maîtrisée.

Tandis que syndicats, associations, mouvements…font état des reculs sociaux mais pas que et des réactions qui se dessinent à l’horizon dans les secteurs publics et privés en effervescence. Rien n’est écrit d’avance.

Nous en reparlerons

 

René Fredon

National

Budget 2025 : une cure d’austérité historique

Budget 2025 : une cure d’austérité historique

Faute de majorité à l’assemblée et de censure pour rejeter un budget, grâce à la promesse du RN en forme d’épée de Damoclès, il reste le 49-3. Dans le prolongement des passages en force précédents

Au sein même du gouvernement pro-macroniste-+LR, le même qu’avant, on connait, par exemple, l’hostilité de revenir à l’impôt sur la fortune supprimé par Macron, Barnier proposant d’ajouter une contribution des très riches qui ne dépassera pas…2 mds ! Une goutte d’eau symbolique et temporaire dans les 20 mds de recettes fiscales et les 40 mds de réductions des dépenses publiques !

La droite et le centre ont ressorti « leur ligne rouge » doctrinaire : « pas d’augmentation des impôts », ils veulent réduire sinon exonérer les entreprises -et surtout les plus grandes- de leurs charges et cotisations. Et parallèlement faire des économies sur les services publics et la protection sociale, ce qu’ils appellent l’assistanat.

Rien qu’en reportant de 8 mois la mise à jour de leurs retraites l’Etat fait une économie de 5 mds d’euros  sur le dos des retraités.es les plus modestes. C’est les enfoncer dans leur précarité. Inadmissible.

3 000 enseignants de moins dans le primaire…c’est impensable et  tout à l’avenant. On saigne les hôpitaux publics ! Les collectivités territoriales…5 mds de moins et ainsi de suite. Toujours les mêmes qui trinquent.

Pour le député LFI, Eric Coquerel, président de la commission des finances, « ce budget va impacter la vie des classes populaires et moyennes… Quand vous avez moins de services publics, quand vous avez moins de protection sociale, vous impactez plus la vie de ceux qui ne peuvent pas se payer ces services dans le privé”…c’est un budget qui va désarmer l’Etat ! »(1)

Même les ministères de l’Intérieur et de la Justice ne sont pas épargnés, seule la Défense ne sera pas touchée ? Ne serait-ce pas le moment de déclarer l’embargo sur toutes les livraisons d’armes, à la veille du conseil européen des 17 et 18 octobre comme le proposent les groupes communistes au parlement ?

Faire peur à la population

Pour la CGT, (2) « l’austérité n’est pas une fatalité : Le discours alarmiste sur la dette et le déficit ne sert qu’à justifier les politiques d’austérité.

Ce choix politique vise à protéger les intérêts des plus riches et des grandes entreprises et des marchés financiers tout en sacrifiant la réponse aux besoins fondamentaux de la population.

Avec un gouvernement dont la survie repose sur des négociations précaires avec le Rassemblement national, il est essentiel de se préparer à défendre nos exigences et nos propositions ».

Dans tous les secteurs de notre vie quotidienne les écarts déjà grands entre les catégories sociales ne peuvent que s’accentuer au seul bénéfice des catégories les plus aisées à commencer par les très riches.

Il faut être cynique pour oser parler « d’efforts demandés à tous » quand on sait les gains qu’empochent les maîtres de la finance et de l’économie, chaque mois avec en plus, les dividendes de nombreuses grandes entreprises et les intérêts des placements que n’ont pas les revenus les plus modestes ?

Jusqu’au logement social qu’ils sabordent en disant le « sauver » ?

11% n’ont pas de mutuelle complémentaire et les remboursements de la sécurité sociale vont baisser drastiquement. Ils ne pourront plus se soigner donc l’égalité devant la maladie devient plus encore un leurre insupportable, aux conséquences humaines immédiates. C’est ce qu’ils appellent « vivre au-dessus de nos moyens »?

Ce sont eux qui vivent au-dessus de nos moyens, des nôtres…avec notre argent. Ils conserveront leurs privilèges si nous les croyons, ainsi que les nationalistes aux dents longues !  Non, l’austérité n’est pas une fatalité.

Ces jours-ci on entend que la firme française Sanofi céderait le Doliprane à CDetR aux Etats-Unis alors qu’on a eu droit aux grands discours après la séquence Covid, sur la relocalisation de nos industries pour développer les nôtres et l’emploi ??  Ils sont en train de le tuer tout en parlant de le « valoriser ». Comme Milée qui vire 10 000 salariés.es dans l’attente de leurs salaires dûs et sans indemnités après la mise en redressement !

Un peu d’histoire

Le budget, comme on le voit, n’est pas une affaire de technicité entre spécialistes au sommet de nos institutions. C’est avant tout un choix donc un acte politique qui impacte directement la nation tout entière. Elle va suivre ou  pas ses élus. Or, il n’y a plus de majorité et ce sont les citoyens qui vont supporter les conséquences des choix, soit en faveur de la justice sociale et fiscale, soit en faveur de la domination des marchés financiers sur les Etats et les institutions nationales et européennes. (3)

On n’a qu’une manière d’exprimer notre citoyenneté, en dehors des élections : à l’air libre et collectivement.

Le second président des Etats-Unis, John Adams (1735-1826) a laissé cette citation historique : « Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes et l’autre est par la dette.»

René Fredon

 

 

(1) https://actu.orange.fr/politique/un-budget-qui-va-impacter-les-classes-populaires-et-moyennes-eric-coquerel-contredit-michel-barnier-magic-CNT000002fnagG.html

 

(2) https://www.cgt.fr/actualites/france/legislation/budget-2025-pas-question-de-payer-la-facture?utm_source=brevo&utm_campaign=NL%2011%20octobre(4

 

(3) https://senateurscrce.fr/activite-des-senateurs/la-discussion-et-le-vote-de-la-loi/finances/article/dette-allez-chercher-du-cote-des-recettes

 

National

 RN : Laure Lavalette savait !

    

 

RN : Laure Lavalette savait !

