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Guerre à Gaza et disparition…. ET Guerre en Ukraine 

 

Lu dans L’HUMANITÉ: Guerre à Gaza et disparition….

Disparition….

Guerre à Gaza : la photojournaliste Fatima Hassouna assassinée dans le bombardement de sa maison par Israël

La photojournaliste palestinienne, héroïne d’un documentaire sélectionné à Cannes en mai prochain, a été tuée le mercredi 16 avril dans le bombardement de sa maison familiale à Gaza.

Fatima Hassouna. Ce nom ne vous dit sans doute rien. Et pourtant, cette photo journaliste gazaouie documente la guerre au quotidien. Elle en est devenue l’une des victimes après le bombardement ciblé, par l’armée israélienne, de sa maison familiale le mercredi 16 avril, au cours duquel dix personnes ont trouvé la mort. Ce décès porte à 157 le nombre de journalistes palestiniens et travailleurs des médias tués depuis le déclenchement de l’offensive israélienne.

Pour l’heure, l’armée israélienne n’a pas souhaité répondre aux questions concernant ce bombardement dans le quartier d’Al Tuffah dans le nord est de Gaza. Amande Bazerolle, coordinatrice d’urgence de MSF à Gaza a déclaré dans un communiqué : « Gaza est devenue une fosse commune pour les Palestiniens et ceux qui leur viennent en aide. Nous assistons en temps réel à la destruction et au déplacement forcé de toute la population de Gaza ».

Son documentaire sélectionné au Festival de Cannes

Dans un triste écho de l’actualité, l’ACID (association pour le cinéma indépendant et sa diffusion) venait d’annoncer le mardi 15 avril, la sélection à Cannes du documentaire de Sepideh Farsi, Put your soul on your hand and walk. Dans ce film, fruit d’un échange d’un an par vidéos interposées entre la cinéaste iranienne exilée et la photojournaliste gazaouie, Fatima Hassouna apparaît en pleine lumière.

« Journalistes, nous nous déclarons solidaires de nos collègues de Gaza »

Un projet à propos duquel Sepideh Farsi explique : « Ce film est une fenêtre, ouverte par le miracle d’une rencontre avec Fatem (Fatima Hassouna), qui m’a permis de voir des fragments du massacre en cours des Palestiniens. Fatem est devenue mes yeux à Gaza, et moi, un lien entre elle et le monde extérieur. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant presque un an. Les bouts de pixels et de sons échangés entre nous, sont devenus le film que voici ».

Si le festival de Cannes pourrait devenir une caisse de résonance pour Put your soul on your hand and walk, Fatima Hassouna ne verra hélas pas le film achevé.

Publié le 16 avril 2025

Michaël Mélinard

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Lu dans L’HUMANITÉ: Guerre en Ukraine, Macron relance les liens….

 

Guerre en Ukraine : à l’Élysée, Macron relance les liens avec l’administration Trump….

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio et l’émissaire spécial Steve Witkoff ont rencontré leurs homologues européens, à Paris, jeudi. La guerre en Ukraine et la position face à la Russie ont été discutées.

À l’Élysée, la venue ce jeudi du secrétaire d’État américain Marco Rubio et de l’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, devait servir à reprendre une alliance transatlantique sur la question de l’Ukraine. C’est le souhait émis par le président français.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, une volonté de se rapprocher de Moscou pour faire avancer un certain nombre de dossiers – Ukraine, Iran, énergie, Proche-Orient – a déstabilisé de nombreux alliés européens. Depuis le 18 février et la première rencontre majeure entre Marco Rubio et son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui s’est déroulée en Arabie saoudite, à Riyad, deux autres réunions se sont tenues fin mars. Elles avaient abouti à deux cessez-le-feu provisoires sur les infrastructures énergétiques et en mer Noire.

Les alliés européens de Kiev à Paris…

Ces derniers mois, Emmanuel Macron, qui s’impose comme un proche du président Volodymyr Zelensky, ne veut pas que l’Europe et la France soient tenues à l’écart des négociations trilatérales sur l’Ukraine. Plusieurs sommets ont eu lieu à Paris, Londres et Bruxelles sur les garanties de sécurité de l’Ukraine, les livraisons d’armes, l’aide économique.

Depuis le mois de février, les administrations britanniques et françaises ont pris la tête d’une « coalition des volontaires », composée d’une trentaine de pays alliés, visant à la création d’une « force de réassurance » destinée à garantir un éventuel cessez-le-feu et empêcher toute nouvelle attaque de la Russie.

En amont de cette rencontre à l’Élysée, le président français a d’ailleurs eu un échange téléphonique avec son homologue ukrainien. Kiev ayant dépêché sur place le chef de l’administration présidentielle, Andriy Yermak, accompagné des ministres des Affaires étrangères Andriy Sybiga et de la Défense Roustem Oumerov. Deux autres délégations, allemandes et britanniques, se trouvent au même moment dans la capitale française.

Guerre en Ukraine : la Russie tue plus de 30 civils à Soumy, une « erreur » pour Donald Trump

En marge de ces rencontres, la réaction du Kremlin reste la même : les Européens veulent « la poursuite de la guerre ». Pour le directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe, Igor Delanoë : « Les négociations n’avancent pas. Le moratoire sur les attaques contre les centres énergétiques et le cessez le feu en mer Noire sont en échec.

Sur ce dernier point, des rumeurs évoquent une prochaine rencontre à Ankara entre Russes et Ukrainiens.

Sur le terrain, Moscou aurait déclenché l’offensive de printemps avec les récentes attaques sur Kharkiv au sud de la ligne de front. Sur Soumy, les frappes font partie d’une opération visant à créer une zone tampon de 40 kilomètres pour protéger les villes russes de Belgorod et Koursk ».

Publié le 17 avril 2025

Vadim Kamenka

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Denis Durand économiste, ce n’est pas la dette ,c’est de savoir à qui on emprunte »

 

 

Lu dans L’HUMANITÉ: Denis Durand économiste, ce n’est pas la dette….

Entretien

Denis Durand, économiste : « Le problème, ce n’est pas la dette, c’est de savoir à qui on emprunte »

L’économiste communiste Denis Durand analyse l’impasse dans laquelle nous conduit l’austérité

tout en appelant de ses vœux une autre politique.

Le gouvernement évoque 40 à 50 milliards d’euros de nouvelles économies : ces annonces vous surprennent-elles ?

Hélas non ! À en croire le gouvernement, il y a toujours une bonne raison de faire des économies : quand ce n’est pas pour financer « l’effort de guerre », c’est pour réduire la dette publique. L’objectif avancé est toujours le même : repasser sous la barre des 3 % de déficit en 2029. Pourtant, on sait bien que ce critère, inventé sur un coin de table dans les années 1980, n’a pas la moindre justification économique.

Par ailleurs, arrêtons de faire comme si la France était sommée urgemment par Bruxelles de réaliser des économies : la Commission européenne a explicitement dit qu’elle laissait du temps aux gouvernements de la zone euro pour se conformer à ses objectifs. Autrement dit, si on voulait se donner des marges de manœuvre par rapport au pacte de stabilité, on pourrait très bien le faire.

En quoi cette nouvelle salve de mesures austéritaires serait une mauvaise nouvelle pour l’économie ?

Notre pays est au bord de la récession, en raison notamment de la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis de Donald Trump. N’oublions pas que nous sommes très dépendants de l’Allemagne, qui va être touchée de plein fouet par les hausses de tarifs douaniers. Le gouvernement français lui-même a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025. Cette dernière est de toute façon très fragile depuis des années : il suffit de pas grand-chose pour que la France bascule.

Or il est absurde, dans ce contexte, de mener une politique austéritaire, car ce type de politique pèse sur l’activité. La demande va être touchée, mais l’offre aussi : les 50 milliards d’euros vont être ponctionnés sur les services publics, ce qui va limiter notre capacité à créer des richesses – pour être performants sur le plan économique, nous avons besoin d’une main-d’œuvre bien formée, d’une population en bonne santé, d’une recherche universitaire performante, d’infrastructures solides, etc.

