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André CHASSAIGNE/ Député PCF ..

3e : André Chassaigne (Front de gauche, Puy-de-Dôme), 286 500 € en 2013

Lu dans L’HUMANITÉ, André Chassaigne,《un monument de l’assemblée…》

Portrait

André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant »

Figure centrale du PCF et de l’Assemblée nationale, le chef de file des députés communistes a été élu vendredi 14 mars maire-adjoint, à Saint-Amand-Roche-Savine, dans son Puy-de-Dôme natal. Il prévoit de rendre fin mars son mandat parlementaire. Portrait d’un combattant de l’intérêt général.

Député de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme depuis 2012, André Chassaigne quittera son poste à la fin du mois de mars.

© Karim Ait Adjedjou / ABACA

L’un des députés les plus costauds de l’Assemblée nationale, tant par sa carrure massive que par sa grande connaissance du Parlement, a décidé de passer la main. André Chassaigne, figure centrale du PCF, connu pour ses bons mots, ses coups de gueule, sa moustache devenue blanche comme la neige, et sa défense acharnée de la justice sociale, des services publics, de la ruralité et de Cuba, quittera fin mars son siège au Palais Bourbon.

Mais n’allez pas croire que c’est une porte qui se ferme. « Il s’agit surtout d’en ouvrir une pour la suite. J’accorde une grande importance à la transmission. J’ai 74 ans, il est temps de laisser la place », mesure-t-il.

Vendredi 14 mars, le chef de file des députés communistes, président du groupe GDR depuis 2012, a été élu maire-adjoint dans sa commune auvergnate du Saint-Amand-Roche-Savine. « Je reprends le premier mandat que j’ai eu il y a des années, quand j’avais 27 ans. La boucle est bouclée ! », apprécie-t-il. Et quelle boucle. Lors des législatives de 2002, le PCF prend l’eau : il perd 14 sièges et n’en gagne qu’un seul. Qui peut bien enregistrer une telle conquête, à contre-courant de la dynamique nationale ? André Chassaigne.

L’ancien professeur de lettres et d’histoire géographie, devenu principal de collège et maire de sa ville, arrache la 5e circonscription du Puy-de-Dôme. « J’ai été candidat pendant 24 ans avant de gagner, en grappillant des points petit à petit », raconte l’élu, enraciné dans son territoire, et où Michel Charasse, ancien ministre de François Mitterrand, le qualifiait de véritable « service public à lui tout seul ».

« Dédé »

Après avoir usé quatre présidents de la République, douze premiers ministres, et sept présidents de l’Assemblée, celui que beaucoup surnomment « Dédé », aura donc toujours siégé dans l’opposition. « C’est facile de critiquer et de cogner. Et les gouvernements auxquels j’ai fait face le méritaient bien. Mais je me suis toujours méfié des critiques littéraires qui n’écrivent jamais de romans. J’ai donc sans cesse cherché à m’investir dans le corps-à-corps législatif avec cet objectif : être un député d’opposition sans concession, tout en étant capable de revenir en circonscription avec des amendements dans ma besace, pour l’intérêt général », témoigne-t-il.

À la stupeur générale, en 2008, André Chassaigne fait ainsi voter un amendement anti-OGM, qui provoque une crise au sein du gouvernement et de la majorité UMP de l’époque. « J’avais réussi à convaincre suffisamment de députés de droite de la nocivité du projet ! » se remémore-t-il.

Les caméras se braquent sur l’élu. Les troupes présidentielles déposent dans la foulée un amendement similaire, présenté par François Grosdidier, qui est adopté. Et pour calmer le jeu, sans perdre la face, le président Nicolas Sarkozy se déclare publiquement favorable à « l’amendement Chassaigne-Grosdidier ».

« Quand je suis retourné en circonscription, les gens m’ont félicité, puis certains m’ont dit, outrés, qu’ils étaient scandalisés que Sarkozy m’ait appelé ‘‘Chassaigne Gros Dédé’’ ! », rigole encore le député, qui prend la tête du groupe GDR en 2012. François Hollande succède alors à Sarkozy. Les citoyens attendent une politique de gauche. Il n’en sera rien.

« J’ai connu une bonne trentaine de 49.3 »

« Il existe en Auvergne des petites fenêtres dans nos fermes, que l’on appelle ‘‘fenestrou’’. Eh bien à trop vouloir l’emprunter, François Hollande s’est coincé dans le fenestrou de la droite et ne peut plus en sortir ! », lance en 2016 André Chassaigne, aussi bien ulcéré par le projet de déchéance de la nationalité, que par les lois Macron et El Khomri passées à coups de 49.3.

« J’en ai au final connu une bonne trentaine, et on s’y habitue jamais. Nous sommes arrivés à une situation où tout ce que la Ve République avait prévu pour que l’exécutif domine le législatif est utilisé sans aucune mesure, écrasant toujours plus la représentation nationale. C’est catastrophique pour la démocratie. J’avais qualifié le régime de « démocrature » sous le premier quinquennat de Macron. Le ‘‘triple coup de force’’, comme j’ai pu le dire contre la loi El Khomri ou sur les réformes des retraites, est permanent : coup de force contre l’opinion majoritaire des Français, coup de force contre les représentations syndicales, coup de force contre les parlementaires. Personne ne profite de ses assauts d’une violence inouïe du capital contre notre modèle social issu du programme du Conseil national de la résistance. Personne, à part les milliardaires et l’extrême droite », s’indigne le député sur le départ.

« Un internationaliste, un antiraciste, un grand défenseur des droits humains »

En 23 ans au Palais Bourbon, toujours en première ligne, « Dédé » aura mené bien des batailles. « C’est un monument de l’Assemblée, et en même temps c’est un militant. C’est ça qui est formidable. C’est un magnifique porteur de parole pour la ruralité. Un ami des outre-mer. Un internationaliste, un antiraciste, un grand défenseur des droits humains », souligne Huguette Bello, présidente du conseil régional de La Réunion, qui a longtemps siégé avec lui au Parlement.

J’avais des photos du Che dans ma chambre, et chez moi on ne buvait pas de Coca-Cola, et encore moins pendant la guerre du Vietnam.

Car communistes et élus progressistes ultramarins composent ensemble le groupe GDR. « C’est notre spécificité, c’est notre richesse. J’ai eu le bonheur de présider un groupe pour qui le soleil ne se couche jamais, où nous avons tous en commun de lutter pour qu’il n’y ait aucun sous-citoyen, aucun sous-territoire, et une égalité républicaine réelle, que ce soit à 10 heures d’avion de Paris dans les Outremers, à plusieurs heures de train et de voiture dans les territoires ruraux, ou à une heure de métro dans les banlieues populaires », relève André Chassaigne.

Figure très respectée, André Chassaigne l’est aussi de ceux qu’il combat. « Parce qu’il a acquis beaucoup d’expérience sur la défense et du rôle du Parlement, et parce que même quand il cogne dur, ses coups de gueule sont toujours argumentés et justifiés », observe Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

« Un hyperactif et boulimique de travail »

« On est nombreux à l’apprécier humainement, et à le trouver assez coriace, voire redoutable quand on le cherche. Mais on lui pardonne, sauf peut-être ses mots lors de l’Affaire Benalla », souffle un macroniste. En 2018, scandalisé par l’enterrement de la commission d’enquête dédiée à l’obscur collaborateur du président, André Chassaigne étrille la servilité des députés de la majorité, les qualifiant « d’intestins silencieux de la bouche élyséenne » : « vous avez prouvé que même sans colonne vertébrale il est possible de ramper ».

Loi immigration, réforme des retraites, Affaire Benalla… Le Macronisme, une déchéance en 5 actes

Stéphane Peu, pressenti pour reprendre la présidence du groupe GDR avec la coprésidente Emelyne K/Bidi, se souvient bien de ses premiers pas de député devant cette Macronie triomphante : « Nous étions dans le groupe presque tous des néodéputés. Seuls André Chassaigne et Marie-George Buffet avaient une expérience aguerrie du Parlement. Et nous avons été un peu désarçonnés par l’arrogance du nouveau monde, par ces jeunes macronistes vierges d’histoire et de culture politique, soumis au président et tout droit sortis de cabinets d’affaires. André, qui est un personnage hors normes, un hyperactif, un boulimique de travail, a été d’une aide précieuse pour nous accueillir au groupe et nous lancer sur le chemin de l’offensive ».