 

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de Wikipedia

Quatre jours après avoir étalé les raisons pour lesquelles elle se séparait de son assistant de dix ans, Nicolas Koutseff, V-M nous fournit la preuve que la députée RN de Toulon a  menti. « Je tombe de l’armoire s’était elle justifiée, il y a une telle dichotomie entre ce mec doux, gentil, et ce qu’il a pu écrire. Outre la vulgarité, ses propos sont indéfendables ».

https://www.humanite.fr/politique/bruno-retailleau/retailleau-pourrait-etre-porte-parole-du-rn-selon-laure-lavalette

 

Bien obligée de le reconnaître car, le quotidien du 8 octobre produit un fac-similé du 18 avril 2021 entre la députée et son assistant, un texte de deux lignes du père de ce dernier: « très jeune déjà je m’engageais dans les troupes du tsar pour défoncer du bolchevik ». Ce n’était certes pas un tweet injurieux…à sa députée, impensable, mais elle dit qu’elle ne se rappelait plus de ce message.

 

Sans cette défaillance, elle aurait félicité son assistant d’une telle filiation.(1)

 

Comme c’est bizarre venant d’une militante très engagée à l’extrême-droite, catholique traditionnaliste, tendance « la manif pour tous », contre la PMA, allergique aux minorités sexuelles…pour qui «notre mère des batailles, c’est la survie de notre civilisation, la lutte contre l’islamisme, la lutte contre l’insécurité…»

Avec la nouvelle patronne le RN donne maintenant des leçons d’antisémitisme à la gauche ?  Le nettoyage ethnique par Netanyahu des palestiniens et des musulmans ne  leur inspire aucune empathie, c’est un euphémisme. La haine de l’islam a pris les devants sur celle des juifs qui n’a pas disparu au sommet de ce parti d’extrême droite.  Question de stratégie.

Leur embrouillamini interne relève du comique grinçant d’un parti qui ne l’est pas du tout. Elle a décidé de veiller à la tenue et au langage de ses états-majors -il y a fort à faire- pour récupérer les colères des Français.es vis-à-vis des anciens partis de gouvernement ancrés dans le libéralisme en crise profonde et multiple dont le RN est  un partisan intransigeant.

La députée RN, devenue l’une des 13 porte-parole de la candidate à la présidentielle, se voulait exemplaire en vue de son ambition de reconquête de la mairie.

Elle aura donné d’elle une image très différente pour ces deux versions contradictoires !

Autre information de portée nationale, Marine Le PN a décidé de demander le report du procès en cours sur les assistants fictifs des députés RN au parlement européen. (2)

 

Comme on dit, entre autre, dans le sport et dans la politique, « la meilleure défense c’est l’attaque» et, vu la tournure du procès qui vient d’y ajouter le président national J. Bardella, assistant parlementaire fictif en 2017 en possession de pièces précieuses, le détournement de fonds publics concerne la période de 2004 à 2016.

MLP, avocate, comme papa, exige ce report sinon elle ne répondra pas à certaines questions ! Pour qui se prend elle ? Que d’autres présumés coupables en fassent autant et se permettent une telle attitude ? Elle leur fera la leçon. Mais cette dame n’est pas n’importe quelle justiciable.

Elle dira et le suggère déjà que ce procès est politique et donc la justice agit de manière partisane, pour s’en prendre au parti qu’elle dirige et à la candidate. Elle n’admettra jamais, le cas échéant, qu’on la rende inéligible et qu’on s’en prenne à leur tiroir-caisse.

Le tribunal lui a répondu qu’il répondra à sa demande…à la fin du procès. Elle n’a tout de même pas cru que le procès allait s’arrêter par son seul claquement de doigt ?

A suivre…

René Fredon

 

 

 

(1) https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/05/03/qui-est-laure-lavalette-candidate-rn-aux-legislatives-de-juin_6124550_4500055.html

 

 

(2) https://actu.orange.fr/france/la-defense-de-marine-le-pen-et-du-rn-demande-un-report-du-proces-CNT000002fgYuW.html

National

Le RN dans   le doute, Laure Lavalette fait diversion..

                              Laure Lavalette, députée RN        

Le RN dans   le doute, Laure Lavalette fait diversion

Elle met le projecteur sur son assistant dont elle se sépare pour des tweets injurieux (1 et 2) histoire de faire oublier que 27 dirigeants d’hier et d’aujourd’hui sont, en ce moment, devant le tribunal pour emplois fictifs d’assistants bidon au parlement européen. Dont le fondateur du FN, J-M Le Pen et sa fille, Marine qu’il avait nommée pour lui succéder à la présidence du  parti. Elle a pris ses distances et crée le RN pour sortir de l’isolement et donner le change. En modifiant la forme plus que le fond.

Voilà que le nouveau président J. Bardella qui semblait épargné, se trouve concerné, selon Libération, il a été assistant d’un eurodéputé J-F Jalkh en 2017 et le procès part de 2015. Il est soupçonné d’avoir falsifié 1 500 pages de documents à charge en possession du quotidien. Il y va d’un montant de 7 millions d’euros de préjudice estimé et de 5 à 10 années d’inégibilité en cas de confirmation des faits. (3)

La porte-parole de la candidate à la présidentielle, une communicante, est bien placée pour savoir que le risque existe et que les faits reprochés -mais non jugés, certes- sont d’une gravité autrement plus sérieuse que les tweets de son assistant qui lui allait très bien jusqu’alors.

La diversion consiste  à parler d’autre chose que de ce qui n’est pas encore jugé,  jouer sur la présomption d’innocence et tenter de mettre le projecteur sur le mode « « des brebis galeuses  qui sont dans nos rangs et qu’il faut éradiquer parce qu’elles nous font du tort, à nous plus blancs que blancs qui sommes à la porte du pouvoir ». Ils tairont leur admiration pour Trump, Bolsonaro, Orban, Poutine, Mieille en Argentine,  Meloni en Italie…et tous les partis ouvertement profascistes que le RN félicite chaleureusement comme récemment en Autriche où le FPÖ atteint 29,1%…

La future candidate présumée aux municipales à Toulon, vient d’être réélue au 1er tour l’Assemblé nationale. Elle évite de parler de son image de militante de toujours…à  l’extrême-droite.