À l’arrivée, la politique gouvernementale risque de peser sur l’activité et donc de dégrader notre ratio « dette publique-PIB », soit l’inverse de l’objectif affiché ! On sait pourtant depuis les années 1930 que les politiques d’austérité sont inefficaces, mais on ne tire jamais les leçons du passé.

Pour autant, pensez-vous qu’il faille laisser filer nos déficits publics et notre endettement ?

Je n’ai pas dit cela. Mais le problème, ce n’est pas la dette en tant que telle, c’est de savoir à qui on emprunte : ce sont les marchés financiers qui nous prêtent de l’argent aujourd’hui. Nous sommes donc doublement liés à eux. Déjà parce que nous sommes à la merci d’une flambée des taux d’intérêt, qui renchérirait la charge de notre endettement.

Ensuite, parce que les marchés financiers ont leur mot à dire dans nos choix de politiques publiques : si nous demandons à BlackRock ou Goldman Sachs de nous prêter de l’argent pour embaucher massivement des médecins et des chercheurs, pensez-vous qu’ils accepteront ? Il faut donc s’affranchir de cette dépendance pour réaliser les investissements considérables dont nous aurions besoin.

Budget : Bercy prolonge en catimini la cure d’austérité en gelant 9 milliards d’euros de crédits supplémentaires

Comment ?

L’urgence, c’est d’embaucher massivement dans les services publics : nous avons besoin de recruter des enseignants, des soignants, des chercheurs, des juges, etc. Les gouvernements successifs ne font qu’entretenir une forme de misère des services publics, qui tire toute la société vers le bas et fait le lit de l’extrême droite. Le danger est bien de continuer à dévitaliser le pays.

Mais il est évidemment exclu de se tourner vers les marchés pour financer les embauches dont je parle. Il nous faut créer un fonds ad hoc pour le développement des services publics, qui se refinancerait auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Ce refinancement se ferait soit de manière directe (si le fonds se dote du statut d’établissement financier), soit en passant par exemple par la Caisse des dépôts, qui peut aujourd’hui parfaitement recevoir de l’argent de la BCE.

Publié le 14 avril 2025

Cyprien Boganda l Humanité 

Actualités

Derrière « l’état d’urgence budgétaire » : l’austérité..

L’éditorial de Pierre-Henri Lab/ Humanité du 15 avril 2025  

Combien de postes en moins à l’hôpital, au risque d’allonger les temps d’attente des patients aux urgences ? Combien d’enfants en difficulté scolaire parce que leur professeur absent n’est pas remplacé, ou parce que les élèves sont trop nombreux dans leur classe ?

Combien de demandeurs d’emploi privés d’indemnités, contraints d’accepter un travail précaire et mal payé ? Combien de fins de mois toujours plus difficiles pour les travailleurs comme les retraités ? En annonçant une réduction de 40 milliards d’euros des dépenses publiques en 2026, le gouvernement s’apprête à dégrader encore la qualité des services publics et à appauvrir la population.

Pour justifier ce choix, le ministre de l’Économie Éric Lombard pointe le recul de sa prévision de croissance de 0,9 % à 0,7 % pour cette année, provoqué par la guerre commerciale de Donald Trump. Indéniablement, celle-ci risque d’entraîner une réduction des recettes fiscales, mais les politiques austéritaires ne datent pas d’aujourd’hui : elles abîment le pays depuis 1983.

Le seul budget 2025 prévoit 50 milliards d’euros de coupes, auxquelles se sont ajoutés 5 milliards d’euros de gels de crédits la semaine dernière, sans que cela donne lieu à un débat au Parlement.

Pour faire avaler la pilule, le premier ministre convoque ce mardi une conférence sur les finances publiques afin, dit-il, de sensibiliser les Français « aux pathologies » du pays. En réalité, le chef de la coalition des battus aux dernières élections législatives cherche à poursuivre la politique que les Français ont massivement rejetée dans les urnes.

Il a d’ores et déjà écarté l’hypothèse d’une hausse des impôts pour les plus riches et celle d’une remise à plat des aides publiques aux entreprises. François Bayrou veut faire adopter le budget 2026 avec un minimum de débat et sans vote en recourant au 49.3. La conférence vise donc à s’assurer qu’il ne se trouvera aucune majorité pour voter la censure. Quand il parle de proclamer l’« état d’urgence budgétaire », Éric Lombard ne se trompe pas.

Qui dit « état d’urgence » dit, en effet, suspension de la démocratie.

L’HUMANITE : Le média que les milliardaires ne peuvent pas s’acheter

 

Actualités

Face à l’agression trumpiste, développer en commun la France, l’Europe, le monde par les services publics et l’emploi-formation

 

 

                                                                                                                               Commission économique du PCF

                  Face à l’agression trumpiste, développer en commun la France, l’Europe, le monde par les services publics et l’emploi-formation

Un fauve blessé devient dangereux !

Donald Trump annonce la « libération » des États-Unis en imposant des droits de douane particulièrement lourds sur les importations de produits européens, et plus encore sur ceux qui viennent de Chine.

Le but de ce chantage : raffermir la domination de l’impérialisme américain en un moment où elle est contestée par les BRICS et le « Sud global », où les délocalisations opérées par ses multinationales ont fragilisé sa base industrielle et sociale auprès de son peuple. L’Oncle Sam, figure du grand capital, veut consacrer toute son énergie à affronter la Chine, mais n’a plus les moyens financiers de tenir tous les fronts.

Parce qu’il n’est plus sûr de sa force, il est obligé de la montrer.

La clé de cette stratégie : le dollar, son hégémonie sur l’économie mondiale, son « exorbitant privilège » qui permet à Wall Street d’assécher les capitaux du monde entier pour venir sauver la rentabilité des multinationales étatsuniennes. Trump et ses conseillers n’en font pas mystère : leur guerre commerciale vise à imposer à leurs partenaires une baisse du cours du dollar, nécessaire pour inonder nos pays avec le made in US, tout en préservant son statut de monnaie commune mondiale de fait. Les Européens, tout particulièrement, sont sommés d’apporter leurs capitaux pour financer les dépenses d’armements des États-Unis et les avancées technologiques monopolistes des GAFAM : « achetez des Bons du Trésor US à 100 ans, voire perpétuels ! ». Chantage auquel se joint le camp de la capitulation par les voix de Ursula von der Leyen et ChristineLagarde.

Comment mettre en échec la guerre commerciale voulue par Trump ? Pas en allant au-devant de ses désirs et en s’enfonçant dans une « économie de guerre ». Mais en mettant le paquet sur ce qui doit faire la force de notre économie et de celles des autres pays européens, les capacités créatives des hommes et des femmes. Notre but commun doit être de relever les défis humains de la mal-vie, de l’emploi et de la pauvreté, les défis écologiques et climatiques.

Nos économies sont malades ? Plutôt que se couper un bras, de s’aliter, ou de demander au voisin des béquilles, « les malades ont besoin d’exercice », d’activité et de se muscler : développer les capacités humaines équipées : dépenses humaines et sociales en priorité, de façon massive ― emploi, éducation, formation tout au long de la vie ―, l’investissement matériel les accompagnant et non l’inverse ; œuvrer à un nouvel ordre économique (et politique) international.

Cela signifie mettre fin à l’austérité. Sous le poids des réalités, la conscience de cette exigence fait son chemin jusque chez les dirigeants allemands ou chez Mario Draghi ; mais ils en profitent pour appeler à renforcer encore notre dépendance envers les marchés financiers.

Et tendons la main à tous les peuples du monde, y compris le peuple des Etats-Unis, qui souffre lui aussi. Les forces existent, en Europe et dans le monde, pour imposer pacifiquement une alternative : mobiliser la création monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dans un fonds de développement des services publics, abaisser le coût les crédits bancaires d’autant plus que les investissements matériels et de RD qu’ils financent développent l’emploi, la formation en commun et diminuent les émissions de GES ; pénaliser les investissements qui détruisent l’emploi, la planète et les exportations de capitaux pour la spéculation ou pour les suppressions d’emploi.