« Il nous a pris la main. À chaque fois que l’on pose une question au gouvernement, quand on arrive au micro juste devant lui. Il nous glisse cette boutade pour nous détendre et nous mobiliser : ‘‘Attention tout le parti te regarde, pose correctement ta question’’ », se souvient Fabien Roussel, qu’André Chassaigne avait d’ailleurs convaincu de se lancer, lors du congrès du PCF de 2018, afin d’en prendre la tête.

L’échec du Perchoir

L’autre caractéristique de « Dédé », c’est qu’il ne lâche rien. Engagé dans un long combat pour revaloriser les pensions de retraites agricoles, afin qu’aucune ne soit inférieure à 85 % du Smic, le député a dû affronter tous les mauvais coups possibles inventés par les gouvernements avant d’obtenir gain de cause, avec deux lois qui portent son nom, la deuxième étendant la première aux conjointes des exploitants agricoles.

« Au pouvoir, on aurait fait bien plus. Mais il faut savoir être utile en toutes circonstances, dans l’adversité ». C’est cette endurance, son aura et son expérience, qui l’ont amené à devenir en 2024 candidat du Nouveau Front populaire à la présidence de l’Assemblée.

« Si cela n’avait pas été lui, jamais un communiste ne se serait imposé comme candidat commun du NFP alors que nous étions le seul groupe à avoir perdu des sièges. Son autorité et sa personnalité lui ont permis de convaincre non seulement à gauche, mais au-delà. Il a reçu 207 voix lors du vote, contre 220 pour Yaël Braun-Pivet. Seulement 13 voix d’écart, alors que 17 ministres ont pris part au vote pour l’empêcher de gagner, se livrant en dépit de toutes les règles à un cumul des genres entre exécutif et législatif », signale Stéphane Peu.

« André Chassaigne aurait fait un formidable président de l’Assemblée », relève Huguette Bello, qui qualifie le groupe GDR de « pépinière à présidents », puisqu’en plus d’elle à La Réunion, bien d’autres anciens membres ont présidé ou président leur région : Alfred-Marie Jeanne en Martinique, Gabriel Servil en Guyane, et Moetai Brotherson en Polynésie.

« On m’a élevé dans l’idée du rejet de toutes les oppressions »

André Chassaigne n’est pas passé loin, lui aussi, du fauteuil principal d’une assemblée. Sans jamais y avoir pensé avant qu’une occasion historique ne se présente.

« Si c’était arrivé, j’aurais gardé les pieds sur terre. Mon père était ouvrier. J’ai grandi dans une cité Michelin. Quand il revenait de l’usine avec sa musette, mes frères l’ouvraient pour récupérer les résultats sportifs, et moi c’était pour voir s’il n’y avait pas des tracts des syndicats et du PCF. J’avais des photos du Che dans ma chambre, et chez moi on ne buvait pas de Coca-Cola, et encore moins pendant la guerre du Vietnam. On me disait qu’une bouteille vide, c’était une balle pour un petit vietnamien. On m’a élevé dans l’idée du rejet de toutes les oppressions ».

À la place du cola, ce sera donc un verre d’eau ou de vin, pour ce bon vivant, également sauveur de la fraise de veau. « Elle avait été interdite à la consommation. Elle fait pourtant partie d’un plat traditionnel de la montagne thiernoise, le moulet, en référence aux ouvriers à domicile », précise-t-il. Et parce qu’il y a « aussi bien des petits matins que des grands soirs », André Chassaigne a réussi à ce que la fraise de veau retourne dans les assiettes. Alors que la tête de veau est déjà mangée pour fêter tous les 21 janvier la mort de Louis XVI, qui sait si la fraise de veau, l’air de rien, n’a pas elle aussi un petit goût de révolution ?

« Avec la centaine de députés d’extrême droite à l’Assemblée, la révolution, ce n’est pas pour tout de suite, mesure tout de même le député. Le combat politique s’annonce toujours plus musclé. Mais je ne suis pas pessimiste. La gauche, si elle sait combattre frontalement la xénophobie et les inégalités, peut rassembler et renverser la vapeur. » Un combat qu’il n’entend pas abandonner, à son échelle, en plus de faire revivre au local l’ancien collège de Saint-Amand-Roche-Savine et faire restaurer son église.

« À l’Assemblée, mon suppléant, Julien Brugerolles, va prendre la suite. Il est très présent à mes côtés et sur le terrain depuis des années, on va simplement inverser les rôles. Je sais qu’il va très bien se débrouiller », indique Dédé, qui ne quittera pas Paris de si vite. « Maintenant qu’André va avoir plus de temps, nous allons pouvoir l’exploiter davantage au Conseil national du PCF, apprécie Fabien Roussel. Il y intervient régulièrement. Sa parole y est très importante. Il est très aguerri sur les questions internationales, particulièrement brûlantes en ce moment ! »

La dernière question au gouvernement d’André Chassaigne, prévue le 25 mars, ne signera donc pas son dernier acte politique.

Bien au contraire. Comme dit la formule, militant un jour, militant toujours…

Publié le 14 mars 2025

Aurélien Soucheyre

Sans virus.www.avast.com

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Vencorex : Graves menaces sur les usines chimiques du sud de Grenoble…

                                    

Vencorex: François Bayrou a promis des réponses d'ici le 20 février

 

Vencorex :Graves menaces sur les usines chimiques du sud de Grenoble…

Les menaces de fermeture de l’usine Vencorex et la suppression programmée de 450 emplois sur 480 à Pont de Claix ont entrainé une réplique coordonnée des syndicats des différentes entreprises sur les sites chimiques de Pont de Claix et de Jarrie face à l’énorme gâchis industriel qui s’en suivrait en cascade dans toute la chimie au sud de Lyon.

Le journal l’Usine Nouvelle annonce la présence sur le site de Jarrie le 4 décembre dernier, de représentants de la direction d’ARKEMA pour annoncer aux travailleurs et aux syndicats un « plan de recentrage », synonyme selon le quotidien « de réduction notable de la production ».

2 000 emplois directs sont menacés (730 à Pont de Claix, 1 100 à Jarrie) et 6 000 emplois induits dans les différentes filières de production. Derrière cela, c’est une dégradation terrible de l’indépendance industrielle de la France et de l’Europe et une très grande dégradation de la création de valeurs sur nos territoires.

Historiquement l’ensemble industriel s’appuie sur trois infrastructures fondamentales : la production hydroélectrique, une voie ferrée et la production du chlore, intermédiaire dans la fabrication d’un grand nombre de produits chimiques de base. Depuis le début du XXe siècle, les procédés de production du chlore et de ses dérivés ont été adaptés pour répondre aux enjeux de sécurité (ils sont situés dans des zones d’habitation, d’abord des personnels qui les faisaient fonctionner et depuis les années 1960 au cœur de l’agglomération grenobloise en plein développement)  ;

Aux enjeux environnementaux, pour les mêmes raisons d’implantation dans des zones très densément peuplées. Leur prise en compte s’est effectuée très tôt, dès les années d’après-guerre, grâce aux équipes de recherches installées sur les sites qui sont à l’origine de nombreux procédés exploités aujourd’hui  ;

Aux enjeux économiques, par les synergies des procédés industriels imbriqués dans le réseau des infrastructures de la chimie au sud de Lyon.

À cela s’ajoutent :

Des compétences professionnelles, techniques, et scientifiques représentant un savoir cumulé exceptionnel  ;

Des ressources naturelles (chlorure de sodium dans la Drôme des collines et l’eau des nappes phréatiques alimentées par le Drac)  ;

Des produits pétroliers depuis le vapocraqueur de Feyzin.

Ce que la gestion capitaliste de notre industrie pourrait détruire si les forces syndicales et politiques n’organisaient pas la riposte :

Sur le site de Pont de Claix.

 

La société Vencorex est l’entreprise menacée directement à la suite d’une gestion calamiteuse qui a conduit à son rachat et sa mise en faillite en quelques années par une société concurrente appartenant à l’État thaïlandais. La concurrence internationale déloyale a placé une entreprise dont les actifs sont évalués à plus d’1 milliard d’euros, à se voir proposer par son principal concurrent chinois un rachat pour un million d’euros, la destruction des installations et la capture de tous les brevets industriels.

Concrètement seront arrêtées les productions de chlore et la production de produits intermédiaires (HDI et TDI) à la base de la fabrication de mousses (sièges, semelles de chaussures…) ou de tissus synthétiques (élastomères et autres fils synthétiques techniques…) et de polyuréthanes utilisés dans les fabrications de peintures pour les carrosseries des véhicules automobiles, avions, trains…

En amont :

l’extraction du sel des mines situées sur les communes de Hauterives et Tersannes dans la Drôme des collines se fait après dissolution dans l’eau à 2000 m de profondeur.