A 20ans, en 1996 en fac de droit, elle animait un syndicat étudiant le «renouveau étudiant » nationaliste et identitaire affilié au FN et au GUD, groupe particulièrement violent qui vient d’être dissous. Issue d’une famille catholique traditionnaliste elle vient de déclarer que «le ministre de l’Intérieur B.Retailleau ferait un bon porte-parole du RN». Dont acte.

Elle est d’un silence assourdissant sur l’enquête qui se poursuit contre le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, un très proche de Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui rase les murs et fait profil bas à propos du livre «Les Rapaces» de Camille Vigogne-Le Coat, particulièrement documenté sur la gesion clientéliste du maire, assez faramineuse. C’est à une tout autre échelle que les tweets classiques de tout fanatique qui se libère.

Laure Lavalette ne se mouille pas, elle portera la parole des chefs déjà bien occupés et très encombrés …quand ils émettront un avis. En attendant ils soutiennent leur ami et attendent le délibéré. Ils feront tout pour que la justice prenne son temps et ne vienne pas perturber leur calendrier électoral et leurs objectifs. Eux, toujours aussi critiques envers la justice et ses lenteurs ?!

Le RN ment

 

Cette mise en scène vise à la donner en exemple de fermeté et de rapidité en même temps que nous faire croire que le RN a changé et qu’il balaierait devant sa porte pour séduire ses affidés. Ils peuvent changer de discours au gré des évènements et ils ne s’en privent pas.

Leurs affaires internes ne sont qu’exhibition et ne nous intéressent pas. Si ce n’est pour souligner, non pas leur transparence mais le contraire : leurs manipulations, leurs actes et leur finalité.

Quoiqu’il dise le RN reste un parti d’extrême-droite, donc antirépublicain qui a soif de pouvoir et qui s’en approche !!!

L’éviter ne peut venir que des luttes populaires les plus larges possibles portant un projet progressiste en rupture avec les dogmes libéraux et, à terme, avec le libéralisme lui-même qui perpétue les inégalités sociales , les dérèglements climatiques et bafoue la Paix au centre de tous les progrès.

 

René Fredon

 

(1)https://www.varmatin.com/politique/tweets-injurieux-nicolas-koutseff-rn-peut-il-rester-conseiller-municipal-a-toulon–948810

 

(2)https://www.varmatin.com/politique/tweets-injurieux-racistes-antisemites-homophobes-la-deputee-rn-du-var-laure-lavette-se-separe-de-son-assistant-parlementaire-948587

 

(3)https://actu.orange.fr/politique/proces-du-rn-jordan-bardella-aurait-falsifie-pres-de-1500-pages-pour-eviter-le-banc-des-accuses-magic-CNT000002ffY8D.html

 

La question qui rend fou: faut-il inviter le RN ? - l'Opinion

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Budget 2025 du jamais vu !

 

Budget 2025 du jamais vu !..La note sera salée pour les classes populaires et moyennes

Les premières mesures se révèlent : il est question de réduire de 40 à45 mds d’euros les crédits dans les services publics et la sécurité sociale, déjà très dégradés ce qui va se traduire par des réductions de personnels en sous-effectifs partout ! Dégraissement prévu à tous les niveaux…Etat, régions, départements…etc.

Et dire que non seulement Macron n’a pas appelé le NFP, arrivé en tête de la législative mais  il aurait voulu qu’il s’associe à un gouvernement où tous les courants sauf un, seraient représentés, pour isoler le RN.  Autrement dit élargir «sa» majorité et poursuivre sa politique très libérale qui a creusé les déficits et la dette en même temps que les inégalités et la baisse du pouvoir d’achat d’une très large partie des catégories populaires mais aussi moyennes.

Il a passé la patate chaude à un vieux loup de mer qui fait preuve de calme et de courtoisie tout en maîtrisant les éléments de langage qui endorment celles et ceux qui se sentent dépassés par les chiffres et les techniques de gestion privée et publique. Mais qui voient très bien qui étalent leurs fortunes colossales et qui ne dispose pas du minimum pour vivre, voir survivre ? Les conservateurs bien nourris chaque jour, les appellent des «assistés » qu’ils opposent aux travailleurs qui ont un emploi, comme s’ils n’en cherchaient pas ?

Une deuxième mesure a été prise, celle de reculer de six mois, d’octobre à mai 2025, la revalorisation des pensions de retraite ! C’est très symbolique, même si le montant pour les bas salaires ne va pas changer grand-chose : quelques 30 euros de plus par mois pour une retraite au smic, peut-être moins si l’inflation baisse.

Cela fait partie du plan de réduction des dépenses publiques pour ramener le déficit à 5%  en 2025 (il va atteindre 6%, voire plus de deux fois les critères dogmatiques fixées par l’UE).

Côté recette,  Barnier avait parlé de recourir à des impôts qui n’affecteraient pas les classes populaires et moyennes, ni les PME-TPE. Seulement les très grandes entreprises et les grandes fortunes pour compenser 20mds des 60 mds consacrés aux réductions de dépenses « à titre provisoire, un an ou deux » », a-t-il souligné.

Les macronistes comme les LR claironnaient qu’il n’y aurait « aucun impôt supplémentaire », y compris sur les entreprises ? Une atmosphère assez lourde règne entre coalisés  qui sentent bien que les mesures qui se dessinent ne vont pas être populaires mais de nature à susciter colères et réactions à la mesure du tsunami social qui pourrait se déclencher.

De plus, la loi sur les retraites  ne sera pas abrogée, et c’est une ligne rouge pour le RN, très sensible à la place qu’il occupe auprès de Macron et Barnier comme s’il fixait ce qu’il attend d’eux…sinon gare ? En répétant qu’ils ne veulent pas ajouter au chaos dans lequel nous sommes depuis quatre mois, histoire de jouer « les incontournables » !