Mettre en commun les forces des pays du Nord et du Sud en créant une monnaie commune mondiale de coopération, alternative au dollar-US, pour apporter aux 8 milliards d’habitants de la planète les fonds dont ils ont besoin pour déployer pleinement leurs capacités et relever le défi climatique. Revoir les règles de libre-échangisme, non pour se refermer mais pour développer les Biens communs de l’humanité (climat, eau, énergie, emploi, services publics, culture, démocratie…) et aller vers un partage des technologies. C’est dans ce sens qu’il faut transformer l’ordre économique, monétaire et financier international. Nous appelons à une conférence financière mondiale pour une monnaie commune mondiale de coopération et une réforme profonde du FMI.

C’est cette cohérence politique qu’il faut affirmer avec le sang-froid et la détermination qu’exigent l’agression trumpiste et la menace de l’extrême-droite chez nous.

Elle implique d’agir sur la BCE, les banques et les entreprises, en prenant appui sur les mobilisations sociales et les exigences citoyennes, pour qu’elles entrent dans une autre relation avec la société et s’engagent sur ce chemin de progrès.

3 avril 2025

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Marine Le Pen, martyre et déni

« L’Humanité » titre « mains sales, tête basse » en Une ce mardi 1er avril.

 

Marine Le Pen, martyre et déni

 

Il fallait s’y attendre, la veille, elle faisait mine ne pas croire que les juges appliqueraient leurs réquisitions sévères, certes, à la mesure du système de papa «de détournement d’argent public » pour financer le FN, au début des années 2000, avec le salaire versé par l’Europe à une cinquantaine d’assistants fictifs d’eurodéputés qui n’y avaient jamais mis les pieds !

Ce sont les cadres du parti d’extrême-droite d’alors qui ont été les plus sanctionnés car à l’origine d’un système volontairement élaboré de détournement d’argent public d’envergure. Aurait-il fallu que la justice ferme les yeux et du coup, fasse un cadeau à une candidate à la présidentielle et sous-estime la nature et l’ampleur du scandale ? Impensable.

Imaginons ce qu’on aurait entendu du RN si un autre parti politique  s’était trouvé dans la même situation ? Aucune concession de la part des «modèles» auto-proclamés « têtes hautes et mains propres ».

  A Toulon, à la même époque, le FN prenait le pouvoir à la suite d’Arreckx (UDF), de ses scandales et de ses fréquentations avec le grand banditisme   « l’homme fort » du département pendant d’une trentaine d’années qui l’ont conduit aux Baumettes. Au 2è tour des législatives de 1988 il avait passé un accord avec le FN pour laisser la circonscription d’Hyères à Yann Piat, filleule de J.M Le Pen, qui avait rejoint l’UDF, contre le retrait de tous les candidats Fn qualifiés. Elle avait rejoint l’UDF en 1988. Elle fut assassinée en février 1994 à Hyères. Il reste toujours des zones d’ombre

La liste RN des époux Le Chevallier, couverte de corruptions en tous genres, a éclaté à mi-parcours en trois clans et fut battue.

On ne compte plus les déboires de candidats présidentiables, comme F. Fillon, voire de présidents, comme N. Sarkozy, aujourd’hui, en plein désarroi, condamné pour avoir été associé à Khadafi pour financer son budget de campagne 2012. Et qui dit continuer de vouloir prouver le contraire ? Citons encore un varois, successeur d’Arreckx et aux mêmes fonctions, Hubert Falco, rendu inéligible par son affaire minable de repas et entretien payés par le conseil départemental, dont il ne fait plus partie, passe le 30 avril en cassation.

Avec la même colère, la même énergie Marine Le Pen  pense avoir atteint un niveau élevé (33% des exprimés au 1er tour) qui en faisait une très sérieuse locataire de l’Elysée, dans deux ans. Elle en a fait  son but depuis que son père avait accédé au second tour de la présidentielle de 2002  et qu’il lui a promis qu’elle lui succéderait.

Elle partageait depuis longtemps tous les secrets du clan familial Le Pen qui gère à son nom les dons destinés au parti. Il fait partie des millionnaires et vit dans une demeure cossue à Saint-Cloud. Sans le moindre complexe vis-à-vis d’un électorat très éclectique attirant une partie de la classe ouvrière, bien que très attachée à la place du capital La banalisation privé et des capitalistes les plus riches dont ils partagent les buts, les idées et les pratiques totalitaires.

Ainsi de Trump, président des E.-U. Qui s’occupe d’abord des juges et ensuite de leur fidélité, du moins d’une majorité. Il a beaucoup plus de refus d’obtempérer qu’il ne le pensait…Bardella a dû raccourcir son séjour récent à Washington, invité à une réunion avec le président, les saluts nazis étaient de la fête, menaces sur Zelenski qui dépend de Trump, le RN ne veut pas se couper de l’Ukraine, par opportunisme, possessions délirantes de territoires ici et là décidés sans avis des propriétaires et avec soutien du RN. Et de leurs électeurs.

Même volonté de réduire les immigrants et leurs droits. En  France, droite(en partie) et extrême-droite sont main dans la main pour faire échec« au grand remplacement»  notre menace principale à leurs yeux et vise le monde arabo-musulman notamment. Ils ne supportent pas, même en baissant la voix : l’étranger, l’autre, l’égalité entre tous, celle entre les hommes et les femmes, l’internationalisme, la lutte des classes, les droits de l’Homme,...Bardella revient d’Israël où il a encensé  Netanyhaou, le génocidaire des Palestiniens. Lui, Bardella représente un parti crée par un antisémite et deux SS ! Ce qui ne l’empêche pas d’admirer le grand-père de sa compagne, J.M Le Pen.

A Fréjus, son grand copain, David  Rachlid, sénateur-maire, vice-président du RN est appelé le 30 septembre au tribunal correctionnel de Draguignan pour des plaintes de gestion publique très graves et des détournements de fonds…

Laure Lavalette, porte-parole RN à l’assemblée nationale députée de Toulon et candidate au poste de maire de Toulon, s’est montrée hier sur BFM-tv très décidée à suivre sa patronne gonflée à bloc, pour peser sur son « appel » -à faible chance-, est-ce pour faire plaisir à ses destinataires, alors qu’elle a traité son jugement de « politique ??

Ce n’est pas en criant au complot ou/et en occupant l’Elysée que le pays va sortir de l’impasse où on se trouve et que les vociférations de la condamnée lui donneront le droit d’occuper l’espace médiatique pour insulter la Justice et sa magistrature.

René Fredon

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-humanite-detourne-un-vieux-slogan-du-fn-pour-sa-une-sur-la-condamnation-de-marine-le-pen_248212.html

 

 

 

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Procès du RN : Marine Le Pen condamnée et inéligible au nom de la démocratie

« L’Humanité » titre « mains sales, tête basse » en Une ce mardi 1er avril.

                                                                                                                               PHOTO HUMANITE du  01 04  2015

                                                                                                          Lu dans L’HUMANITÉ. Procès du RN Marine Le Pen condamnée….

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ. Procès du RN Marine Le Pen condamnée….

Procès du RN : Marine Le Pen condamnée et inéligible au nom de la démocratie

La cheffe de file du RN écope de quatre ans de prison et cinq années d’inéligibilité, avec exécution provisoire, un verdict qui compromet sérieusement ses chances d’être candidate à la présidentielle 2027. Ses soutiens crient au scandale.

Coup de tonnerre dans la salle d’audience. Sur les bancs des prévenus, comme sur ceux de la presse et du public, les regards se croisent, les sourcils se dressent. Chacun demande sans mots à son voisin s’il a bien compris le sens des propos de la présidente du tribunal correctionnel, Bénédicte de Perthuis : « Il apparaît nécessaire d’assortir les peines d’inéligibilité de l’exécution provisoire. » Vexée, Marine Le Pen se lève et quitte la salle avant la fin, suivie de près par Catherine Griset – son ancienne assistante parlementaire « fictive », a déclaré le tribunal.