L’autorisation préfectorale d’extraction et de transfert de 300 000 t/an de saumure produite par la Société Chloralp, filiale de Vencorex, vers le site de Pont de Claix est autorisée jusqu’en 2043. L’arrêt de la production de chlore depuis le début de la grève, il y a 6 semaines, est en passe de provoquer une catastrophe environnementale, la saumure étant produite en continu à un débit de 30 m3/h et risquant de déborder dans les champs environnants. La dissolution des sels à une profondeur de 2 000 m ne peut pas être stoppée car elle est imbriquée dans un ensemble complexe de transfert de fluides et de gaz par pipeline entre Feyzin, Roussillon et Pont de Claix  ;

les consommations électriques du site représentent la consommation d’une ville de 70 000 habitants. Les installations de la société Solvay qui produisent l’électricité et la vapeur d’eau sont donc concernées.

En aval sont concernées :

La société Seqens qui valorise l’acide chlorhydrique principalement vers des filières de produits pharmaceutiques  ;

Suez qui exploite un incinérateur à très haute températures (torche à plasma) pour le traitement de déchets spéciaux produisant ainsi une partie de la vapeur utilisée sur le site; Air Liquide qui distribue les principaux gaz générés ou importés sur le site (hydrogène et monoxyde de carbone).

Et sur le site chimique de Jarrie

Arkema produit le chlore, la soude et l’hydrogène à partir du chlorure de Sodium de Pont de Claix.

des dérivés chlorés organiques, Chlorure de Méthyle expédié à Roussillon (production de silicones)  ;

chlorate de soude (agent de blanchiment papier haut de gamme)  ;

perchlorate de sodium (élément de carburant fusée Ariane et autres fusées…)  ;

fluides caloporteurs pour les transformateurs électriques HT (remplaçant les pyralènes)  ;

eau oxygénée (détergent, désinfection dans diverses applications de traitements environnement, emballages…).

 

Autres industries sur le site de Jarrie :

Framatome produit des sels de zirconium, produits intermédiaires dans le processus de purification du zirconium métallique de qualité nucléaire, constituant les éléments d’emballage et d’assemblage du combustible des réacteurs nucléaires. L’usine Framatome de Romans réalise le chargement du combustible dans les tubes en zirconium.

Framatome produit également du hafnium métallique pur et ultra-pur (barres de contrôle dans les réacteurs nucléaires, cloisons de protection contre les radiations, fuselage d’avions, coque de smartphones…).

Des oxydes de zirconium et de hafnium utilisés dans la fabrication de céramiques de hautes pureté (applications médicales, optiques…).

RSA produit des alumines et des saphirs synthétiques destinés à des applications dans l’aérospatiale, l’aéronautique, l’éclairage LED, l’horlogerie, les céramiques techniques…

Tout l’ensemble industriel rassemble des productions à très haute valeur ajoutée, produites sur des installations modernes, performantes, avec de grandes compétences en matière de sécurité technologique et environnementale et des services de secours et de surveillance de la santé des travailleurs intégrés.

L’État et les collectivités locales ont payé un tiers des 100 millions d’euros investis récemment dans la modernisation des installations d’électrolyses du chlore de Vencorex.

Fabien Roussel, André Chassaigne, et des élus de l’Isère réclament la nationalisation immédiate de Vencorex.

La chimie du Sud grenoblois est indispensable aux applications telles que le traitement des eaux, la désinfection, les peintures et revêtements de surface, l’aérospatial, le nucléaire, les silicones, l’électronique, le blanchiment de la pâte à papier…

L’intersyndicale CGT, CFDT, CGC des différentes entreprises mène une bataille au cœur de l’industrie chimique française, au cœur de l’industrie française !

Nous devons les aider à gagner !

3 janvier 2025

Christian Chevalier/Humanité 

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la Lettre de Patrick LE HYARIC !
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Pour une paix juste et durable en Ukraine..

DIPLOMATIE. Poutine et Trump tiendront leur premier sommet le 16 ...

 

Pour une paix juste et durable en Ukraine

Le vrai danger, c’est le couple Trump-Poutine

Le premier annonçait le 4 mars 2025, dans son discours de l’état de l’union qu’il avait reçu une lettre de Zélensky qui disait que «l’Ukraine est prête à s’asseoir à la table des négociations dès que possible pour se rapprocher d’une paix durable»

Il a parlé abondamment de tous les mérites qui lui revenaient dont celui d’avoir réussi à faire plier le président de l’Ukraine en pleine guerre, invité mal élevé et ingrat, l’Europe avait insisté pour qu’il soit reçu. Trump n’en avait pas vraiment envie, Il le lui a fait sentir, il l’a humilié et provoqué, sciemment. Il exigeait des compliments, des courbettes et de la pommade pour son égo incommensurable.

Comme s’il sortait, lui, de la haute école des «bonnes manières», très proche du personnage de Frédéric Dard, San Antonio, recordman absolu de la littérature populaire : grossier, vulgaire, violent, méchant, sauf que Trump, lui, n’est pas drôle du tout, contrairement au héros de nos polars tordants.

Lui, l’odieux, il ne rigole pas avec le fric, il ne pense qu’à ça. Il a décidé de commencer par un droit sur les «terres rares» qu’il veut se réserver. Et Zélensky n’avait pas voulu signer ! Pourquoi une telle précipitation ? Trump en a fait un cyclone.

D’abord, il le met dehors, sans le regarder ni l’accompagner après l’avoir accusé de vouloir poursuivre la guerre ! Mensonge car il n’était là que pour faire partie des pays impliqués dans la guerre décidée par la Russie. Naturel, non ? Pas pour Trump. Il ment comme il respire, c’est un homme d’affaires, c’est dans leur ADN. Vous voyez ce qu’ils deviennent quand ils sont milliardaires, de père en fils, de surcroît, le voilà président des E-U. Il s’enfonce dans le conservatisme le plus dictatorial.

Il est au sommet de son pouvoir, il ne peut que descendre, il fait toujours partie des maîtres de la finance qui ont pour vocation que leur business rapporte encore plus et plus vite, pour ceux qui ont investi. Les autres, ils n’ont qu’à travailler et chercher du travail…juste pour manger et survivre, ne pas régresser. Ils sont tellement plus nombreux et oubliés dans ce capitalisme sacralisé !

 

Trump a pris le parti de son ami Poutine, soutenu par la plupart des ultras-nationalistes d’Europe. Ce sont les deux plus grosses défenses nucléaires mondiales. L’Ukraine perdrait les territoires reconquis par la Russie. Trump exige le leader-ship de la négociation, du seul fait qu’il est le financeur principal des dépenses militaires qu’il a arrêtées pour mettre l’Europe à contribution, c’est-à-dire NOUS. Et c’est affolant…Sauf pour les milliardaires !

 

Rien n’est encore matérialisé, le soutien de l’U-E est acquis à l’indépendance de l’Ukraine, du moins pour une majorité de pays mais pas tous. Et il va falloir sortir beaucoup d’argent et de convictions pour arriver au cessez-le-feu, puis à l’arrêt de la guerre, l’armistice entre toute les parties concernées, y compris la Russie qui continue son annexion, sa bonne entente avec les E.-U. De Trump. Et décidée à garder ses acquis, voire plus. Un sommet européen crucial a débuté jeudi 6, avec Zelensky, après l’allocution la veille d’E. Macron en France

Des propositions très sérieuses

Trump s’est retiré pour mettre en grande difficulté financière l’union européennne donc l’Ukraine qui ne pouvait déjà pas, même assistée des E.-U gagner la guerre contre la Russie qui va mieux respirer même si l’U-E entend exiger le maintien d’un Etat souverain envahi militairement par son voisin pour récupérer des terres qu’il revendique.

C’est ce qu’est en train de faire Trump en plus étalé, en Palestine et autour, sur la planète, ignorant comme Poutine le droit international, d’où leurs affinités. Et leur stratégie, d’organiser un accord qui permette à Poutine de faire reconnaître son but et ses intentions à ce stade.

D’autant que l’Ukraine avait appartenu à l’ex-URSS dans sa totalité mais cela donne-t-il un droit aujourd’hui ? La question est politique, la guerre économique mondiale est déclarée par Trump et menace tous les pays.