 

Les milliardaires au-dessus des lois

Ce gouvernement encore plus à droite, annonce une loi concernant l’assurance -chomage qui ne peut qu’être au détriment des intérêts des chômeurs, cela ne fait guère de doute

Ce début en fanfare n’emporte pas l’optimisme, c’est un pas de plus vers une alternance qui ne change rien en profondeur sauf pour des libéraux convaincus et des ultra-libéraux encore plus conservateurs qui banalisent la xénophobie, le nationalisme, le racisme, le fanatisme….la démagogie sociale qui prospèrent sur les échecs des premiers

Comment ceux qui sont responsables de l’état de notre pays peuvent-ils être encore au pouvoir ? Ils s’aperçoivent qu’il est temps de recourir aux pires « solutions » qui vont encrore accentuer les écarts entre les plus riches et les 70% de familles qui voient leur niveau de vie reculer, et plus encore dramatiques pour les 14% de ceux qui se trouvent sous le seuil de pauvreté.

Dans le monde occidental libéral, les très riches milliardaires à la tête des multinationales influent directement sur les gouvernements et les institutions, au point, à titre d’exemple, ils ont fait supprimer l’ISF, éviter l’impôt progressif de leurs revenus de leurs capitaux pour échapper à une taxation juste. L’impôt sur les sociétés est à 25% pour les PME et à…7% pour les grands groupes. Ils n’en crient pas moins que « la France est la championne des prélèvements obligatoires… »

Ce sont eux qui financent les partis qu’ils souhaitent voir gouverner, les instituts et les médias chargés de diffuser leur idéologie, les lobbies qui interviennent au parlement, les cabinets conseils, comme Mac-Kinsey pour «aider. » et remplacer les fonctionnaires  afin de mieux orienter les lois en fonction de leurs intérêts. Ils en ont les moyens.

 

Non les milliardaires ne contribuent pas aux dépenses publiques « selon leurs capacités contributives » comme le dit la déclaration des Droits de l’homme !

C’est même le cadet de leurs soucis. Elles sont tellement fières d’étaler leur patrimoine chaque année dans « Challenge » «nos» 500 familles les plus riches, dont 147 milliardaires.

Elles totalisent cette année 1 228 mds d’euros (milliards). En 2017, à l’arrivée de Macron ce patrimoine était de 570 mds…il a doublé en 7 ans ! Et le vôtre ? 2 ou 3% de taxation, voire plus, sur la valeur d’un tel  patrimoine amènerait 24 à 36 mds de recette fiscale par an.

Certains nous diront, pure hypocrisie, que ce sont des patrimoines et pas des revenus. Mais avant d’être du patrimoine, il fallait avoir l’argent, bien placé par ailleurs.

Ajoutons y les fraudes patronales et autres, sociales et fiscales et nous avons des leviers importants de recettes que les libéraux au pouvoir ignorent volontairement  et qui nous rapprocheraient  de l’équilibre budgétaire. Le NFP les aurait actionnés.

 

René Fredon

 

https://www.pcf.fr/michel_barnier_premier_ministre_le_choix_de_la_droite_pour_poursuivre_la_politique_du_president

 

National

Le RN ferait le ménage, paraît-il ?     

Le RN ferait le ménage, paraît-il ?

Le député, Philippe Schreck, recrute un admirateur des nazis

 

La presse nationale a repris l’information publiée dans Libération qui fait sensation : le député RN de la 8è circonscription du Var vient d’embaucher comme assistant parlementaire un chef de file d’un groupuscule radical proche d’un cercle belge admirateur du nazi Léon Degrelle !

Cela ne saurait échapper à l’avocat, ancien bâtonnier de Draguignan qui a pour assistante une certaine Maylis de Cibon qui a milité au sein du groupe néo-fasciste Luminis, proche du GUD (groupe union défense) bien connu, dissous officiellement en juin 2024.

Cela en pleine campagne de « nettoyage » de la vitrine d’un parti en plein essor qui vise la présidentielle et qui voudrait bien, à un certain niveau, des militants présentables, quitte à se passer de ceux un peu trop portés sur la violence verbale et physique plus ou moins camouflée. Du moins c’est ce qu’ils disent.

 

D’autres parlementaires varois  sont ou ont été en délicatesse avec la justice. Le sénateur maire de Fréjus, David Rachline, un haut cadre et grand copain de Marine et de Jordan, il est sur le coup d’une enquête assez incroyable sur ses « fréquentations dangereuses » avec des donneurs d’ordre, sur ses « fêtes » nocturnes en mairie des plus…libérales, sur sa gestion très clientéliste, sur ses saluts entre intimes, le bras tendu, en rigolant bien sûr.(1)

 

Le maire de Cogolin FN puis Zemmourien qui dit quitter la politique bientôt après des poursuites judiciaires qui ne le rendent pas très optimiste

 

Pas de chance, leur candidate, Marine Le Pen et son « parti modèle » doivent répondre en ce moment, devant la justice européenne, de la pratique des assistants bidon, dont elle et 27 autres, se faisaient rémunérer par le parlement européen  et le FN -à l’époque- les utilisait pour ses propres besoins. Le préjudice atteignait 6,8 millions d’euros.

 

Le verdict est attendu au RN avec de réels doutes quant aux objectifs que ce sont fixés les plus hautes sphères du parti dédiabolisé au prix de la rupture père fondateur-fille stratège et petite-fille toujours fière du grand-père dont le négationnisme ne l’a jamais troublé .

 

Le Var est devenu un véritable laboratoire du parti crée par des collaborateurs de Pétain, et qui ne veut plus qu’on le classe à l’extrême droite ! Un comble. Il a séduit tout un électorat qui votait à droite et mord sur une partie des classes populaires. Ce qui ne veut pas dire que les Français sont majoritairement acquis à la xénophobie, aux idées racistes, nationalistes, anti-sémites au rejet, non seulement des immigrés, mais des populations françaises d’origine nord-africaine et africaine. Elles sont, par contre, la visée du RN qui brandit «le grand remplacement « de la civilisation chrétienne par les populations que nous avions colonisées.