La sentence est donc tombée avant même l’annonce des peines. Marine Le Pen est condamnée à une peine d’inéligibilité assortie d’une exécution provisoire, s’appliquant donc immédiatement. À moins qu’une cour d’appel ne revienne sur cette décision d’ici là, elle ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République et de l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct, la favorite à la course à l’Élysée a l’interdiction d’y participer.

Bénédicte de Perthuis et ses assesseurs avaient pleinement conscience de la déflagration qu’ils s’apprêtaient à provoquer. C’est pour cette raison que la présidente a pris le temps, plus de deux heures, pour expliquer en détail son délibéré, alors que l’usage veut que les peines soient d’abord prononcées. Celles-ci sont lourdes, mais sans grande surprise au regard de la tenue des débats, à l’automne dernier.

Hormis l’expert-comptable Christophe Moreau, tous les prévenus (neuf anciens eurodéputés, douze ex-collaborateurs et quatre cadres du parti) ont été condamnés pour « détournement de fonds publics », complicité de cette infraction et recel. Des peines de prison allant de six mois à quatre ans et d’inéligibilité pour les anciens parlementaires et quelques anciens assistants parlementaires comme le député Julien Odoul et l’eurodéputée Catherine Griset.

Marine Le Pen condamnée : une victoire pour la démocratie et l’État de droit

Ils sont déclarés coupables d’avoir, de 2004 à 2016, « détourné les enveloppes parlementaires européennes destinées à l’emploi des assistants parlementaires au profit de leur mouvement », pour lequel travaillaient en réalité les collaborateurs. Le préjudice s’élève à 4,1 millions d’euros.

Le Rassemblement national, personne morale, est condamné à 2 millions d’euros d’amende, dont un avec sursis. Il doit aussi verser 4,4 millions d’euros de dommages et intérêts (plus d’un million avait déjà été versé pendant la procédure). Pointant « un détournement qui résulte d’un système mis en place pour alléger les charges du parti », le tribunal a précisé que « c’est sur le fondement de ce système que le RN est poursuivi du chef de complicité ».

Marine Le Pen a été depuis 2009 « au cœur » de ce système, s’impliquant « avec insistance et détermination ». « Marine Le Pen va arbitrer les mouvements entre les enveloppes. (…) Il s’agit bien d’une pratique organisée en vue de permettre au Front national de réaliser des économies », a résumé Bénédicte de Perthuis. Laquelle a souligné le rôle de la réunion du 4 juin 2014, pendant laquelle la cheffe du groupe a intimé aux nouveaux députés de ne prendre qu’un assistant et de laisser le reste de l’enveloppe.

C’est ce qui explique pourquoi Marine Le Pen écope des plus lourdes peines en première instance : quatre ans de prison, dont deux ferme en détention à domicile avec surveillance électronique, 100 000 euros d’amende et, donc, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. De ce fait, elle va perdre son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais mais pas celui de députée – seul le Conseil constitutionnel a le pouvoir de l’en déchoir mais le refuse, de manière constante, après des condamnations pour inéligibilité.

Sa candidature en 2027 sérieusement compromise

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-humanite-detourne-un-vieux-slogan-du-fn-pour-sa-une-sur-la-condamnation-de-marine-le-pen_248212.html?dmplayersource=share-send

 

Ce verdict compromet donc sérieusement sa candidature à l’élection présidentielle. En quittant la salle d’audience, l’intéressée ne s’est pas arrêtée devant les journalistes, filant directement au siège du RN, où l’attendait Jordan Bardella, président du mouvement et candidat alternatif désigné. L’état-major du mouvement a suivi, avec l’objectif de préparer la riposte, médiatique dans un premier temps. TF1 lui a ouvert son 20 heures, lundi soir.

Très agacée, Marine Le Pen y a assuré ne pas renoncer à être candidate en 2027 et vouloir faire appel « le plus vite possible » dans l’espoir que le second procès se tienne avant la présidentielle. L’élue d’extrême droite se dit « innocente » et assimile ses juges à des « adversaires politiques », qui ont voulu l’« empêcher d’être élue présidente ».

Avant même cette déclaration, la contre-offensive d’une extrême droite (soutenue par une grande partie de la droite, voire au-delà) se disant victime d’une « justice à charge », cherchant à « l’éliminer », était prête. Elle a été massivement déployée dès l’annonce du délibéré.

« Des juges se pensant au-dessus du peuple souverain ont décidé d’exécuter dans un tribunal celle qu’ils n’ont jamais pu faire reculer dans les urnes », a enragé l’eurodéputée Marion Maréchal. « Le destin démocratique de notre nation est confisqué par une cabale judiciaire indigne, embraye Éric Ciotti. Ce n’est pas un simple dysfonctionnement, c’est un système de captation du pouvoir qui écarte systématiquement tout candidat trop à droite en mesure de gagner, de François Fillon à Marine Le Pen. » Le président de l’Union des droites pour la République (UDR), allié au RN, va jusqu’à demander : « La France est-elle encore une démocratie ? »

Contrairement au discours tenu pendant le procès – « Nous sommes innocents et nous allons le prouver », a déclaré la triple candidate à la présidentielle à l’ouverture du procès le 30 septembre –, les réactions ne se concentrent pas sur le fait que l’accusée et ses coprévenus soient déclarés coupables de détournement de fonds publics.

C’est la sanction et son exécution immédiate qui sont dénoncées par un camp politique si prompt à dénoncer le « laxisme » de la justice et à vouloir légiférer pour une application plus stricte des peines. Laurent Wauquiez va même plus loin, remettant en cause la légitimité d’une peine d’inéligibilité : « Il n’est pas sain dans une démocratie qu’une élue soit interdite de se présenter à une élection. » Jordan Bardella est, lui, définitif : « Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée : c’est la démocratie française qui est exécutée. »

Au nom de la démocratie, ces responsables politiques piétinent en réalité l’État de droit en ne respectant pas une décision fondée sur des textes de loi votés par des représentants de la nation et sur une jurisprudence (nombreux sont les cas d’élus sanctionnés d’inéligibilité avec exécution provisoire). Ils refusent de respecter la justice, elle-même « expression du peuple souverain », comme l’a rappelé Bénédicte de Perthuis. La présidente du tribunal s’est justement reposée sur l’atteinte portée à « la vie démocratique » pour justifier sa décision.

Dans un premier temps, elle a expliqué qu’« en l’espèce, les infractions commises sont liées à l’exercice d’un mandat électif, soit une atteinte aux règles du jeu démocratique ». « Dans ces conditions, la peine d’inéligibilité apparaît nécessaire. » Restait alors à trancher la question de l’exécution provisoire.

Pour cela, le tribunal a tenu compte du statut de Marine Le Pen. Ce que les soutiens de cette dernière ne manquent pas de relever pour instruire leur procès contre les juges alors qu’en réalité, cela aurait pu lui profiter : « Marine Le Pen a annoncé qu’elle serait à nouveau candidate lors des prochaines élections. La question se pose donc de façon singulière dans cette enceinte pénale qui rend sa décision ”au nom du peuple français”. Le tribunal ne doit pas ignorer l’exigence de recherche d’un consensus social. »

La contre-attaque trumpiste du RN

Les juges ont donc tenu compte de l’impact de leur décision sur la vie politique, de fait chamboulée comme rarement dans l’histoire depuis ce lundi midi. Mais c’est d’abord au regard « du risque de récidive et de trouble à l’ordre public » qu’un tel jugement est pris.

Pour le premier critère, la présidente du tribunal a insisté sur le fait que « près de dix ans après les faits, la défense conteste les faits, avec une conception peu démocratique de l’exercice politique. Le logiciel de défense a été pris en compte pour apprécier le risque de récidive. Les prévenus, qui ont montré peu d’intérêt pour la manifestation de la vérité, n’ont marqué, pour la plupart, aucune volonté de vouloir s’expliquer, niant parfois jusqu’à l’évidence… »

Marine Le Pen et ses coprévenus paieraient donc leur défense forcenée, le fait de ne pas avoir joué le jeu judiciaire. L’ex-présidente du FN/RN avait d’ailleurs décliné de nombreuses convocations judiciaires à la fin des années 2010.