Il y a trois jours, Fabien Roussel a abordé sur France-inter ce sujet brûlant et la position du PCF dont voici quelques extraits, l’intégralité en PJ : «  Il y a un pays qui en a envahi un autre : l’Ukraine. Il y a un droit international qui été largement bafoué par le président Poutine.

L’urgence pour tout le monde c’est de passer à un accord de cessez-le-feu et un accord de paix solide et durable…pas de paix artificielle ! C’est la raison pour laquelle nous appelons à une conférence européenne (elle est en cours à Bruxelles), -pas seulement européenne ni pour pouvoir se réarmer et faire la guerre plus tard-

avec la présence d’autres pays d’Europe (hors U-E) mais aussi, la Russie, les E.-U., peut-être les Brics ?

La France de M. Macron a été atlantiste à 1 000% et attentiste jusqu’au bout ! Nous avons suivi les E.-U ces dernières années et avec une option militaire exclusivement. Il n’y aura pas d’issue militaire. Il y aura forcément des négociations.

Il fallait la victoire militaire de l’Ukraine à tout prix, ce n’était pas possible. Depuis trois ans nous disons qu’il n’y aura pas d’issue militaire…Je l’ai écrit à Mr Macron le 6 juillet 2023, avec des propositions à mettre sur la table pour discuter, que portent aussi d’autres pays. On y est mais il aura fallu trois ans !

Il faut le retrait des troupes russes, il faut faire respecter la souveraineté des peuples et donc de l’Ukraine. Il ne peut pas y avoir de paix dans le dos de l’Ukraine, ni dans le dos des Russes. Je demande instamment que la France et l’union européenne fassent le choix de dialoguer avec Mr Poutine.

Il ne faut pas laisser discuter ensemble Trump avec Poutine parce qu’ils sont capables de sceller un accord sur le dos de l’Europe et de l’Ukraine.

Donc il faut avoir le courage et la force d’aller vers une solution politique et diplomatique, comme ça avait été fait au plus haut de la guerre froide dans les années 1970, avec les accords d’Helsinki …. »

Nous en sommes, en effet, à un moment très crucial de notre histoire. J’ai entendu pa rler de 800 milliards engagés en quelques jours pour la défense de l’Europe. On va les prendre où ?

René Fredon

https://actu.orange.fr/monde/ukraine/ukraine-trump-affirme-que-zelensky-est-pret-a-negocier-CNT000002hHK40.html

 

https://actu.orange.fr/monde/ukraine/donald-trump-accentue-sa-pression-sur-kiev-il-veut-revoquer-le-statut-de-240-000-ukrainiens-aux-etats-unis-magic-CNT000002hLxH9.html

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Fabien Roussel : face à Trump, « c’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre »

 

Fabien Roussel : face à Trump, « c’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre »

Face à l’offensive de Washington contre l’Europe, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, juge que l’Otan devient « caduque ». Il appelle à retrouver une autonomie diplomatique.

Pour Fabien Roussel, face aux attaques de Donald Trump, l’Union Européenne doit retrouver une autonomie diplomatique en dehors de l’Otan.

© Omar Havana / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Donald Trump a annoncé une taxe de 25 % sur les produits européens. Comment réagissez-vous ? Est-ce une déclaration de guerre commerciale ?

Fabien Roussel

Secrétaire National du PCF

Les États-Unis n’ont en réalité jamais cessé de nous faire une guerre commerciale. Ils le font désormais à visage découvert. Ces droits de douane, s’ils venaient à être appliqués, nécessiteront une réponse ferme de la part de l’Europe. En réalité, la prise de position de M. Trump va obliger à la clarification. À Bruxelles, une partie de l’élite européenne va devoir sortir de son ambiguïté : ou elle défend les intérêts des peuples en Europe ou elle s’accroche au libre-échange qui nous fait tant de mal.

Dans cette guerre économique, l’Union européenne doit appliquer ce qui se pratique ailleurs : la commande publique doit être un levier puissant pour soutenir nos PME et nos entreprises face à ce choc considérable qui se dessine. Clarification aussi à Paris. Qu’il me soit d’ailleurs permis de relever que le RN n’utilise qu’un mot pour défendre la France face à cette agression. En effet, Mme Le Pen et M. Bardella appellent à « collaborer » avec Trump. Comme toujours, la collaboration, jamais la résistance…

Ces annonces sont-elles l’occasion de remettre à plat notre dépendance diplomatique vis-à-vis des États-Unis ?

C’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre : diplomatique, énergétique, industrielle. Nous sommes les seuls à avoir porté, depuis des années, avec constance, la nécessité d’une réelle autonomie stratégique de la France, dans l’Europe. L’Union européenne s’est enfermée dans le suivisme, diplomatique et militaire, via l’Alliance atlantique, sur les stratégies états-uniennes.

Économiquement, une partie de la classe politique a vendu la France à la découpe aux Américains – je pense, par exemple, à la branche énergie d’Alstom vendue à General Electric en 2014. Nous avons néanmoins des atouts : la France et l’Europe sont incontournables. Ne doutons pas de nos forces. Ce moment peut être l’occasion de reconstruire puissamment notre industrie.

Ces déclarations s’inscrivent dans une offensive plus générale contre l’Europe – sur le plan diplomatique comme idéologique. Selon vous, la réponse diplomatique de la France et de l’UE est-elle à la hauteur ?

De toute évidence, à travers les décisions de Trump, autant que par les ingérences de J. D. Vance ou Elon Musk, le nouveau pouvoir américain veut déstabiliser toutes les nations d’Europe et favoriser l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Comme Poutine d’ailleurs. C’est à cette fin qu’il promeut une idéologie identitaire, nationaliste et ouvertement raciste.

La réponse des dirigeants actuels de l’Union européenne est pitoyable, dépourvue de la plus élémentaire dignité. Quant à l’Otan, elle est devenue caduque.

 

Quelles nouvelles alliances la France et l’Union européenne doivent-elles nouer ?

En lieu et place de l’Otan, l’Europe doit s’orienter vers une autonomie stratégique à laquelle elle a totalement renoncé, permettre à ses nations de conclure entre elles des accords de défense mutuels rompant avec l’alignement atlantiste d’hier, définir une politique de paix débouchant sur la négociation d’un traité de sécurité collective pour l’ensemble du continent. Il faut arrêter avec le deux poids deux mesures en matière de droit international comme on le voit en Palestine dont Trump veut faciliter l’annexion par l’actuel pouvoir israélien.

Droits de douane : quelles répercussions pour l’économie européenne après les annonces de Donald Trump ?

Et s’orienter vers de nouvelles coopérations solidaires avec les Brics, avec les pays que l’on appelle désormais du « Sud global ». Ni allégeance ni alignement mais dialogue et diplomatie, voilà les deux lignes que nous devons défendre au service de la Paix. Cela n’empêche pas d’être ferme sur des principes et le respect des règles internationales, en remettant l’ONU au cœur des enjeux mondiaux. C’est au service de ces objectifs que la France doit récupérer une voix forte et souveraine.

Pour finir, les États-Unis entendent régler le conflit en Ukraine en organisant un dialogue avec la Russie, sans l’Europe. Que penser du « deal » américain sur les terres rares en Ukraine ?

Je n’ai cessé de dire : « Il n’y aura aucune issue militaire à ce conflit. » On s’en rend compte maintenant….

Mais que de temps perdu après l’invasion par la Russie de l’Ukraine et son cortège de morts et d’horreurs. Trump ne pense qu’à une chose : l’argent. C’est un businessman. Comme Poutine, c’est un oligarque. Il faut négocier et penser aux peuples d’abord, ukrainien, européens, russe ! Et ne pas suivre les gouvernements qui veulent nous entraîner dans la surenchère guerrière avec la Russie.

Publié le 27 février 2025

Cyprien Caddeo

 

Actualités

Trump perd son sang-froid !

 

Marianne - Échange tendu aujourd'hui à la Maison-Blanche ...

Source  le Journal Mariane 

Trump perd son sang-froid 28-02-25

Ils sont tellement étourdis.Il voulait faire signer Zélenski pour laisser à son ami Poutine tout ce qu’il avait conquis, envahissant l’Ukraine en février 2022. Trump traitait l’U-E avec le même mépris. Inacceptable. Il agit en propriétaire, une vieille habitude.

Pourtant, Trump a dû céder et lui ouvrir, à contre-coeur, la Maison Blanche, à la demande de Macron pour l’Europe unie, si on peut dire «  créée pour faire ch… les Etats-Unis » selon Trump dans son style le plus délicat, au ras du caniveau.