 

Ces populations deviendraient responsables des politiques libérales d’austérité que subissent toutes les classes sociales exceptées celles des très riches qui accumulent des profits insolents et qui font corps avec la finance !? Le RN incarne un capitalisme d’ordre et de discipline : ils cherchent des alliés en faisant le dos rond et; si possible, en absorbant les plus proches, comme dans le Var où ils ont 7 députés sur 8 et des ambitions pour  les municipales.

 

Le député RN de la 7è circonscription, Frédéric Boccaletti avait ouvert une librairie dédiée à ses opinions à Toulon en 1997 peu après l’arrivée du FN au pouvoir. Une librairie spécialisée en ouvrages antisémites et négationnistes. Il devait suivre Megret en 1999 puis revient au FN en 2008. Entre temps, en 2000 il a été condamné pour violence en réunion et avec arme (sans permis) à un an dont six mois ferme.

 

Jean-Marie Le Pen fait encore parler de lui !!!

 

Qui l’aurait dit ? On n’en entendait plus parler, le «menhir» est toujours debout…à 96 ans. Il a même festoyé à son domicile de Rueil-Malmaison  -à ne pas confondre avec le « château » de St Cloud- en compagnie d’un groupe de rock néo-nazi «Match Retour», le 28 septembre, que Médiapart a révélé et qui a fait le tour des médias stupéfaits de la vidéo qui le voit entonner les chants de sa jeunesse fortement teintée de ses conceptions très militaires, guerrières, jusqu’au négationnisme qu’il a cultivées au grand dam de sa fille.

Il aurait dû être au procès des assistants parlementaires qui remonte aux années 2010 mais il a fourni deux certificats médicaux pour ne pas y aller, préférant faire la fête avec beaucoup d’ardeur si on en croit les photos. Le groupe lui a dédié «une chanson qu’il mérite de son vivant » avait déclaré le leader du groupe en juillet dernier. Et lui a associé son nom à la fidélité aux racines nazies.

Marine Le Pen a très mal pris l’initiative du groupe en question. Elle promet de porter plainte pour «abus de faiblesse»

Et il ne faudrait pas qu’on dise du RN qu’il est ..D’extrême droite ???  Elle venait juste de féliciter le chef FPÖ d’extrême droite de sa victoire aux législatives en Autriche  29,1%, sur les thèmes de l’immigration, de la situation économique qui en découlerait. Un parti eurosceptique, pro-Urban et pro-russe….mais sans alliance.

Du jamais vu depuis la deuxième guerre mondiale au pays natal d’un certain autrichien.

 

René Fredon

National

Un titre menteur de 6Médias

Les Français rentrent dans le top 10 des habitants les plus riches du monde

 

Un titre menteur de 6Médias

 

«Les Français font désormais partie des personnes les plus riches du monde» ?

Voilà le texte que mon fournisseur d’accès laisse passer en toute connaissance de cause :

« Selon une étude qui compare le patrimoine moyen des habitants des pays les plus riches, les Français seraient dans le top 10 des plus fortunés au monde. Ils se classent devant les Allemands, les Britanniques et les Italiens, selon un rapport d’Allianz.

 

Alors que l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat ont donné le sentiment aux Français qu’ils avaient de moins en moins d’argent, un rapport montre qu’ils font tout de même partie des plus riches du monde. Le Wealth Report 2024 d’Allianz compare le patrimoine moyen des habitants les plus riches du monde sur l’année 2023, et la France se classe 10ème, soit trois places au-dessus du rapport de l’an dernier. En prenant en compte le patrimoine financier (placements sur livret, assurances-vie, plans d’épargne, actions…) et le patrimoine immobilier (hors endettement), les Français ont un patrimoine global moyen de 214 980 euros.

En revanche, les plus riches du monde ne sont pas en Europe. Il s’agit des Suisses (577 910 euros), des Américains (439 740 euros) et des Australiens (365 830 euros).

Une richesse globale qui cache de grandes disparités

Cette richesse moyenne des Français ne signifie pas que tous les Français sont riches. Au contraire, de grandes disparités se font ressentir entre les habitants. Si certains ont à peine de quoi vivre en fin de mois, d’autres font partie des plus riches du monde. C’est notamment le cas de Bernard Arnault, qui est le 2ème homme le plus riche du monde avec un patrimoine de 185,2 milliards d’euros. Selon le classement annuel de Challenges, les 500 Français les plus riches cumulent ensemble 1 228 milliards d’euros.»

Philippine Rouvière Flamand

 Petite erreur de détail, Bernard Arnault n’est plus le second plus riche mondial mais seulement 4è avec 203 Mds d’euros (175 mds $) derrière Musk, Bezos et Zuckenberg

Scandaleux de dire aux lecteurs qu’ils sont en moyenne parmi les plus riches du monde alors qu’il s’agit des 500 les plus fortunés! Alors, qui plus est, qu’on se trouve dans une impasse et que le nouveau gouvernement Barnier suscite un très fort pessimisme selon les premiers sondages.

Certes, il est écrit au 2è paragraphe du texte, qu’il s’agit de la moyenne des Français les plus riches. Il reste que le titre les induits en erreur. Les auteurs cherchent à faire apprécier le fait que ce ne sont pas les inégalités qui les intéressent mais les  1 228 milliards qu’il faut retenir de nos 500 très riches …par le travail de leurs salariés.es-   et par celui de leur argent diversement placé en banque et dont ils accumulent leurs intérêts, leurs experts s’en occupent.

Il faut les admirer, voyons, c’est grâce à leurs réussites financières que nous en sommes où nous en sommes. Il ne faut compter que sur nous pour le faire entendre au gouvernement Barnier  -sous la surveillance du RN- car il nous le laisse clairement entendre : il va encore réduire les dépenses publiques en nous assénant qu’ils n’ont que ce choix ! L’austérité pour les classes populaires au sens large, ça ne les choque pas du tout. Le NFP ne manque pas de solutions dans son programme..