Enfin, la présidente a expliqué que « le tribunal prend en considération, outre le risque de récidive, le risque de trouble à l’ordre public que constituerait une candidature à l’élection présidentielle d’une personne condamnée à l’inéligibilité ». « Il apparaît nécessaire d’assortir les peines d’inéligibilité de l’exécution provisoire, a-t-elle conclu. Il s’agit de veiller à ce que les élus ne bénéficient pas d’un régime de faveur. »

D’Elon Musk à Viktor Orbán, l’alliance fasciste mondiale vole au secours de Marine Le Pen

Nulle n’est au-dessus des lois, pas même une favorite à la présidentielle. Ce que le RN a dû mal à entendre, ou feint de ne pas comprendre pour mieux activer ses ressorts trumpistes. Dans les prochaines semaines, l’extrême droite va attiser la colère de son électorat, déjà échaudé par le front républicain des dernières législatives ou la suspension du droit d’émission sur la TNT de C8.

Jordan Bardella – comme Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, qui lorgnent sur cet espace politique –, promis à devenir le candidat officiel du RN, va chercher à surfer sur ce récit victimaire, comme Donald Trump a su cultiver son récit d’une élection truquée en 2020 pour l’emporter en 2024. Le président du RN a appelé lundi après-midi à une « mobilisation populaire et pacifique », jusqu’ici circonscrite à une pétition.

Cette décision historique du tribunal correctionnel démontre qu’un parti et sa présidente ont délibérément, pendant des années, piqué dans la caisse, loin de leur slogan « Mains propres, tête haute ».

Paradoxalement, cette condamnation pourrait renforcer l’extrême droite. Mais cette question ne concerne pas le tribunal, qui, il faudra le rappeler sans cesse, n’a pas jugé en fonction de calculs politiques.

Publié le 31 mars 2025

Florent LE DU

Sans virus.www.avast.com

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RN : deux poids lourds face à leur destin

                     

                                 

RN : deux poids lourds face à leur destin!

Marine Le Pen connaitra son sort lundi prochain dans l’affaire des assistants parlementaires, une cinquantaine d’eurodéputés que le tribunal correctionnel de Paris a
reconnu fictifs et, pour Marine Le Pen cinq ans d’emprisonnement dont deux fermes, 300 000 euros d’amende et l’inéligibilité à l’élection présidentielle de 2027, le but qu’elle s’était
fixée en prenant la succession de son père, le fondateur du FN avec d’anciens SS et condamné lui-même pour révisionnisme et antisémitisme.

Elle sera fixée le 31 mars.Cette décision aura forcément des conséquences politiques fortes sur l’avenir du pays, du parti dominant et de sa candidate trumpo-poutiniène à la présidentielle,
nous y reviendrons sous peu.

Un élu varois, le 2ᵉ vice-président du RN, David Rachline, sénateur maire, connait, depuis peu, la date de sa convocation devant le tribunal correctionnel de Draguigan, pour prise illégale d’intérêts : 30 septembre 2025.

Un livre-enquête « Les rapaces » de la journaliste du Nouvel-OBS, Camille Vigogne Le Coat, publié en décembre 2023, venait révéler la face cachée de la
« vitrine du RN », tel qu’était présenté Fréjus, ses deux très proches copains, au sommet de la hiérarchie et qu’on verra souvent chez leur autre « prodige ».
Ce livre relatait la gestion du maire, prodigue avec les deniers publics, ses méthodes, l’usage des petites coupures, ses pratiques extra-diurnes, ses réceptions
fréquentes et généreuses, ses relations étroites avec le leader du BTP local et environs, j’en passe et des meilleures.

Le maire n’appréciait pas qu’on assombrisse sa vitrine-miracle mais n’obtenait pas le retrait du livre, documenté et vérifié. Sa plainte n’a pas réussi à ce que le
livre disparaisse de son quotidien. Il s’efforce de laisser penser qu’il n’aurait fait qu’une simple erreur : son étourderie sans doute.

Il aurait oublié que les deux sociétés d’économie.

mixte qu’il présidait ne donnaient pas lieu à rémunération (10 800 euros/an) et qu’il doit quitter les conseils municipaux avant le vote des décisions concernant les SEM.
Il a beau se victimiser, se plaindre d’acharnement contre lui, d’être diffamé, la parution de ce livre avait été suivie par une enquête préliminaire par le parquet
de Draguignan « pour des affaires d’attribution de marchés publics et des affaires possiblement évocatrices de prise illégale d’intérêts et de favoritisme » pouvait-on lire
dans Médiapart .

La patronne, elle aussi dans de beaux draps, admirait cette jeune pousse qui, comme Bardella avait grandi avec ces deux novices nourris à la pensée de la famille Le Pen, en osmose avec le père-créateur jusqu’à sa disparition. Sa fille, Marine, disant qu’elle regrettait d’avoir mis son père à la porte-pour faire oublier quelques détails qui n’étaient pas « utiles » dans sa stratégie faussement nouvelle en changeant aussi le nom (FN) qu’il lui avait donné. La ruse a plutôt bien marché.

Ce qui la distingue de sa nièce Marion, passée quelques années avec Zemmour, c’est qu’elle s’est toujours réclamée de toute la pensée de son grand-père
dont elle est si fière, en public comme en privé. « Peut-être, lui dirait sa tante, mais c’est moi qui suis à +30% du corps électoral avec le plus grand groupe à l’assemblée… ? »

Sauf que ni l’une ni les autres ne peuvent inspirer l’avenir et sous quelque forme que ce soit, comme nous le montrent leurs objectifs, surtout leurs actes, leurs modèles, leurs références, leurs méthodes, le niveau de leur concupiscence… Ils incarnent parfaitement leur allergie totale au progressisme social et culturel, le pacifisme universel, et bien d’autres valeurs qu’ils bafouent, c’est-à-dire l’inverse, le retour au passé le plus dévastateur qui nous renvoie au conservatisme le plus totalitaire en marche, comme on l’a sous les yeux qui devraient s’ouvrir beaucoup plus grand, beaucoup plus vite.

Il s’agit de mesurer ce qui est en train de basculer, à une échelle planétaire et notamment européenne, c’est le fascisme décomplexé qui remonte à la surface,le bras tendu à hauteur d’épaule jusque chez des leaders… »républicains ». Ce n’est pas la même chose que de « réarmer l’Europe » et croire que ça va faire taire les assoiffés de
capitaux qui tiennent les cordons de leurs bourses et des affaires qui vont y entrer.

Résistance et perspicacité. Notre avenir, pensons-le nous-mêmes et construisons-le collectivement, les mains ouvertes à tous les Humanistes.

René Fredon

https://www.humanite.fr/politique/corruption/la-mairie-de-frejus-perquisitionnee-pour-des-soupcons-de-corruption-david-rachline-vice-president-du-rn-et-ancien-directeur-de-campagne-de-marine-le-pen-interpelle

https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/marine-le-pen-candidate-en-sursis

 

 

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Bayrou accouple la post-vérité et la post-confiance !

Bayrou accouple la post-vérité et la post-confiance !

Elle court, elle rôde, elle s’insinue dans les fentes des discours gouvernementaux. Elle se répand comme une pandémie : la post-vérité, c’est-à-dire la négation des faits et des réalités. Son internationale a pour épicentre la Maison-Blanche, à Washington, qui attaque les libertés académiques et scientifiques, qui licencie sans préavis la scientifique en chef de la Nasa (par ailleurs, co-présidente du Giec), qui ferme des agences de l’État, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie, le bureau de la diversité, le ministère fédéral de l’Éducation nationale, qui interdit des mots et en met d’autres sous surveillance d’une police de la pensée. 