Pas besoin d’être un supporter de Macron, Zélenski et des politiques d’austérité de l’U-E pour reconnaître et dire qu’il y a pire avec Trump et l’extrême-droite qui veulent dominer le monde en fédérant les conservateurs les plus nationalistes jusqu’aux admirateurs du IIIè Reich où l’on marchait au pas de l’oie.. Trump s’est montré incapable d’être à la hauteur de sa fonction, ce que la planète aura constaté dans toute sa dimension.sic

Comme il ne pouvait pas refuser d’ntendre ce que Zelenski avait à dire et vécu pendant trois ans avec les Ukrainiens, Trump étalait sa vulgarité. Il ne comptait que sur son statut de président des E.-U sans arriver à lui faire la leçon . Mais tout pour Poutine, tout de même « ne perdons pas de temps, signez, la Russie est d’accord, pas vous, vous voulez continuer, alors ?..sic. » Est-ce bien Poutine qui a envahi l’Ukraine? Les E.-U étaient-ils bien dans le camp de l’Ukraine et même les plus déterminants. La mouche aurait donc changé d’âne ?

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. IIs se connaissent depuis longtemps, Trump en est fier et même il l’admirerait car il serait un vrai tsar et même un(e) star, car il adore les milliardaires et tous les deux ils sont gourmands de terre…rares mais aussi normales et puis leurs deux puissances pourraient freiner l’ardeur de la Chine

Et puis les EU se retireraient de l’Ukraine et lui laisseraient, avec l’Europe, le fardeau du coût de la la protection et de la sécurité qu’ils assuraient jusqu’alors, en prenant quelques surfaces «de terres rares» pour leurs propres comptes qu’ils ne dissocient pas de celui de leur pays car ils se disent «patriotes» jusqu’au bout des doigts, tu parles ? Ils vont laisser les Européens payer leur propre défense, ça fera quelques milliards de plus pour les E.-U., ils ne cracheront pas dessus.

Sauf que l’accord n’a pas été signé !

Ce fut le sommet du défouloir, ils se sont lachés en se renvoyant la responsabilité brut de décoffage aucun n’écoutait l’autre. Trump n’en pouvait plus, il s’est levé et a fermé la boutique sans regarder l’invité, la réunion était annulée puisqu’elle n’avait servi à rien. Oh si ! Trump venait de révéler sa déception et sa colère, il avait largement perdu le deuxième round après avoir copieusement humilié et ignoré celui qu’il n’invitait pas le président de l’Ukraine pour décider des conditions de la paix? La planète entière en a été témoin. Surréaliste.

Pourtant, les trois chefs d’Etats (Poutine, l’agresseur, Zelenski, l’agressé, Trump, le protecteur) celles et ceux de l’UE sont partisans du même sytème économique capitaliste, et du même niveau hiérarchique. C’est donc le pays extérieur le plus puissant, ses milliardaires avec l’OTAN ses chars et avions qui paye et donc décide ? La paix, il s’en charge, il s’entend avec l’envahisseur et se charge du reste. Mais ça prendra plus de 15 jours.

D’autant qu’il a annoncé des objectifs très démesurés,qui en disent long sur sa soif de grands espaces à conquérir, de gré et de force pour que son pays devienne encore plus puissant, plus dominateur et nos élites encore plus riches de nous projeter cent ans en arrière en rendant hommage aux nazis partis à la conquête du monde et dont se réclament nombre de leurs thuriféraires cent ans plus tard.

Mais où va-t-on si on ferme les yeux sur ce qu’on ne veut pas voir ou entendre?. Marine Le Pen, comme il se doit, trouve le moyen de minorer le clash historique : »Que deux dirigeants défendent les intérêts de leur nation ne m’apparait pas quelque chose d’extraordinaire ...»Ceux qui disent que les Etats-Unis ne sont pas des alliés ne sont pas raisonnables. « Ben voyons, elle est risible. Elle est aussi très proche de Poutine, donc de Trump. Logique

La technique de Trump c’est de ne rien céder. Aussitôt en partance pour son golf de Floride, il déclarait vouloir un“cessez-le-feu maintenant en Ukraine » A propos de son homologue « il a sur-estimé ses atouts en main et veut continuer à se battre et qu’on le soutienne, mais on ne va pas faire ça. Il ne veut pas faire la paix « .

“Concluez un accord ou on vous lâche”, avait lâché le président américain au tout début de cette chaleureuse entrée en matière. Que c’est stimulant? l’entretien n’avait guère de chances d’aboutir. Trump, en bon impérialiste, veut qu’on ne le contrariera pas. Il bluffait quand il avait lancé qu’en 15 jours il en aurait fini avec la guerre en Ukraine. Parce qu’il a voulu écarter les plus concernés et fixer les conditions, en dictateur très aguerri, ça va plus vite !

Cet événement a et aura des retentissements politiques de longue portée avec des conséquences multiples en rapport direct avec nos vies quotidiennes de plus en plus alléatoires pour l’immense majorité des familles.

Dès le lendemain Zélenski et Trump s’étaient laissé convaincre par des chefs d’Etats européens dont la l’Angleterre, la France, l’Italie..de se retrouver d’abord à Londres, on espère pas seulement saluer le Roi mais montrer les poignées de mains de la résurection et des signatures tant attendues sans oublier…l’Ukraine.

René Fredon

https://actu.orange.fr/monde/ukraine/je-n-arrive-pas-a-croire-que-j-ai-dit-ca-donald-trump-traite-volodymyr-zelensky-de-dictateur-et-retropedale-magic-CNT000002hG0MT.html

 

Actualités

UCR/CGT :Le 23 mars , les retraités (e) se font entendre !

 

Il y a 80 ans en octobre 1945 au sortir de la Seconde guerre mondiale, Ambroise Croizat,ministre du Travail, crée la Sécurité sociale ins-pirée du programme du Conseil national de laRésistance.
À l’époque, l’objectif est de protéger la popu-lation des risques liés à la maladie, à l’invalidité,aux accidents du travail, voire au décès, maisaussi de permettre aux familles et aux retrai-té·es de vivre dignement. Grâce à la Sécuritésociale, basée sur les principes de solidarité et d’universalité, tous les citoyen·nes, quelle que soit leurs professions, leurs situations person-nelles et financières sont protégé·es.
Dans un pays dévasté et exsangue au sortir dela guerre, le financement de la Sécurité socialeétait assuré par le prélèvement de cotisationssociales sur le salaire.
Dès le début, bien que cela n’impacte en rienson patrimoine, le patronat a tenté de combattre
l’idée de prélèvement pour financer la Sécuritésociale. Dès le départ il aurait préféré engrangerplus de profit. Mais le rapport de force, 5 millionsd’adhérent-es à la Cgt et son influence ont permis
l’avancée sociale majeure du XX e siècle en France.
La création de la Sécurité sociale a aussi étéprofitable pour les employeurs qui ont ainsi bé-néficié d’une main d’œuvre en bonne santé, qui n’a pas à se soucier du lendemain, et donc plus productive.
Sans oublier que, depuis sa création, la Sécuritésociale a joué un rôle de solidarité et d’amor-tisseur social face aux crises économiques, bour-sières et sanitaires et a permis de faire progresser l’espérance de vie en bonne santé.
Mais l’obstination du patronat et des libéraux à se désengager de son financement collectif, basé sur les richesses créées par le travail, met en péril la Sécurité sociale et donc la santé et l’espérancede vie de la population. Ainsi l’insistance du pa-tronat pour exiger des gouvernements la mise enplace d’exonération de cotisations sociales desemployeurs diminuent fortement les recettes :656 milliards en cumulé depuis 1992.
Au fil des réformes régressives mises en œuvredepuis des années par les différents gouverne-ments, la part du financement par la cotisation so-ciale diminue au profit de l’impôt tel que la CSGsupportée, surtout, par les salarié·es, les retrai-té·es et les privé·es d’emploi. La mise en œuvredes lois de financement de la Sécurité socialedepuis 1996 a conduit à gérer la Sécurité sociale non plus en fonction des besoins de la populationmais en fonction de recettes prévisionnelles votées au parlement ou imposées par l’article 49.3.