Les marqueurs sont dans le rouge: 3 159,7 mds de dettes, un déficit à 6% du PIB,

le double des normes européennes ! En oubliant de dire que les grands patrons ont bénéficié en 2023, selon la CGT, de 80 mds d’aides indirectes sous la forme d’exonérations de leurs cotisations sociales !! (1)

C’est le fruit de leur gestion libérale, ce sont eux, la macronie et les partis de droite les plus conservateurs, cornaqués par le RN,  qui en sont responsables et qui vont continuer le travail de Macron, lequel avait supprimé l’ISF et l’allocation logement ! Tout pour les grands profiteurs. Barnier a dit envisager de les mettre à contribution pour atténuer les colères du bas peuple, comme il dit. On attend les actes.

La dette est importante, certes, mais ce n’est pas le principal obstacle. C’est surtout la finance, qui est partout, gérée par les banques strictement privées, les multinationales qui dominent l’économie et qui permettent ces «performances » de surprofits pour les grandes fortunes, avec la complicité des Etats en symbiose avec les finalités du libéralisme. On en reparlera.

 

Rendez-vous le 1er octobre à Toulon et à 10h30   place de la      Liberté

 

                 Ainsi qu’à  Draguignan 10h30 à la sous-préfecture

 

René Fredon

 

(1) https://www.cgt.fr/actualites/france/salaires/quel-est-le-montant-des-exonerations-de-cotisations-sociales-dans-votre-entreprise

 

(2) https://www.aa.com.tr/fr/monde/les-francais-rentrent-dans-le-top-10-des-habitants-les-plus-riches-du-monde/3342495

 

Actualités, National

Le gouvernement des perdants

l'Humanité - L'Humanité du 11 septembre. Barnier à... | Facebook

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                                      Le gouvernement des perdants

Ils ont beau, sur les plateaux, souhaiter «bon vent» au gouvernement et à son chef, on assiste à une véritable mise en scène soigneusement élaborée par Macron méprisant le vote des Français.es avec l’assentiment du RN et bien sûr, de Michel Barnier à la tête d’une équipe la plus à droite qui soit, à travers quelques ministres LR dont le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui en est l’incarnation.

Suppléant de Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), lui aussi très à droite, il lui succède comme député après sa démission en 1994, il deviendra sénateur de la Vendée en 2004, puis rejoindra Sarkozy et l’UMP en 2012. Très proche de Fillon, il veut réécrire la loi Taubira de 2013 qui autorise le mariage homosexuel, une avancée sociétale considérable. Il soutient la manif pour tous, s’oppose à l’IVG et considère que « la droite n’est pas soluble dans le macronisme», il votera «blanc» à la présidentielle de 2 022 ! Plus qu’un symbole. La droite «dure» à un poste régalien d’importance.

 

Comment faire avaler la couleuvre au peuple dans toute sa diversité qui a bien compris que, vu l’état de la France et les tabous des LR dominants, ils n’ont que faire du résultat des urnes qui aurait dû, démocratiquement, se traduire par l’appel du NFP, le groupe arrivé en tête.

Le seul à s’engager à faire évoluer le pouvoir d’achat des salariés.es, à commencer par le SMIC ainsi qu’à remettre à plat la réforme des retraites, arrachée au 49-3. Et à sauver nos services publics qu’ils négligent par dogmatisme, leur libéralisme nous amenant à la situation qu’on connaît et qu’il faut dépasser. De l’argent il y en a, il faut affronter la finance

Ce ne sont les priorités d’aucune des autres coalitions. Ils y voient des dépenses supplémentaires à éviter, bien sûr, mais ne veulent pas qu’on les prend chez ceux qui se gavent à longueur d’années en nous enfumant de leurs réussites et de leurs prélèvements  jamais suffisants ! Ils dissimulent tout ce qu’ils peuvent et pleurent pour que l’Etat les aide de multiples façons.

Macron est l’exemple même des gâchis financiers dû à ses propres choix : le recours au cabinet américain de conseils, Mac Kinsey, qui l’a aidé gratuitement en 2015 pour accéder à l’Elysée. Il a retourné l’ascenseur et les a choisis et sollicités pendant sept ans, les factures successives ont atteint 350 millions d’euros, sans payer un euro d’impôt ?!  Et il nous donne des leçons pour nous préparer aux « efforts à faire » ?

Un rapport de la Cour des comptes de 2018 note que « en matière de conseils stratégiques, la qualité des travaux de Mac Kinsey est souvent faible, les préconisations très générales et laconiques…»  Le parquet financier a du pain sur la planche depuis quelques années. Macron fait encore « mieux » que Fillon ?

Peut être une image de 2 personnes et texte qui dit ’enman Benyamin Netanyahou étend sa guerre au Liban L'armée israélienne conduit une vaste attaque contre les positions du Hezbollah. Devant cette escalade, les Nations unies redoutent une «catastrophe imminente>.P.1 P.12 LUNDI BEPTEMBR 2024IN 2403212 www.h www.hemenite.fr l'Humanité FONDE JEAN JAURES GOUVERNEMENT BARNIER PAR LA GRÂCE DU RN La composition du nouvel exécutif été dévoilée samedi. Les postes reviennent espstsseseeess des ministresL connus pour urlurspsisutosrvrte ices comme Bruno Retail illeau, qui arrive น ninistère l'Intérieur.P P.2 2’

Après le casting

Les passages de témoins ont eu lieu dimanche en fin de journée. Chacun avait poli son discours et ses bonnes intentions : une overdose de promesses qui ne dévoilaient pas le discours du 1er ministre attendu notamment sur la question taboue d’une augmentation des impôts qu’oserait Barnier, mais qui ne toucherait pas les classes moyennes. Rien n’est officiel, on ne s’attend pas du tout à un changement de politique dans une situation très dégradée…par les droites.

Dimanche soir sur la 2, Michel Barnier a laissé entendre qu’il n’excluait pas « de solliciter les plus riches, les plus fortunés pour redresser la France ». Dont acte. Tandis qu’Attal faisait savoir qu’il allait demander à son successeur de ne pas toucher aux avancées sociales (sic), la PMA, le droit à l’Ivg, les droits LGBT….La confiance règne ! La barque vacille avant de prendre la mer qui s’annonce tumultueuse avec l’examen du budget 2025 laissé par Le Maire.