Dans la grande malaxeuse politique et médiatique française et européenne, on s’offusque, on proclame ses désaccords la main sur le cœur. On affirme que les démocraties libérales européennes sont des remparts contre les assauts réactionnaires, la désinformation, la diffusion de théories du complot, que l’Union européenne est le bouclier contre les coups de baïonnette portés aux flancs du droit international. On voudrait y croire !

La République française, son grand héritage des Lumières et l’Europe pourraient effectivement constituer cette forteresse démocratique. Force est de constater, avec tristesse et effroi, qu’elles ne sont en rien préservées des rafales soufflant contre la vérité, contre le droit à l’information, contre les sciences et contre l’université, dont, pourtant, nos sociétés ont un impérieux besoin pour sortir des crises démocratiques, sanitaires, écologiques, climatiques, tout comme de la crise de sens du travail. 

Sans crier gare, ce mauvais vent du trumpisme et des droites extrémisées secoue en France les libertés académiques, viole le principe de franchise universitaire, met en cause le droit à la scolarité pour les étudiants étrangers venus de pays hors Union européenne. Sur les bancs usés des simplistes des droites et extrêmes droites, on appelle à démanteler le CNRS, l’Office français de la biodiversité (OFB), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). On laisse dégrader des bâtiments de l’Institut national de la recherche agronomique et de l’environnement (Inrae). 

Seul un sursaut populaire peut permettre de réaffirmer avec force l’attachement politique et philosophique à la vérité. Seule la reconstruction d’une ardente mêlée où agissent prolétaires, ouvriers et paysans, chercheurs et créateurs, enseignants, soignants, journalistes, militantes et militants associatifs, féministes, antiracistes aux côtés d’intellectuels de toute profession peut brandir le savoir comme bien commun contribuant à ouvrir des horizons d’humanité.

C’est aussi l’une des conditions pour réparer une fracture démocratique qui se transforme en gouffre sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre, dont un puissant complexe médiatico-politique effectue le service après-vente avarié. 

Les dangereuses injonctions présidentielles au surarmement et à la culture de la tension ne sont l’objet d’aucun débat sérieux, d’aucune analyse documentée, d’aucune expertise contradictoire. Le peuple est sommé d’acquiescer, de suivre et de sacrifier son « pouvoir de vivre », au son des canons et au nom de la géopolitique mondiale de laquelle on lui ôte toute prise. 

De la négation des résultats du référendum sur le traité constitutionnel européen, en 2005, jusqu’au refus de prendre en compte les résultats des élections législatives de juillet 2025, le puits de la défiance ne cesse de se creuser au point que le risque d’y engloutir la République n’est plus exclu. Les résultats des votes, la parole citoyenne, la démocratie représentative et la démocratie sociale peuplent les cimetières des engagements non tenus.

Ni le puissant cri des gilets jaunes, ni celui de la majorité mobilisée contre la loi du passage à la retraite à 64 ans, ni la convention citoyenne sur le climat n’ont été pris en compte. L’argument est toujours le même : le sacro-saint « principe de réalité ». C’est au nom de ce même principe, que le surarmement est présenté comme une obligation, ou que le budget de la nation a été imposé après moult manipulations des chiffres et d’une compromission avec la majorité du groupe socialiste au Parlement, sous l’impulsion d’un ancien président de la République qui en connaît un rayon en matière de manipulation et d’organisation du parti confusionniste. Et voici que, en douce, alors que les médias agitent d’autres chiffons troués, le Premier ministre ampute  ce mauvais budget de 9 milliards d’euros. Évidemment, le fameux « principe de réalité » n’est que celui qui permet de défendre les intérêts et les privilèges de classe des possédants.

Mais il convient de s’attarder sur le nouveau cap que vient de confirmer M. Bayrou, ce Premier ministre issu de la minorité parlementaire : l’organisation du coma de la démocratie représentative et de la démocratie sociale.

Après avoir nié qu’il ne connaissait rien de la sombre et violente vie qu’ont vécu des dizaines d’élèves du collège Notre-Dame de Bétharram, le voici accouplant la post-vérité à une sorte de dépassement de la défiance : la post-confiance. 

Pour échapper à la censure, il avait mis au point un mécano du grand mensonge en déclarant remettre sur le chantier la contre-réforme des retraites imposée en avril 2023. Au plus fort de sa duplicité, le Premier ministre, qui ne s’était pas engagé à rouvrir le débat sur la loi des 64 ans mais sous les voutes solennelles de La république. En effet, Il s’y est engagé  à plusieurs reprises face aux représentants de la nation, notamment lors d’une déclaration de politique générale, le 14 janvier dernier. Sorte de programme de l’action gouvernementale, le chef du gouvernement avait refusé un vote de confiance (c’est tout dire) du Parlement, tout en se livrant avec F. Hollande à des tractations d’arrière-cour pour ne pas être censuré. Les paroles sont pourtant aussi limpides que la forfaiture à laquelle elles ont donné lieu :

« La loi de 2023 a prévu que l’âge légal de départ passerait à 63 ans, fin 2026. Une fenêtre de tir s’ouvre donc. Je souhaite fixer une échéance à plus court terme, celle de cet automne (…). Nous pouvons rechercher une voie de réforme nouvelle, sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l’âge de la retraite – les fameux 64 ans », déclarait M. Bayrou. Puis dans une lettre de convocation, datée du 26 février 2025, adressée aux syndicats et aux représentants des employeurs censés se réunir en ce fameux « conclave », le Premier ministre confirmait son fictif engagement : « La délégation paritaire pourradiscuter de l’ensemble des paramètres de notre système de retraites,sans totem ni tabou. » On ne pouvait être plus clair. Évidemment, nous n’avions aucune illusion sur les intentions et les résultats. M. Bayrou, au service de la classe dominante et des institutions financières, non plus ! Mais il se peut qu’une majorité de nos concitoyens, aux corps usés par le travail, y aient mis quelque espoir. Voilà le crime. Voilà l’insupportable. Voici comment on foule aux pieds la vérité et la confiance : le 16 mars 2025, deux mois après cet engagement de maquignon, le Premier ministre jette aux orties tout débat sur un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Le Parlement est floué, des députés qui avaient pu croire à la promesse découvrent qu’ils ont été manipulés et les participants au fameux conclave sont dépossédés des prérogatives que Matignon avait fait semblant de leur accorder. 

http://patrick-le-hyaric.fr/

La farce nous fait entrer dans une ère où non seulement le pays est dirigé par ceux qui perdent les élections, mais en plus, leur parole est dépourvue de toute valeur.

Sachant que son opération n’aurait aucun débouché, le Premier ministre s’est tout de même engagé sans jamais se sentir lié par cette promesse. Et en refusant de voter la censure, au nom d’une prétendue stabilité qui spolie le peuple, la majorité du groupe socialiste s’est rendu complice d’une inqualifiable tromperie : c’est le fondement de la post-confiance qui s’infiltre dans les plaies de la République jusqu’à l’étouffer. Celle qui piétine avec de lourds sabots la démocratie. Celle qui déconsidère, chaque jour un peu plus, la politique. Celle qui nourrit la bête immonde. 

Dans l’actuel paysage où toute la parole politique et médiatique est consacrée à discréditer « la gauche » baptisée « extrême gauche » et à exciter les divisions en son sein, à manier le hachoir contre les valeurs et les mots pour en tirer des  saucisses confusionnistes, l’extrême droite peut engranger des dividendes électoraux, en se parant des draps de la République que délave, jour après jour, un gouvernement où se retrouvent toutes les droites et les traîtres à leur ancien parti. Toujours au nom du « réalisme », « de la stabilité » et « des principes de réalité » bien sûr ! Langage, mille fois répété pour soumettre chacune et chacun à la domination du grand capital.

Annoncer un projet pour obtenir à l’instant une majorité afin d’accéder aux responsabilités ou de continuer à occuper les palais de la République, alors que l’on sait que cet engagement ne sera jamais mis en œuvre, fabrique ce co-voiturage entre post-vérité et post-confiance. Le bouclier qui protège encore les puissants a désormais besoin de toujours plus cultiver le « faire croire », peu importe si c’est vrai ou faux. 