Le 20 mars 2025
LES RETRAITÉ·ES SE MOBILISEN POUR RECONQUÉRIR
LA SÉCURITÉ SOCIALE retraité·es
VITALEVITALE POUR TOUTESPOUR TOUTES
ET TOUSET TOUS LA SÉCU,LA SÉCU,

Les premières conséquences sont la hausse du reste à charge pour la population des dépenses de santé (ticket modérateur), des franchises mé-dicales, la remise en cause de la prise en charge à 100 % des Affections longues durées, le dé-remboursement de certains médicaments, unmanque de médecins généralistes et spécialistes,un manque de moyens pour l’hôpital public, legel des pensions de retraite…
Aujourd’hui, pour pouvoir se soigner mais aussivivre décemment à la retraite, les gouvernements inspirés par le patronat incite la population à setourner vers le système assurantiel privé pour pouvoir se soigner, à capitaliser pour complétersa pension de retraite.
Les désengagements de la Sécurité sociale et lereste à charge zéro impacte les prises en charge des complémentaires santé qui ne cessent d’aug-menter leurs  tarifs (entre 8 et 10 % en 2025).700 000 retraité·es n’ont plus de complémen- taires santé et 1,6 millions ne se soignent plus oupeu, pour des raisons de coût.
Aujourd’hui en France, 6 e puissance mondiale,l’espérance de vie en bonne santé recule.
Le patronat, les libéraux martèlent que la France n’aurait plus les moyens de financer une Sécuritésociale telle qu’elle a été créée.
Le pays en a les moyens, c’est juste une questionde répartition des moyens financiers :
l 170 milliards d’euros d’aide aux entreprises
l 45 milliards d’euros d’aide pour le chômage
partiel
l 80 milliards d’euros d’exonération de cotisation
sociale sans contrepartie en 2024
Des sommes qui pourraient permettre de financernotre système de protection sociale et combler
le déficit organisé de la Sécurité sociale qui est le résultat des politiques menées depuis des dé-cennies. Des sommes qui permettraient de ré-pondre aux besoins de toute la population.
Face à cette situation, l’UCR-CGT porte des re-vendications réalistes et atteignables :

l Une Sécurité sociale intégrale qui couvre l’en-semble des aléas de la vie de la naissance à la
mort
l Un financement de la Sécurité sociale basée surla cotisation sociale sur l’ensemble des revenus
des salarié·es (salaire, intéressement, primes…)ainsi que les dividendes
l L’arrêt des exonérations de cotisations sociales
l La transformation de notre système de santé
l La création d’un pôle public du médicament
permettant de réintégrer sur le territoire la re-cherche, la création, la tarification.

• Mon pouvoir d’achat • Ma retraite • Ma santé • Mes besoins quotidiens  ..Pour défendre mes revendications
Bulletin à retourner à ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Nom et prénom : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Adresse : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Code postal et ville : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Branche professionnelle d’origine : …………………………………………………………………………………………………………………………..
Mail : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Tél. : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Informatique et liberté : En application de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification pour toutes informations vous concernant.
Ces informations pourront être cédées à des organismes extérieurs, sauf si vous cochez la case ci-contre
J’adhère à la CGT
POUR L’UCR-CGT, LA SÉCURITÉ SOCIALE DOIT RETROUVER SES MISSIONS
PREMIÈRES QUI SONT DE SÉCURISER ET PROTÉGER L’ENSEMBLE DES
CITOYEN·NES CONTRE TOUS LES ALÉAS DE LA VIE.
L’UCR-CGT appelle toutes et tous les retraité·es à se mobiliser le 20 MARS sur tout le territoire pour exiger le DÉVELOPPEMENT de notre protection sociale, l’AUGMENTATION du pouvoir d’achat des retraité·es par la REVALORISATION des pensions de 10 % immédiatement et le RELÈVEMENT des taux minimun   de 300 € pour les petites retraites.

Actualités

Quinn Slobodian, historien : « Le capitalisme est réinventé par les droites radicales!
Entretien Quinn Slobodian, historien : « Le capitalisme est réinventé par les droites radicales »

Loin d’être des exceptions, les « zones écnomiques spéciales » façonnent aujourd'hui l’ordre mondial. L’historien canadien Quinn Slobo :dian analyse le fonctionnement de ces oparadis fiscaux et la place de premier plan qu’ils occupent à la faveur des victoires idéologiques des libertariens radicaux.

Depuis trente ans, le capitalisme s’organise au-delà des frontières nationales à travers plus de 5 400 « zones économiques spéciales », redéfinissant les logiques du pouvoir. Dans son dernier ouvrage, Le Capitalisme de l’apocalypse ou le rêve d’un monde sans démocratie, Quinn Slobodian explore cette transformation et met en lumière un projet plus radical : celui des libertariens radicaux, qui voient ces zones comme des alternatives aux États-nations démocratiques. Dans cet entretien, il revient sur les implications politiques mondiales de cette recomposition.

Comment ce que l’on appelait jusqu’ici les « paradis fiscaux » ont pu façonner et structurer ainsi le capitalisme contemporain ?

Pour comprendre, il faut déconstruire le récit dominant qui postule l’existence de deux trajectoires opposées pour l’économie mondiale : d’un côté, la poursuite de la mondialisation ; de l’autre, un repli nationaliste. Si l’on observe attentivement certaines dynamiques territoriales, une alternative se joue à l’intérieur même des nations, mais également au sein de petites enclaves qui s’affranchissent du cadre étatique traditionnel. Des chefs de gouvernements comme Victor Orban, Giorgia Meloni ou Boris Johnson ne cherchent pas tant à refermer leur pays sur lui-même qu’à renforcer sa compétitivité à l’échelle mondiale.

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Cette stratégie passe notamment par la création de zones économiques spéciales, à l’instar de la Hongrie, qui y voit un levier d’attractivité pour les investissements étrangers. Beaucoup de figures issues du monde de la tech partagent cette vision qui tend à fragmenter les États en unités plus réduites, perçues comme plus fonctionnelles, tout en recherchant des alliances stratégiques à l’échelle mondiale auprès de micro-enclaves autonomes. Loin d’un rejet du capitalisme mondialisé, cette stratégie traduit plutôt une réinvention de celui-ci par les droites radicales, qui adaptent leurs territoires aux exigences du marché global.

Comment différencier néolibéraux et libertariens ?

Le néolibéralisme et le libertarianisme peuvent être considérés comme des concepts largement équivalents, ou du moins étroitement liés. Toutefois, cette dernière doctrine recouvre plusieurs courants de pensée distincts. L’un d’eux, l’anarcho-capitalisme, prônant l’abolition totale des structures gouvernementales, en constitue la forme la plus radicale. Longtemps relégué aux marges du débat intellectuel et politique, il était perçu comme une idéologie sans réelle influence. Sa montée en puissance est aujourd’hui manifeste, jusqu’à devenir une idéologie quasi dominante. Des chefs d’État comme Javier Milei s’en revendiquent explicitement.

Moins de vingt ans après la « fin de l’histoire », le fondateur de PayPal Peter Thiel affirmait ne plus croire en la compatibilité entre démocratie et liberté. Comment interpréter ce renversement de perspective ?

Les années 1990 sont généralement considérées comme l’ère du capitalisme démocratique. Mais ces réussites économiques les plus célébrées reposaient sur un capitalisme non démocratique, comme à Dubaï et à Hong Kong. L’invasion de l’Irak en 2003, officiellement menée au nom de l’implantation de la démocratie et du capitalisme, constitua également un désaveu et un tournant majeur, ébranlant le consensus. Un regard plus cynique s’est alors imposé, érigeant en modèles Dubaï ou la Silicon Valley, où le capitalisme pouvait prospérer sans être contraint par les exigences démocratiques.

Dès 2009, Curtis Yarvin, figure de la droite techno-libertarienne, oppose l’Irak démocratique mais chaotique à Dubaï, monarchie entrepreneuriale stable mais sans élections. Cette réflexion marque un tournant dans l’essor du néoréactionnarisme, qui remet en cause la démocratie libérale. Ce qui nous ramène à la relation entre néolibéralisme et libertarianisme. Ces courants ont toujours été traversés par une tension fondamentale : tout en dénonçant l’État et en affirmant leur rejet de son intervention, ils en dépendent pourtant pour la mise en œuvre de leurs propres politiques.

Après la victoire de Trump, comment cette fragmentation peut-elle se manifester aux États-Unis et dans le monde ?

Des figures telles que Musk, Altman ou Andreessen mobilisent autant que possible les ressources de l’État afin de financer des technologies de rupture dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, l’exploration spatiale ou les véhicules autonomes. C’est une forme de captation de l’État pour les intérêts de la Silicon Valley, ce complexe technico-industriel auquel Biden faisait référence dans son discours d’adieu, mettant en garde contre son emprise croissante. Si la captation de l’État vise son propre dépassement, elle peut conduire à une forme de sécession interne. Le démantèlement de l’État central favoriserait une décentralisation du pouvoir et des structures d’organisation, aboutissant à une fragmentation institutionnelle inédite.

