Actualités • 9 octobre 2026
Le feuilleton footballistique se poursuit à Six-Fours.

Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif
Si le premier recours déposé par le Six-Fours le Brusc FC a forcé la mairie RN à lui octroyer des créneaux sur les terrains de football de la ville, ceux-ci, en grande partie inexploitables, ont poussé le club à déposer un nouveau recours devant le tribunal administratif.
Il est, malgré lui, la principale cible du maire RN Frédéric Boccaletti depuis son arrivée à la mairie de Six-Fours. Le club de foot historique de la ville, le Six-Fours le Brusc FC, fondé en 1958, se trouve dans une situation incongrue. Pensionnaire de Régional 1, le club, qui n’avait « jamais eu le moindre problème sous la précédente mandature », affirme son avocat Me Arnaud Mazille, s’est d’abord vu retirer ses subventions. Une décision appuyée par les sanctions prononcées par la Commission régionale de contrôle des clubs (CRCC) de la Ligue Méditerranée de football, qui avait, en juillet, exclu le club des championnats régionaux, lui octroyant une amende de 350 euros pour mauvaise gestion. Une décision « sévère et parfaitement infondée » selon l’avocat du club, qu’a ensuite infirmée la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football.
La mairie sous astreinte
Mais Frédéric Boccaletti n’en a cure. Entre-temps émerge un nouveau club, l’Olympique de Six-Fours le Brusc, « poussé par la mairie », soutient Me Mazille, à qui est octroyé l’ensemble des créneaux des terrains de football, ainsi qu’une subvention de 60 000 euros. « Pour une association qui a deux mois d’existence, c’est inédit », appuie l’avocat. En parallèle, l’édile demande à la DNCG d’annuler sa décision en faveur de l’honni Six-Fours le Brusc FC, et décide de ne donner aucun créneau au club.
Ce dernier, dont les licenciés sont contraints de s’entraîner sur des parkings et des parcs, a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui lui a donné raison, enjoignant la mairie de donner au club l’accès au stade Antoine-Baptiste et à des créneaux sur les terrains municipaux. « La commune avait jusqu’à dimanche mi-journée pour s’exécuter, évidemment elle ne l’a pas fait. Nous avons fait constater cela par huissier, depuis il y a une astreinte de 300 euros par jour de retard qui court », explique Me Mazille. Qui plus est, sur les « 22 heures et demie de créneaux donnés par la mairie, contre 50 heures auparavant, il n’y a que 12 heures qui sont vraiment exploitables. Le reste c’est en pleine journée, entre midi et deux, des moments où personne ne peut venir s’installer », peste ce dernier. Pour cette raison, le club a déposé un nouveau recours qui doit être étudié dans les prochaines semaines. En attendant, l’équipe fanion a pu compter sur le club de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui lui a prêté son terrain pour la première journée de championnat, tandis que plusieurs équipes jeunes ont dû déclarer forfait pour leurs premières rencontres
Le feuilleton footballistique se poursuit à Six-Fours.
Alors que la mairie a été condamnée par le tribunal administratif de Toulon à rétablir l’accès du Six-Fours – le Brusc FC aux stades de la commune (le 1er septembre), et à lui donner des créneaux d’accès exploitables (le 22 septembre), ces décisions, assorties d’une astreinte de 300 euros par jour de retard, n’ont, selon l’avocat du club Me Arnaud Mazille, toujours pas été appliquées. « La mairie maintient les mêmes propositions de créneaux, sur lesquels à peine 12 heures sont exploitables », affirme-t-il.
Le club appelle au dialogue
Le maire RN Frédéric Boccaletti martèle, dans un communiqué en date du 5 octobre, que les décisions ont été respectées, et que « la justice n’a jamais imposé la restitution des anciens horaires, l’attribution de 45 heures hebdomadaires ou le choix des créneaux ».
Il y a quelques jours, l’édile fustigeait une « ordonnance rendue sans contradictoire » et annonçait qu’il formerait un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.
Le club, qui a perdu des dizaines de licenciés et a dû déclarer forfait pour de nombreux matches à domicile, a appelé la mairie au dialogue.
Frédéric Boccaletti affirme avoir rencontré les dirigeants à son initiative et être prêt à le faire à nouveau si ces derniers présentent les comptes du club, objet, selon lui, des décisions prises à son encontre par la mairie.
« C’est la première fois qu’il propose alors qu’on a demandé à être reçu, et on n’aura aucun problème à produire les comptes », r
répond Me Mazille à ce sujet.
La marseillaise du 09 10 2026