Dans une société aussi politisée que celle de la France, cela ne peut faire illusion longtemps. Il n’y a aucune majorité pour mettre en œuvre une politique contre les intérêts populaires, contre la transition écologique, ni pour continuer de transférer tant d’argent vers le militarisme.

Voilà ce qui explique la farce de la valse des ministres. Voilà, aussi, qui ouvre le boulevard à toutes les aventures et autorise désormais certains penseurs et journalistes bien en cour à souhaiter la prise de contrôle de l’État directement par les propriétaires du capital, comme cela a commencé aux États-Unis. Se creuse ainsi la brèche des contestations des « démocraties libérales » pour des issues de droite radicalisée aux polycrises en cours.  

De toute urgence, il est indispensable de faire revivre cette conquête républicaine de premier ordre qu’est la citoyenneté. Elle fait de chaque personne majeure une actrice, un acteur de la chose publique. Ce n’est possible que si le droit à l’information exacte, le droit au savoir et le droit à la culture sont respectés. En même temps, l’indispensable nouvel âge de la démocratie implique de combiner la démocratie représentative à un Parlement élu à la proportionnelle, le primat de celui-ci et du gouvernement contre la monarchie présidentielle et la démocratie directe. Cette citoyenneté politique ne sera jamais entière si elle n’est pas accompagnée par la conquête par les travailleuses et les travailleurs du pouvoir sur le travail et sur la définition des productions, sur la création monétaire, sur l’état et les, institutions européennes. C’est la condition pour marier progrès démocratique, progrès social et progrès écologique. C’est l’enjeu de l’heure, combattu de mille façons par les radicalisés de l’accaparement de la plus-value. 

26 mars 2025. par Patrick LE HYARIC 

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La fable de François Bayrou du déficit caché
l'Humanité - François Bayrou nommé premier ministre par ...
                                                                                                                       La fable de François Bayrou du déficit caché

                                                                         Pierre-Yves CHANU ,conseiller confédéral de la CGT, ancien vice-président de l’ACOSS

Lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre François Bayrou a notamment affirmé qu’entre les prestations de retraite et les cotisations salariales et patronales du privé et du public « estimées au même taux », il manquait 55 milliards d’euros versés par les collectivités publiques, dont 40 à 45 milliards d’euros versés par le budget de l’État.

Selon ce dernier, « ces 40 à 45 milliards d’euros, nous n’en avons pas le premier centime. Chaque année, cette somme, le pays l’emprunte. Autrement dit, il a choisi de mettre à la charge des générations qui viennent ou qui viendront une partie du montant des pensions que nous versons aux retraités actuels ».

Et il poursuit « les retraites représentent 50 % des plus de 1 000 milliards d’euros de dette supplémentaire actuels accumulés par notre pays ces 10 dernières années ».

« Jamais nous n’avons fait l’effort de partager avec les Français cette évidence que la dette contractée par notre pays concerne leurs propres enfants, nos propres enfants, que la charge que nous leur laissons sera trop lourde pour être supportée ».

Nous reviendrons plus loin sur les affirmations gratuites du Premier ministre selon laquelle ces 40 à 45 milliards d’euros seraient financés par endettement, et que cette dette serait à la charge des générations futures. Nous commencerons par décrire brièvement cette fable du « déficit caché »

Le déficit caché : une fable inventée de toutes pièces pour justifier un recul des pensions de retraite et en particulier une remise en cause des régimes du public…

La « thèse » de François Bayrou reprend les élucubrations d’un certain Jean-Pascal Beaufret dans la revue de droite Commentaires…

La « thèse » exposée par François Bayrou à la tribune de l’Assemblée nationale reprend son intervention lors du la séance du COR du 21 septembre 2023, en plein dans la bataille contre le recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans. Il s’appuie sur une note du Haut-Commissariat au Plan (HCP), alors dirigé par François Bayrou lui-même[1].

Cette note reprend à son compte les élucubrations d’un ancien directeur général des Impôts, qui a de longue date « pantouflé » dans le privé[2], Jean-Pascal Beauffret, dans la revue de droite Commentaires, d’abord sous le pseudonyme de Sophie Bouveret, puis sous son propre nom.

Le raisonnement présenté par Bayrou est en fait très simple. Il consiste à comparer le taux de cotisations du secteur privé (environ 29 % tout compris, cotisations salariales + patronales, de la CNAV et des retraites complémentaires ARRCO-AGIRC, avec le taux de cotisation des fonctionnaires, y compris « cotisation fictive » de l’État, soit 74 % pour les fonctionnaires civils et 126 % pour les militaires.

La note du HCP conclut que « les collectivités publiques (organismes sociaux compris) assurent 41 % du financement des régimes de retraite (143 milliards d’euros). Au-delà des cotisations au taux de droit commun qu’elles versent, les collectivités publiques contribuent au système de retraites à hauteur de 119 milliards d’euros, soit 34 % du total. Les cotisations retraite des employeurs et des salariés (publics et privé au taux de droit commun ne couvriraient que 2/3 des prestations versées »[3].

Notre système de retraite ne serait donc plus un système de retraite par répartition, mais serait un système « semi-beveridgien », largement financé par l’impôt !

Au total, le déficit global du système de retraite des fonctionnaires serait déficitaire d’environ 30 milliards d’euros, qui seraient financés par endettement de l’État. Le système de retraite pris globalement ne serait donc pas proche de l’équilibre tel que l’estimait le COR dans son rapport annuel de 2023, mais globalement déficitaire, et ce déficit financé par endettement ne pourrait que croître dans les années à venir, de sorte que nous reporterions la dette de notre système de retraite sur nos enfants. On retrouve là un thème récurrent chez François Bayrou depuis sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, et qui était au cœur de sa déclaration de politique générale.

Quand Bayrou copie Beaufret

Sans d’ailleurs jamais citer les analyses présentées par Jean-Pascal Beaufret dans la revue Commentaires, la note du Haut-Commissariat en reprend la substance.

C’est le deuxième des articles de ce dernier[4] qui traduit le mieux ses orientations. En substance, il existe un taux de cotisation d’équilibre du système de retraite, qu’il appelle « de droit commun » qui correspond au taux actuel du secteur privé, et qui est de 29 %. La fraction des cotisations des régimes de fonctionnaires qui se situe au-dessus de ce taux constitue une surcotisation, qui constitue une subvention de l’État, laquelle est in fine financée par endettement. Finalement, les retraites des fonctionnaires seraient la cause principale de l’endettement de l’État (!).

Et comme les normes comptables de la Sécurité sociale, qu’on retrouve par exemple dans les rapports de la Commission des comptes de la Sécurité sociale ne lui conviennent pas, il les requalifie. Par exemple, la notion de transferts, concernant notamment les dépenses de solidarité et les relations CNAV/fonds de solidarité vieillesse/CNAF/UNEDIC ne lui convenant pas, il les requalifie en subventions, ce qui est absurde !

Et il procède systématiquement par affirmations non fondées, ou au minimum faisant l’objet de débats.

Quelques exemples : 

« la surcotisation [des régimes de fonctionnaires], qui est une subvention »[5]

« En théorie, cette partie des prestations [les prestations de solidarité qui représentent environ 60 milliards d’euros] devrait être financée en totalité par des taxes affectées ».

Cette conception, consistant à une séparation rigide entre assurance et solidarité est extrêmement contestable.

Et correspond au discours patronal, même si elle a justifié la création du Fonds de solidarité vieillesse dans les années 1990. La solidarité est au contraire partie intégrante du système de retraite, comme le montre l’exemple des droits familiaux et conjugaux, et la nécessité de prendre en compte les périodes de chômage dans le calcul de la retraite, conformément à la logique universelle et solidaire de la Sécurité sociale voulue par le programme du CNR et les ordonnances de 1945.