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Contrairement au complexe militaro-industriel, qui reposait sur une autorité centrale forte, cette dynamique tend à morceler les structures étatiques. Chaque État adapterait alors ses lois sur le travail, l’avortement, et sa fiscalité pour attirer des investisseurs et des résidents ciblés, une compétition dont les élites de la tech seraient les principales bénéficiaires. Cette dynamique s’inscrit dans un double mouvement : d’un côté, une expansion vers l’extérieur, où Musk investit des marchés en Italie ou en Chine ; de l’autre, un repli vers des espaces autonomes plus restreints, à l’image de la ville-entreprise qu’il développe au Texas.

Ce phénomène ne se limite ni à une dynamique strictement nationale ni à une expansion purement globale, mais repose sur un maillage territorial combinant des zones internes et externes. Loin de l’image traditionnelle de l’extrême droite, il en constitue pourtant une expression contemporaine. Le lien entre Musk et l’AFD ne peut être compris si l’on réduit l’extrême droite à un nationalisme territorial. Il s’agit plutôt d’un projet fondé sur l’interconnexion des marchés et une logique de compétitivité économique privilégiant l’optimisation plutôt que le protectionnisme.

L’Union européenne a-t-elle réellement les moyens de réagir alors qu’elle compte elle-même des « zones » en son sein ?

L’UE risque d’être contrainte d’ouvrir davantage ses marchés, d’assouplir sa réglementation. Elle semble dépourvue de moyens de pression face à ces exigences. Une annexion du Groenland par Trump est très probable en l’absence d’une opposition structurée au sein de l’Otan ou de l’UE. Le modèle américain d’exercice du pouvoir – ou, plus largement, le modèle impérial des États-Unis depuis 1945 – repose sur deux piliers : la domination par le marché mondial, via la puissance économique, et la gouvernance par les institutions internationales.

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Si les États-Unis venaient à privilégier désormais l’exercice direct de leur puissance au détriment de ces mécanismes, cela serait d’autant plus difficile à contrer que la légitimité des institutions internationales, y compris celle de l’ONU, repose en grande partie sur l’adhésion et l’aval des États-Unis.

Le canal de Panama en constitue un exemple emblématique. Pendant des décennies, il fut littéralement désigné sous le nom de « la zone », incarnant un point névralgique du commerce maritime mondial. Si les États-Unis venaient à en reprendre le contrôle, ils s’empareraient d’un point stratégique au sein des infrastructures logistiques mondiale et consolideraient un réseau d’enclaves stratégiques. L’intérêt pour le Groenland, par exemple, ne réside pas dans la possession de l’île elle-même, mais dans l’implantation de bases militaires et l’exploitation de ses ressources minières qui deviendraient des « zones ».

Comment la gauche politique peut-elle réagir face à cette nouvelle donne ?

Les progressistes aux États-Unis imaginent qu’une victoire à la Maison-Blanche suffit à enclencher le changement, sans prendre en compte les délais nécessaires aux transformations structurelles. Le projet de Biden, ambitieux, exigeait du temps : construire des usines, embaucher des travailleurs et permettre une amélioration tangible du quotidien s’étend sur plusieurs années. À l’inverse, la Silicon Valley et le monde des cryptomonnaies fonctionnent sur des cycles beaucoup plus courts, où l’idée d’un enrichissement immédiat domine, donnant l’illusion qu’une vie peut basculer en un instant, d’un simple clic. Les profondes mutations structurelles ne peuvent rivaliser avec la rhétorique de Trump.

La recréation d’espaces collectifs au sein du monde du travail pourrait constituer un levier essentiel pour refonder une conception politique basée sur la solidarité et l’organisation collective. Aux États-Unis, la syndicalisation connaît un essor notable, comme en témoignent les mobilisations au sein d’entreprises telles que Starbucks, Whole Foods ou Amazon. Ce que l’on désigne en anglais sous le terme de « préfigurative communities » – ces communautés qui, dès à présent, incarnent le modèle de société qu’elles aspirent à faire advenir – demeure un levier essentiel. Mais leur émergence suppose une structuration et une organisation rigoureuses.

La fragmentation du capitalisme déplace-t-elle le cœur de la lutte au sein même des entreprises ?

La conscience de classe est quasiment absente aux États-Unis, du fait de la fragmentation du monde du travail. D’un côté, 12 millions de travailleurs sans papiers, précarisés, relégués au statut d’« outsiders » de la nation ; de l’autre, 12 millions d’influenceurs dont l’existence économique repose sur la marchandisation de leur image et de leur identité. Ces deux exemples illustrent une vraie dichotomie. Pour qu’une lutte des classes structurée émerge, il faut s’appuyer sur les espaces où des dynamiques de syndicalisation sont déjà à l’œuvre. Rappelons aussi que les magnats de la tech de la Silicon Valley détiennent les espaces mêmes où s’organise la communication : les plateformes sur lesquelles toute tentative de structuration collective pourrait émerger.

Créer un syndicat conduit naturellement à ouvrir un compte sur X, ce qui ne manque pas d’ironie. On s’organise dans un espace appartenant précisément à celui contre qui l’on entend lutter, qui dispose du pouvoir de censurer les messages qui lui déplaisent et de façonner une vision du monde qui neutralise toute possibilité d’unité. Des figures comme Mark Zuckerberg ont bâti leur fortune en mettant à disposition des espaces numériques où les utilisateurs produisent gratuitement du contenu, contribuant ainsi à l’enrichissement de ces plateformes. Renverser cette dynamique suppose une refonte en profondeur de la question de la propriété des données, et l’émergence d’alternatives aux outils dominants. À défaut, on ne fait que travailler gratuitement au service de ceux que l’on combat, en alimentant leur écosystème, à l’image de tous ceux qui publient sans contrepartie sur Twitter.

En savoir plus sur Quinn Slobodian :

Professeur d’histoire globale à l’université de Boston, il est un spécialiste de l’histoire du néolibéralisme. Le Capitalisme de l’Apocalypse est la traduction française d’un ouvrage paru outre-Atlantique en 2023. Il est également l’auteur de Les Globalistes. Une histoire intellectuelle du néolibéralisme paru en 2022 au Seuil.

Le Capitalisme de l’apocalypse ou le rêve d’un monde sans démocratie, de Quinn Slobodian, Seuil, 384 pages, 25,50 euros

Le journal des intelligences libres

« C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. »
Tel était « Notre but », comme l’écrivait Jean Jaurès dans le premier éditorial de l’Humanité.
120 ans plus tard, il n’a pas changé.
Grâce à vous.
italisme est réinventé par les droites radicales »


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Actualités

PCF/VAR :Appel au rassemblement des progressistes varois

Peut être une image de 6 personnes, téléphone, foule, rue et texte

Appel au rassemblement des progressistes varois

L’enjeu est de taille !

Les communistes appellent à renforcer la dynamique du rassemblement initié lors des législatives.

93 000 électrices et électeurs varois ont voté NFP au premier tour des élections législatives de juillet dernier.

C’est un atout pour empêcher l’extrême droite de mettre la main sur nombre de communes et la droite de poursuivre des politiques affairistes.

Les élections municipales sont très politiques.

Les élus, et donc les maires et leurs majorités doivent assumer leurs engagements et leurs choix politiques. Les candidat.e.s doivent être loyales.aux envers les citoyens.

Dans le département,

  • le coût du logement continue d’augmenter, posant des difficultés à des centaines de milliers d’habitants, de salariés.
  • Les déserts médicaux s’étendent et l’hôpital public est en crise.
  • Les services publics locaux sont affaiblis par des années de politiques libérales, au détriment de la qualité de vie de tous.
  • Les transports collectifs sont trop peu nombreux et coûtent de plus en plus cher alors même que le tout-voiture ne peut plus être une solution.
  • Les questions de l’eau et des déchets sont au cœur des préoccupations.
  • La politique du tout tourisme entraîne des dérives : airbnb, plages privées, priorité à la LGV par rapport aux TER,…

Les baisses de dotations de l’État ne peuvent justifier l’immobilisme des maires ; ils-elles ont la responsabilité et des moyens réels pour répondre aux besoins des habitants.