La séquence qui vient promet des débats animés. Le NFP  a confirmé qu’il demanderait la censure du gouvernement, pour que tous les groupes et chaque député puisse exprimer leur confiance -ou pas- envers un premier ministre et son gouvernement issus du bloc des perdants et prolongeant la politique de Macron rejetée aux européennes et à la législative.

Samedi 21 09 2024 , la CGT appelle à des rassemblements pour porter ses priorités sociales : pouvoir d’achat, abrogation de la loi sur les retraites, redressement des services publics en grandes difficultés.

 René Fredon

 

National

Idées et luttes pour sortir de l’impasse….

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Lu dans Économie et Politique, Éditorial idées et luttes….(À voir aussi sur WhatsApp « L’Humain d’abord ») 

Éditorial : Frédéric BOCCARA

Économiste, membre du comité exécutif national du PCF

Idées et luttes pour sortir de l’impasse….

Le Nouveau Front populaire a fait lever un espoir grâce à deux choses : le sursaut électoral antifasciste qu’il a permis, la crédibilisation d’un programme de transformation sociale profonde. Malgré ses contradiction et ses limites, ce programme est d’abord un programme qui peut construire, ouvrir à une construction répondant aux exigences sociales du pays et aux exigences objectives de la crise et du nouveau monde qui pousse, si nous le prenons de façon dynamique et offensive, non pas seulement un programme de « rupture », selon la phraséologie gauchiste en vigueur, car une rupture n’est pas l’objectif en soi, même s’il faut tourner le dos aux politiques d’austérité et affronter les forces du grand capital.

Mais se manifeste, dans le même temps, une forme d’impasse politique pour la gauche. Les médias dominants prétendent, eux, qu’il y a un « blocage » du pays. Ils sont repris malheureusement en cela par nombre de dirigeants politiques, voire communistes ! Mais c’est ignorer qu’Emmanuel Macron continue à « dérouler », par exemple sur le budget, sur l’école ou sur les aides au grand capital ! Parler de blocage, au lieu d’impasse, est entrer dans ce qui est le prétexte, ou plutôt le levier, pour Macron, pour aller très loin dans le changement de régime ― engagé dès le confinement ― vers une hyper-présidentialisation…

Cette situation est aussi utilisée par certains pour tirer une partie de la gauche vers le libéralisme et le centre-droit, et par d’autres, à gauche, pour pousser les feux de l’ultra-délégation de pouvoir au sommet et d’une présidentialisation accrue de celle-ci, dès à présent.

Alors qu’il s’agit de soigner la résistance et la prise de conscience populaire de ce qu’il y a à changer par le débat d’idées transversal et par la mobilisation populaire pour des luttes.

L’existence, dans les consciences, d’une possibilité de politique alternative, crédible socialement, économiquement et politiquement c’est la spécificité française, en Europe continentale, face à la montée des fascismes. Mais cette conscience est fragile et, surtout, floue est la conscience sur les exigences de contenu d’une telle politique. Faire progresser cette conscience est la condition décisive pour répondre aux exigences, combattre la politique de Macron, mais aussi pour faire vraiment reculer l’extrême droite et sa politique, conjurer le fascisme.

Idées et luttes pour sortir de l’impasse politique. Tel est notre état d’esprit dans ce numéro consacré à ces enjeux, dans la foulée du précédent. Cette fois-ci à partir de la question de « la dette ».

Le MEDEF, véritable commanditaire de Macron et qui se veut faiseur de rois, a commencé à peser explicitement par la voix de son président Patrick Martin pour un maintien des choix économiques majeurs mis en œuvre ces dernières années.

Le pouvoir en place, allié en cela au RN et à la droite, veut cantonner le débat à « plus ou moins d’impôts et, de toutes façons, moins de dette immédiatement ». C’est le « préalable de la dette ». Cela ne marche pas, même selon les critères dominants ! Keynes s’était élevé contre ce « préalable », défendu par Hayek ou par Jacques Rueff, qui a déjà fait tant de mal dans l’entre-deux-guerres et a nourri les fascismes, mis en œuvre en France par Pierre Laval en 1935, ou par le chancelier allemand Brüning ouvrant la voie à la dissolution du Reichstag et à l’accession de Hitler au pouvoir. Mais aujourd’hui, il s’agit d’aller au-delà de Keynes : non seulement de mobiliser des avances massives, par création monétaire, avant de produire ; mais aussi que des critères précis d’efficacité économique, écologique et sociale guident ces avances, avec des institutions démocratiques nouvelles.

Il est absolument nécessaire de mettre en œuvre des transformations structurelles nouvelles pour cela, au lieu de seulement invoquer et espérer que le « multiplicateur budgétaire » soit élevé et de brandir « l’exemple » des États-Unis qui n’est ni enviable, ni réplicable ou encore la prétendue Modern monetary theory.

Des transformations structurelles, au-delà des pesanteurs étatistes de la gauche réformiste…

il faut des avances pour les services publics (État, collectivités, hôpitaux) et non pour la guerre ou pour le capital, avec un développement massif de leur emploi et de la formation, par déficit budgétaire accru. Un pôle public bancaire peut le financer depuis la France, la BCE doit le refinancer à 0 %, et un Fonds européen peut systématiser cela dans toute l’UE ;

il faut des avances aux entreprises, pour embaucher, former, engager des investissements de recherche et des investissements matériels efficaces, économes en capital et visant une « bonne » valeur ajoutée, par un crédit bancaire d’un nouveau type donc ― abaissant son taux d’intérêt, donc le coût du capital, d’autant plus que des emplois et des diminutions d’émissions de CO2 sont programmés et réalisés ;

ces deux ensembles d’avances se heurtent aux exigences du capital, qui veut ces avances à son profit (donc selon ses critères), et à la fuite en avant dans le financement de l’effort de guerre. Elles ne pourront se faire que contre le capital et la guerre.