Au passage, Jean-Pascal Beaufret livre le fond de sa pensée, il y a un déficit volontairement caché : « on ne retrouve donc jamais l’incidence globale des retraites dans les déficits sociaux et publics publiés. Il est difficile de penser que de tels artifices de présentation, anciens et légaux, aient été maintenus de manière involontaire ».

Les réels objectifs poursuivis par l’auteur sont clairement explicités à la fin de son article. Il faut baisser globalement les dépenses de retraite (on est alors en plein dans la bataille retraites de 2023).

Il explique pourquoi à son sens le déficit est masqué : « La raison en est certainement qu’il faudrait alors annoncer qu’un report de l’âge de la retraite à 64 ans avec 43 années de cotisations sera loin d’être suffisant et qu’une désindexation graduelle des retraites, avec des effets sur le pouvoir d’achat, sera également indispensable. A défaut des augmentations importantes de cotisations et d’impôts, réductrices du potentiel économique, devront intervenir ».

Selon lui, même s’il est probable que « l’opinion resterait hostile », « une fraction substantielle des Français pourrait, à partir d’explications claires et répétées, admettre qu’une réforme du système est cruciale au plan des comptes publics ».

En conclusion de son article, Beaufret plaide pour un retour à la réforme Delevoye : un régime unique à cotisations définies, avec dans un premier temps la création d’une caisse de retraite des fonctionnaires.

17 mars 2025…

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Ukraine : chacun « sa » paix,on n’est pas sorti de l’auberge?

 

                                                      Ukraine : chacun « sa » paix, on n’est pas sorti de l’auberge?

A la fin de sa campagne aux Etats-Unis, Trump l’avait promis, il mettrait fin en quelques jours à la guerre en Ukraine qui entre dans sa quatrième année. Il ne voulait plus financer. Ca fait toujours plaisir à entendre, mais il n’a jamais eu l’intention de contrarier Netanyahou, plus que jamais engagé à ses côtés dans le génocide du peuple palestinien doublé du projet de s’approprier leurs terres après avoir rasé leurs biens.

Ils viennent de faire 500 morts en 3 jours pour punir (?) les Gazaouis… tant qu’il y en aura ?! Dans l’indifférence de trop nombreux pays, à commencer par la France qui a mis du temps à réagir tout en « réarmant la France et l’Europe « ?

Les Etats-Unis, gouvernés par l’extrême-droite assumée, ont des projets impérialistes faramineux autant qu’irréels qui cherchent à faire oublier la crise profonde, économique et politique du capitalisme, que ses milliardaires brandissent comme un trophée, preuve de bonne santé économique et politique qui leur sert d’argument pour masquer l’explosion des inégalités sociales ?

Avec Israël, ils sont les seuls à mépriser l’ONU et ne tenir aucun compte des votes des autres pays dont ils bloquent les résolutions. Ils veulent rester la première puissance économique et militaire dans un monde multipolaire qui relativise la domination américaine d’autant plus envahissante sur les plans économique et militaire.

De la même manière, ce gouvernement totalitaire a décidé de se rapprocher de Poutine et de se retirer de la guerre d’Ukraine en laissant l’Europe assumer le coût des dépenses militaires, en plus du redressement de leurs finances au plus mal, qui affectent nos 27 pays dans l’U-E mais aussi les autres, dont l’Ukraine. Tout en gardant la haute main sur l’avenir de l’Ukraine et de l’Europe.

Finies les promesses de paix pour demain, comme simple formalité ! Trump et ses conseillers d’extrême-droite se heurtent à leur trahison de « rouler » pour Poutine et de planter l’Ukraine et son leader Zelensky traité comme un vassal -et je suis poli- dans le bureau présidentiel il y a un mois ! Et visiblement pas rancunier en lui envoyant des excuses des et des compliments en veux-tu, en voilà, un mois plus tard.

Il est prêt à manger dans la main qui le nourrit et le frappe car, Trump lui avait dit avec sa finesse de bulldozer, « Tu n’as pas les bonnes cartes dans les mains » Autrement dit, comme dans les maffias : « tu m’obéiras ou tu disparaitras ». Notre Berrurier vient de commander une statue en pied de 13 m ! Il est grand Trump ! Ses ambitions sont à sa hauteur, dominer le monde devenu multinational et garder le bénéfice de la domination de sa monnaie, le dollar.

Dans le réseau social X de Musk qui ne va pas très bien en ce moment, Zelensky a même écrit ces derniers jours :»Nous avons eu avec Trump une conversation positive, très substantielle et franche….Nous pensons qu’avec les Etats-Unis, avec le président Trump et sous le leadership américain, une paix durable peut être atteinte cette année.» N’est-ce pas touchant ça ? Au pas, camarade, au pas ! Il est rentré dans le rang, il comprend vite Zelensky, d’autant qu’il n’a pas le choix.

En Europe -dont il fait partie- mais dont le pays ne devrait pas faire partie de l’UE- Trump et Poutine ont des conditions à faire partager qui ne vont pas de soi, c’est toujours Trump le leader censé parler au nom des Ukrainiens et de l’ardeur des Européens qui nous préparent à « réarmer l’Europe, à devenir des économies de guerre », la Russie étant décrétée par Macron « notre ennemie existentielle ».

Alors qu’elle fut déterminante pour libérer les camps d’extermination et vaincre les nazis que les occidentaux à Munich, fin septembre 1938, laissèrent pénètrer en Tchécoslovaquie ? Depuis le 8 mai 1945, la Russie nous a donné quels signaux de conquêtes ? A part l’Ukraine, territoite de l’ex-Urss.

Il faut être sérieux : elle fait partie depuis 1990 des pays capitalistes qui n’ont jamais cessé de s’entretuer, promettant toujours -ou presque- que ce serait la dernière ! Jaurès a beaucoup écrit sur la question.

Par contre, la France est allée en Russie, après 1917, la révolution d’octobre des communistes russes, soutenir militairement le tsar. Elle n’était pas obligée.

PCF : Une voix française indépendante pour la PAIX

Parler d’un « cessez-le-feu » dans la perspective d’en finir avec la guerre suppose des conditions acceptées par les deux (au moins) belligérants et, de préférence, ratifiés par les peuples. Or, vu les circonstances, il n’est pas encore acquis que l’Ukraine et son président aient leur mot à dire. Ansi que les pays de l’U-E qui sont leurs alliés et les soutiennent pour moins de la moitié du coût de la guerre, le reste par les E.-U. ce qui a fait changer Trump de stratégie pour que l’U-E prenne ses responsabilités.

Le meilleur moyen étant d’arrêter la guerre. Trump y avait pensé mais pas par pacifisme, parce qu’il ne voulait pas payer pour l’Europe, qu’il ferait oublier Gaza et pourrait attirer Poutine…dans sa stratégie géopolitique de tenter de l’éloigner de la Chine, sa grande concurrente très dynamique. Il garderait un « gros » pied-à-terre, une grande puissance capitaliste sur le Vieux Continenr où il n’en manque pas.

Ce que la France et l’Europe sont en train de décider c’est de réarmement de l’Europe, donc de risque de poursuite de la guerre en Ukraine au prétexte de la visée supposée de la Russie -conquérir nos pays- en comptant l’aide de Trump et ne pas accepter la capitulation de l’Europe, ni de revenir aux « accords de Minsk « qui continuent à interpeler les causes de la situation.

Et, comble de cynisme, ils ouvrent avec tambours et trompettes, l’épargne populaire destinée au financement du coût de la guerre, très rentable -nous sommes le second fournisseur au monde- et nous trouvons assez facilement des réserves privées pas forcément patriotiques.

Cette voix française pour la Paix, nullement exclusive, vous la découvrirez dans la PJ, dans le prolongement des bouleversements auxquels nous sommes confrontés sur toute la planète dans un rapport de forces politiques marqué par par une forte avancée des extrêmes-droites mondialisées et de leurs alliances avec les droites classiques au pouvoir de la plupart de nos pays occidentaux dits « libéraux et démocratiques »

Elle vaut d’être connue et matérialisée.

René Fredon

PJ:

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