Les choix politiques locaux peuvent faire de la résistance et être offensifs par des initiatives propres et en fédérant des communes et leurs populations.

Pour nous, communistes, la ville que nous défendons est celle de la justice fiscale, de la justice sociale, de la solidarité et du service public de qualité.

Une ville où le vivre ensemble se conjugue avec intérêt général !

Nous revendiquons un encadrement des loyers pour lutter contre la spéculation, des centres de santé publics accessibles à tous, pour garantir un véritable droit à la prévention et la santé, des transports publics gratuits, la tranquillité et la sécurité pour les habitants.

Il faut rompre avec les politiques du fric, de la spéculation, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de nos villes et villages.

C’est en cela que ce débat est éminemment politique. Le lien entre les politiques nationales et les politiques locales est étroit.

Cela mérite mieux que des postures politiciennes.

De nombreuses listes se prétendent “sans étiquette” pour ratisser large, sans projet clair, où sont masqués les vrais choix pour mieux éviter d’en rendre compte.

Nous, nous faisons le choix de la transparence et de la responsabilité : oui, notre engagement est politique, et il est du côté des habitants et de l’intérêt général, pas des intérêts particuliers privés.

Face aux politiques nationales libérales d’austérité qui fragilisent nos villes et villages et aux dangers que représentent l’extrême droite et la droite affairiste, nous lançons un appel clair :

Pour un rassemblement combatif

sur un programme progressiste coconstruit et partagé.

Les communistes œuvrent dès maintenant pour le construire.

Rassemblons-nous, partis politiques de gauche, syndicats, associations, citoyens engagés, progressistes :

unissons nos forces

pour bâtir une alternative véritablement

sociale, écologique et démocratique.

Peut être une image de 2 personnes, la porte de Brandebourg, foule et texte

 

Actualités

Trump offre à Poutine ce qu’il veut, comme à Netanhyaou…en ignorant les Palestiniens, l’Ukraine et l’Europe

 

Trump offre à Poutine ce qu’il veut, comme à Netanhyaou…en ignorant les Palestiniens, l’Ukraine et l’Euro.

 Comme c’est curieux. Les deux guerres n’ont rien à voir si ce n’est que l’arrivée de Trump au pouvoir avait été précédée de l’annonce de sa promesse de paix de ces deux conflits, sous son seul arbitrage et à très court terme, promettait-il.

Nous savions déjà un mois avant, qu’il avait l’intention d’annexer des territoires aux Etats-Unis : « le canal de Panama, dont il disait vouloir reprendre la propriété, le Canada « qui devrait fusionner avec  les E-U « , comme si ça allait de soi«   le Groëndland, « une nécessité absolue pour la sécurité et la liberté à travers le monde »  exhortant déjà le Danemark « de renoncer à ce territoire autonome » ? ainsi que le changement de nom du Golf du Mexique  en  Golf d’Amérique ! Déjà imprimé sur des cartes au pays de l’empereur.

 

Bien entendu, « par la force si nécessaire ». Ce qui a attisé fortement la réaction spontanée très ferme des trois chefs d’Etat concernés et d’une très grande majorité des chefs d’Etat du monde et plus encore des peuples qui ne peuvent douter de l’intention impérialiste de Trump flanqué de son conseiller spécial et multi-milliardaire, deux hommes d’affaires clairement situés à l’extrême-droite la plus radicale, qu’ils soutiennent particulièrement en Europe.

Jusqu”à s’inviter directement dans la campagne des législatives allemandes qui ont lieu le 23 février prochain ? Du jamais vu.

Ils ont bonne mine, en  France, nos inconditionnels du gourou Trump flanqué de Musk, le RN, Zémmour, une partie des LR et autres libéraux qui se font bien muets sur ce que va nous coûter leurs sanctions économiques pour nous apprendre à gérer nos pays en nous taxant lourdement et en nous montrant comment on accélère les privatisations et les inégalités sociales. Mais surtout comment il organise le chaos  autour de son « modèle » ultracapitaliste : tout pour les hyper-milliardaires, les peuples paieront !

Installer la liberté des milliardaires ça s’appelle une dictature. Il lui reste à ce que les juges soient muselés, comme l’écrit sur X dans un post, le vice-président JD Vance : « les  juges ne sont pas autorisés à contrôler le pouvoir légitime de l’exécutif. »

Mais tous les juges n’ont pas abdiqué, les prétoires sont devenus les lieux centraux de

la vie politique car les démocrates sont hors du ring et bien des décrets aussitôt « annulés », il ne va pas renoncer.

Trump accentue son emprise sur l’ONU ? Il fait comme s’il avait atteint son but : retrouver la domination des E.-U et demeurer le leader mondial par la suprématie militaire et économique, bien que l’évolution rapide de la Chine le préoccupe, sur ces mêmes terrains. Il sent venir le  danger pour sa monnaie d’échange mondiale, le dollar.

Qu’il défende son pays c’est une chose, qu’il s’approprie à son gré, de nouveaux territoires y compris par la force et fasse la pluie et le beau temps comme s’il avait été mandaté par un collectif représentatif, il ne peut que s’isoler d’une large majorité de pays qui veulent être des partenaires à part entière, pas des vaches à lait, de la main d’oeuvre à bas coût que l’on rejette indignement quand on n’en a plus besoin.

(A cet instant, 17h45, une coupure d’électricité arrête ma construction. A la reprise, j’ouvre la télé et j’apprends ce qui suit)

Trump condamne violemment Zélenski

 

Il le qualifie, rien que ça, de « »dictateur sans élections, son pays est brisé,, il ne va bientôt plus en avoir…» c’est une condamnation à mort qui tombe comme un couperet. Cela, après son refus de signer l’accord d’Arabie Saoudite, juste signer… C’est la seconde fois. Incroyable, Un bouleversement inattendu.

Ils ne sont pas prêts de se revoir pour compter les centaines de milliers de morts civils et militaires. Finies ces centaines de déplacements dans toutes les capitales où Zélenski passait pour le héros de la résistance populaire d’Ukraine, futur président qui tient en échec la Russie qui s’essoufle et veut nous absorber. Il n’y avait que lui,Volodymyr, qu’il fallaitt croire et ses soutiens. Du jour au lendemain il va disparaître ? On nous a pris pour qui ?

 

Trump l’a même accusé d’avoir initié la guerre  en Ukraine ? Ce n’était pas un révolutionnaire pourtant. Pour Poutine c’est du pain bénit et même au-delà…Trois ans de guerre pour en arriver là : Zélenski responsable nous dit son principal financier et fournisseur d’armes, les E-U. Trump n’était pas au pouvoir au moment de l’invasion de la Russie de Poutine. Certes, mais il devait avoir quelques informations de 2016 à 2020 où il occupa la Maison blanche avant de l’envahir avec ses émeutiers.

L’U-E, comme l’Ukraine se retrouve ignorée de la même manière. Trump lui reproche de ne pas assumer le financement du coût de la guerre supportée par les Américains. Trump veut  en profiter pour remettre les compteurs à zéro. Du moins c’est un prétexte crédible qui ne justifie pas le prolongement d’une quelconque guerre.

 

Encore moins le génocide de Gaza reconnu par la CPJ, accompli par le gouvernement le plus à l’extrême-droite d’Israël qui, en accord avec Trump cherche à faire échouer le cessez-le-feu pour absorber la Palesstine et ses deux millions de survivants que Trump  voudrait déporter en Egypte et en Jordanie qui s’y opposent fermement avec leurs habitants ! Irréaliste et inhumain.

Du coup voilà l’Europe boycottée et humiliée. Pour ne pas céder à Poutine elle poussait à la contre-attaque sur le sol russe et sur les moyens adéquats, (mais pas sur l’urgence d’un Etat palestinien là où ils vivaient).

Macron a réuni lundi à Paris…8 chefs d’Etats (Allemagne, Royaume-Uni, France, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Danemark +Ursula von der Leyon+général OTAN)  On ne peut pas dire que ça se bousculait.  Hier il était question d’une vingtaine de participants.

Nous y reviendrons, la journée d’hier va peser lourd  dans un avenir de plus en plus angoissant. Trump veut se faire une image de pacifiste, ça ne va pas se simplifier vu l’empreinte impériale et néofasciste de son entrée en fonction et de ses buts annoncés

qui ne sentent pas le désarmement et la coexistence pacifique mais l’enrichissement des plus riches vers des sociétés à plusieurs vitesses gérées par des négationnistes de la transition écologique et pas que…ils sont allergiques à la justice sociale.

René Fredon