Elles portent et exigent une transformation profonde des pouvoirs, des buts et des critères de choix de notre société. En cela, elles sont révolutionnaires et ouvrent la voie à une transformation radicale, mais réaliste : pouvoirs dans les entreprises et sur elles, institutions de planification démocratique, stratégique et incitatrice, démocratie avec des éléments d’auto-direction et autogestionnaires, nouvelle culture.

Pôle public du crédit et dépenses publiques accrues, avec un déficit aujourd’hui, peuvent mobiliser des avances. Celles-ci permettent de se développer suffisamment, si on les oriente correctement, et donc d’avoir un PIB qui au bout de 3 à 5 ans s’accroît de plusieurs centaines de milliards. On peut ainsi « avaler la dette », comme on l’a fait après-guerre. Les socialistes, les insoumis, les gaullistes (il en reste !), les femmes et hommes de bonne volonté sont-ils prêts à aller dans ce sens ? Cette perspective est incontournable. Comme le sont, en parallèle, l’ouverture de négociations européennes et internationales pour une « reflation » coopérative et pacifique de progrès social et écologique.

Le Pen et Bardella partagent avec Macron et la droite une idée qu’ils expriment : au nom du préalable de la dette, mettre en œuvre l’austérité et laisser les mains libres au (grand) patronat pour décider.

Au contraire, avances par le crédit, emploi-formation, pouvoirs nouveaux pour des critères alternatifs, opposés à la rentabilité financière, et bataille internationale, voilà le mantra qui peut « débloquer » l’économie, la gauche, la France en visant, dans le même mouvement, l’Union européenne et la BCE. C’est une bataille de classe, dans les conditions modernes du XXIe siècle.

Pour engager un mouvement revendicatif en ce sens, nous avons absolument besoin d’un grand mouvement d’idées et de débat dans tout le pays.

De « décloisonner ». Mais décloisonnement n’est pas fusion ! Les communistes, comme force politique, mais aussi beaucoup de syndicalistes ou d’associatifs peuvent y contribuer, l’impulser. Mais, depuis au moins trente ans, ce débat indispensable n’a pas été engagé systématiquement, avec persévérance et esprit de suite dans la société par le PCF. A été nourri, de ce fait, l’effacement du PCF, de son apport original et indispensable, ont été refoulées ses idées novatrices, malgré une certaine médiatisation du parti pour ce qui concerne la dernière période.

Pourtant les 38è et 39è congrès ont affirmé cette nécessité. De même, alors que les élections européennes en étaient l’occasion par excellence, le discours mis en avant dans la campagne a radicalement reculé sur cette exigence, jouant même avec le feu en utilisant, dans ces temps de fascisme marchant, le mot de « souverainisme ». Électoralisme d’une part, mais aussi refus d’affronter les questions de fond, par exemple dans le débat avec les autres forces politiques comme LFI. Existe même l’idée qu’avancer nos propositions économiques essentielles diviserait, alors que les tous récents développements et débats ont commencé à montrer le contraire !

Le mouvement populaire a besoin d’idées révolutionnaires en phase avec les exigences de notre temps…

Il y a besoin, au-delà de la conjoncture politique, d’idées et d’une théorie révolutionnaires, d’un « réarmement idéologique » si l’on veut. En tout cas d’un outillage, de munir le mouvement avec des idées en phase avec les exigences et réalités de notre temps, sans lâcher sur l’ambition de classe et révolutionnaire. Dans des périodes comme celles-ci, des intellectuels responsables politiques ont joué ce rôle, passeurs en quelque sorte des intellectuels créateurs qui, à l’instar de Marx, les avaient précédés. Ce fut le cas de Lénine voire de Jaurès. Mais même Thorez ou Fidel étaient des intellectuels ! Il y a besoin d’une forme de révolution culturelle rompant avec l’ère des discours creux et sans visée de décryptage, ni d’action.

Des forces existent, syndicales, associatives, populaires et dans le PCF… Et surtout des idées, sur la base des avancées considérables réalisées par Paul Boccara, pointe avancée et créative de toute une expérience et d’une réflexion collectives, avec des développements en cours, qu’il faut voir, pousser et s’approprier. Les idées, ces idées, leur sens, au service des luttes, ne pourront se développer qu’en interactions avec les luttes.

En cette rentrée, deux livres sortent qui aideront à nourrir la bataille : l’un aux éditions de l’Humanité (Connaître et agir avec Paul Boccara) constitué surtout d’écrits d’autres que Paul Boccara, et jalonné de ses interviews, ainsi que d’une BD qui fut publiée dans les colonnes de cette revue ; l’autre au Temps des Cerises, constitué des conférences de Paul Boccara dans lesquelles il a récapitulé en détail, mais de façon pédagogique, toute son œuvre et ses apports.

Si je devais résumer notre boussole, au-delà du couple fondamental entreprises/argent, j’y verrais cinq « points cardinaux » :

  • l’argent comme levier pour transformer la gestion des entreprises ;
  • le travail, surtout appelant à développer l’emploi, un autre type d’emploi, comme cœur d’une nouvelle conception de l’économie, en amont des décisions et non pas comme « solde » de l’activité économique, avec le projet d’une Sécurité d’emploi ou de formation, émancipateur jusqu’au-delà du travail ;
  • la mondialisation à révolutionner et l’impérialisme du dollar à combattre, de même que tous les impérialismes rivaux ou les sous-impérialismes (France) pour un monde de coopération et de partage ;
  • l’anthroponomie pour une autre culture de l’autre, une autre relation à la culture, une autre relation à la nature et au vivant, un développement de l’apport créatif de chacune et chacun, au-delà du travail jusqu’à un autre sens de la vie, face notamment aux intégrismes religieux ou à ceux du profit, ou face à l’angoisse écologique ;
  • les services publics et les institutions nouvelles d’intervention sur la gestion des entreprises, et de pouvoirs sur les banques et l’argent avec nouveaux critères à la racine, bataille cardinale…

On en reparlera !

 

 

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